DXR BORGATTI WARM : des gants hiver qui n’ont pas peur du sale temps
Les gants moto hiver DXR BORGATTI WARM s’adressent clairement aux motards qui roulent même quand la météo dit “reste chez toi”. Entre leur construction en cuir de chèvre très souple, une doublure ouatinée Primaloft+ et une membrane interne annoncée imperméable, ils promettent de garder vos mains au chaud tout en préservant la maîtrise des commandes. Ajoutez à ça une manchette longue typée piste, des protections rigides complètes et quelques détails bien vus comme l’index tactile et la raclette sur le pouce, et on tient un candidat sérieux pour la mi-saison froide et l’hiver. On les a passés à l’épreuve du quotidien : périph, nationale détrempée et petites routes froides. Voici ce qu’ils valent vraiment, loin des fiches produit parfaites. Bref, test sans filtre des DXR BORGATTI WARM.
Design & Finitions : look costaud, détails futés
Visuellement, les DXR BORGATTI WARM assument un style plutôt sport-touring bien affirmé. La manchette longue, les sliders et les coques de protection “coup de poing” donnent tout de suite le ton : on est plus proche du gant de piste hivernisé que du petit gant urbain discret. Le cuir de chèvre majoritaire (70% de la structure externe) offre un grain fin, assez homogène, avec un rendu sérieux dès la première prise en main. Le mix cuir / polyester permet d’alléger un peu l’ensemble, sans trop casser la sensation premium. Les coutures sont globalement propres, régulières, même si on trouve par endroits de légers surépaisseurs internes, rien de dramatique mais on les sent au début. Niveau style, c’est sobre mais technique : ça inspire confiance. On voit que DXR a pensé “protection et usage hivernal”, avant de penser défilé de mode.
Côté finitions, il y a pas mal de petites attentions qui font plaisir. Les grandes zones de grip sur la paume améliorent le ressenti sur les poignées, surtout sous la pluie ou avec des poignées chauffantes. Les soufflets d’aisance sur les doigts permettent au cuir de mieux travailler, surtout quand la doublure épaisse pourrait sinon gêner les mouvements. La raclette sur le pouce est bien intégrée, ni trop massive ni gadget, et devient vite un réflexe quand la visière se couvre de gouttes. La manchette longue, renforcée par un slider, couvre bien le poignet et vient se placer sans difficulté par-dessus un blouson hiver. Les pads rigides sur les articulations apportent un look un peu agressif mais logiquement cohérent avec la vocation protectrice du modèle. On n’est pas sur un gant couture, mais sur un outil sérieux : franchement, ça colle bien à l’usage visé.
Confort & Maniabilité : épais mais encore précis
Pour un gant moto hiver aussi chargé en isolation et en protections, le BORGATTI WARM s’en sort plutôt bien en termes de confort. Le cuir de chèvre joue un rôle clé : très souple dès la sortie de boîte, il limite la sensation de raideur qu’on retrouve souvent sur ce type de produits. Les premiers kilomètres, on sent quand même le volume de la doublure ouatinée Primaloft+, surtout autour des articulations des doigts et au niveau de la paume. Mais après quelques sorties, le gant se “casse” et s’adapte à la main. Le gant taille assez juste : inutile de sous-tailler, surtout si vous comptez rouler longtemps par basses températures. Une demi-taille de marge mentale pour laisser la circulation sanguine se faire est une bonne idée. On retrouve une position naturelle de la main sur le guidon, sans forcer.
Côté maniabilité, évidemment, on n’est pas sur la finesse d’un gant été racing, mais pour un hiver long et renforcé, la précision des commandes reste très correcte. Les commodos se trouvent sans tâtonner exagérément, les leviers se dosent convenablement, et le grip sur la paume rassure quand la route est froide et grasse. L’index tactile fonctionne correctement sur la plupart des écrans (GPS, smartphone dans une housse), même si la précision n’est pas chirurgicale : suffisant pour répondre à un appel ou lancer un itinéraire à l’arrêt. En circulation urbaine, les manœuvres à basse vitesse se font sans impression de gant “moufles”. Oui, c’est volumineux, mais pas handicapant. Quand on se rappelle qu’il est blindé de protections et d’isolant, le compromis est plutôt bien trouvé. Bref, il fait le job, sans tricher.
8.2 / 10
Protection & Sécurité : blindé comme il faut
Les DXR BORGATTI WARM cochent clairement la case sécurité. Certifiés CE EN 13594 en niveau 1KP, ils intègrent une vraie coque rigide sur le dessus de la main, façon “coup de poing”, bien intégrée dans la structure. Les articulations des doigts sont elles aussi renforcées par des pads rigides, ce qui donne un sentiment de gant prêt à encaisser. Sur la paume, on retrouve à la fois un slider dédié et des renforts supplémentaires, utiles en cas de glissade ou de réception non maîtrisée sur la main. La présence d’un slider sur la manchette est assez rare dans cette gamme : c’est un vrai plus pour ceux qui roulent vite, en mode piste froide ou route engagée. Le cuir de chèvre, réputé pour sa résistance à l’abrasion, complète ce dispositif avec sérieux. On sent que DXR a privilégié un niveau de protection conséquent, sans faire dans le minimum légal.
En usage réel, cette surcouche protectrice se fait sentir : on a cette impression rassurante d’avoir la main encadrée, tenue, presque “en armure”. Les zones exposées en cas de chute semblent bien couvertes, sans angles morts évidents. Le poignet bénéficie en plus de la manchette longue, qui joue le rôle de bouclier entre la main et le bas du blouson. Les serrages – à la fois élastique et patte auto-agrippante – maintiennent le gant bien en place, ce qui est primordial pour éviter qu’il ne s’arrache en cas de chute. On pourrait chipoter sur l’absence explicite de renfort scaphoïde dédié très marqué visuellement, mais la combinaison cuir épais + renforts + slider paume limite déjà bien les risques. Pour du quotidien énervé comme pour de la balade musclée, on est dans le haut du panier à ce tarif.
8.8 / 10
Ventilation & Respirabilité : l’hiver d’abord, l’air ensuite
Soyons honnêtes : un gant moto hiver chaud comme le DXR BORGATTI WARM n’est pas conçu pour ventiler. Et heureusement. Son objectif premier, c’est de bloquer l’air froid et de conserver la chaleur produite par vos mains. Résultat : la ventilation est volontairement limitée. Le cuir de chèvre relativement épais, la doublure ouatinée Primaloft+ et la membrane interne en polyuréthane créent un ensemble assez hermétique. En dessous de 8–10°C, c’est tout bénéfice : pas de courants d’air parasites, pas de sensation de froid qui s’infiltre par les coutures. En intersaison fraîche et en hiver humiliant, ce côté “cocon” fait clairement la différence, surtout sur voie rapide où la moindre prise au vent devient vite pénible.
En revanche, dès que la température remonte franchement au-dessus de 12–15°C, on commence à avoir chaud, surtout en ville ou en conduite dynamique. Les mains peuvent devenir moites sur les longs trajets urbains, et la respirabilité de la membrane polyuréthane montre ses limites face à un Gore-Tex haut de gamme, par exemple. Mais ce n’est ni choquant ni surprenant à ce niveau de prix : le gant reste fidèle à sa vocation hivernale. Pour qui roule principalement de novembre à mars, le compromis est acceptable. Il faut juste l’assumer : ce n’est pas un gant quatre saisons. Pour ça, il faudra chercher ailleurs. Ici, c’est clairement : isolation d’abord, ventilation ensuite. Et pour un gant hiver, c’est presque une bonne nouvelle.
6.5 / 10
Étanchéité & Isolation : allié des matins glacials
Côté isolation, les DXR BORGATTI WARM portent bien leur nom. La doublure thermique ouatinée Primaloft+ enveloppe la main d’une épaisseur généreuse, sans tomber dans la grosse moufle informe. Sur des trajets de 30 à 45 minutes entre 0 et 5°C, les mains restent globalement fonctionnelles, surtout si vous avez des poignées chauffantes pour donner un petit coup de pouce. On sent que le gant a été pensé pour le froid franc, pas juste pour les fraîches matinées d’automne. Les doigts restent les premiers à souffrir comme toujours, mais le Primaloft retarde clairement l’arrivée de cette douleur sourde que tous les rouleurs d’hiver connaissent trop bien. Pour de l’usage autoroutier sous 0°C prolongé, aucun gant sans chauffage intégré ne fera de miracle, mais pour de la route nationale, du périph ou de la départementale froide, le BORGATTI WARM tient la route.
L’étanchéité est confiée à une membrane interne en polyuréthane. Ce n’est pas du Gore-Tex, mais en pratique, sous des averses classiques ou une bonne pluie soutenue sur 45–60 minutes, le gant reste sec à l’intérieur. L’eau perle un peu sur le cuir, puis finit par le foncer, mais ne traverse pas immédiatement. Au-delà, sur très longue averse continue, on peut sentir une légère humidité se développer, surtout si la manchette n’est pas parfaitement positionnée au-dessus (ou en dessous) du blouson. La raclette sur le pouce, elle, devient vite indispensable pour garder la visière exploitable. La membrane limite cependant un peu la respirabilité globale, ce qui n’aide pas quand on roule entre deux averses par temps plus doux. En résumé : très bon allié pour les pluies d’hiver, largement suffisant pour la majorité des trajets quotidiens. Bref, il protège du froid et de la flotte, sans faire semblant.
8.4 / 10
Qualité de fabrication & Durabilité : du solide bien pensé
Sur le papier, la combinaison de cuir de chèvre (70%) et de polyester laisse présager un bon compromis entre souplesse, résistance et poids. En mains, les DXR BORGATTI WARM confirment cette impression : le cuir est assez dense, pas trop fin, avec une sensation de robustesse sans être carton. Les zones les plus exposées – paume, extérieur de la main, dessus des articulations – sont bien renforcées et les renforts ne semblent pas prêts à se découdre au premier frottement contre un mur de garage. Les coutures extérieures sont régulières, et même si certaines jonctions internes se sentent au porter les premières fois, elles ne traduisent pas un manque de soin particulier. Le slider paume et celui de manchette paraissent capables d’encaisser quelques glissades avant d’arriver au cuir. À ce tarif, c’est plutôt rassurant.
Dans le temps, ce type de gant hiver dépend beaucoup de l’entretien : un cuir mal nourri craquellera toujours plus vite. Ici, le cuir de chèvre devrait bien vieillir si on le traite occasionnellement avec un produit adapté, surtout après des roulages répétés sous la pluie. La membrane polyuréthane, elle, peut perdre un peu de performance avec les années, comme toutes les membranes, mais on reste sur quelque chose de correct tant qu’on ne le maltraite pas au sèche-linge ou sur un radiateur brûlant. Les velcros de serrage sont larges et fermes, signe qu’ils devraient durer un bon moment avant de fatiguer. On peut chipoter sur quelques détails esthétiques après plusieurs mois d’usage intensif (marques, petits plis sur le cuir), mais rien qui n’affecte la sécurité. Pour un gant hiver technique dans cette gamme de prix, la durabilité annoncée est franchement honnête. Il donne l’impression d’être prêt à affronter plusieurs hivers sans drama.
8 / 10
Rapport qualité/prix : très bien placé pour un hiver renforcé
Quand on regarde la fiche technique des DXR BORGATTI WARM – cuir de chèvre, doublure Primaloft+, membrane étanche, protections rigides complètes, index tactile, raclette, manchette longue, certification CE 1KP – on pourrait s’attendre à un tarif beaucoup plus haut. DXR continue ici sa stratégie habituelle : proposer des équipements très correctement équipés à des prix plus sages que la concurrence premium. On n’est pas sur le niveau de finition d’un gant Gore-Tex haut de gamme à plus du double du prix, mais on n’est clairement pas en entrée de gamme fauchée non plus. Le ratio “ce qu’on paie / ce qu’on a réellement sur les mains” est franchement favorable au motard, surtout si vous roulez beaucoup l’hiver et que chaque euro doit être rentabilisé sur des milliers de kilomètres.
Bien sûr, il faut accepter quelques compromis : membrane polyuréthane plutôt qu’une marque premium, ventilation quasi inexistante dès que la température grimpe, volume un peu important pour les puristes du ressenti ultra-fin. Mais replacé dans sa catégorie de gants moto hiver cuir avec protections sérieuses, le BORGATTI WARM se défend très bien. Il offre une vraie protection, une isolation convaincante et un niveau d’équipement pratique (tactile, raclette, serrages multiples) rarement réuni à ce prix. Si vous cherchez un unique gant sérieux pour traverser l’hiver sans exploser votre budget, c’est une option très cohérente. Bref, un bon plan pour ceux qui préfèrent rouler que dépenser pour le logo le plus hype.
8.6 / 10
Verdict : un vrai gant d’hiver pour rouler, pas pour faire semblant
Au final, les DXR BORGATTI WARM remplissent très bien leur contrat : celui d’un gant moto hiver sérieux, protecteur et exploitable au quotidien. Il isole vraiment du froid grâce à sa doublure Primaloft+, protège efficacement avec ses coques rigides, ses sliders et son cuir de chèvre, et gère la pluie de manière satisfaisante via sa membrane en polyuréthane. On apprécie aussi la manchette longue typée piste, qui sécurise le poignet et évite les infiltrations d’air, ainsi que les petits détails du quotidien : raclette sur le pouce, index tactile, gros velcros qui se manipulent facilement même avec des mains engourdies. On peut lui reprocher un volume certain, une ventilation quasi inexistante dès que les températures remontent, et une respirabilité moins bluffante qu’un Gore-Tex haut de gamme.
Mais replacé dans son contexte – un gant moto hiver cuir bien équipé et certifié CE 1KP à un tarif contenu – le BORGATTI WARM coche beaucoup de cases pour les rouleurs réguliers. Idéal pour le commuting hivernal, les road-trips hors saison ou même quelques sessions piste par temps froid, il se positionne comme un compagnon solide pour ceux qui refusent de ranger la moto au garage dès que l’hiver pointe son nez. Si vous cherchez un gant unique pour affronter l’hiver avec un bon niveau de protection sans vous ruiner, il mérite franchement une place en haut de votre shortlist. Bref, un gant honnête, efficace, qui fait le boulot sans en rajouter. Et parfois, c’est exactement ce qu’on demande.
8.4 / 10
Avis motards : ce qu’en pensent ceux qui roulent vraiment avec
Sans reprendre mot pour mot les fiches marketing, les retours des utilisateurs vont globalement dans la même direction : les DXR BORGATTI WARM sont jugés très corrects en chaleur, surtout pour le prix. Beaucoup de motards qui roulent tôt le matin ou tard le soir saluent la doublure confortable et la sensation de sécurité offerte par les coques et renforts. Plusieurs apprécient aussi la manchette longue, qui se cale bien avec la majorité des blousons hiver, et la raclette sur le pouce, souvent décrite comme “détail bête mais indispensable” une fois qu’on y a goûté. L’index tactile est pareillement vu comme pratique, même s’il demande parfois un appui un peu plus franc sur certains écrans. Certains commentent aussi la souplesse du cuir de chèvre, jugée agréable après quelques sorties de rodage.
Les critiques se concentrent surtout sur deux points récurrents : le volume du gant, jugé un peu imposant par ceux qui viennent de gants mi-saison plus fins, et la respirabilité. Quelques utilisateurs mentionnent des mains un peu moites par temps plus doux ou en ville, ce qui confirme que le BORGATTI WARM est avant tout un vrai gant d’hiver, pas un polyvalent quatre saisons. Quelques remarques isolées notent qu’il ne faut pas sous-tailler, sous peine de comprimer les doigts et de perdre en chaleur. Globalement, le sentiment dominant est celui d’un gant sérieux, très correct pour son tarif, qui inspire confiance et fait le job pour affronter la mauvaise saison. Pas parfait, mais franchement rassurant. Bref, un compagnon d’hiver apprécié par ceux qui roulent quand les autres sortent la voiture.











