Gants Rev’it SPEEDART AIR : le gant d’été qui aime vraiment la chaleur
Les gants Rev’it SPEEDART AIR, ce sont des gants moto été à manchette courte pensés pour ceux qui roulent dès que le thermomètre s’affole. Rev’it mise ici sur un combo peau de chèvre, microfibre et filet 3D ultra ventilé pour offrir un ressenti précis au guidon sans transformer vos mains en sauna. Coque rigide sur les phalanges, mousses à mémoire sur la paume et les doigts, serrage poignet efficace : on est sur un gant typé roadster / sport, mais assez polyvalent pour la ville et les balades du week‑end. On les a considérés comme un candidat sérieux aux meilleurs gants moto été légers, mais voyons ce qu’ils valent vraiment sur route.
Design & Finitions : look sport, ADN été assumé
Visuellement, les Rev’it SPEEDART AIR jouent clairement la carte du gant sportif d’été : manchette courte, lignes tendues, zones de textile ajouré très visibles. Selon la couleur choisie, on peut obtenir un look discret ou plus agressif, mais dans tous les cas, on voit tout de suite qu’on n’est pas sur un gant touring épais. La construction mélange peau de chèvre teintée dans la masse, microfibre et large maille 3D, ce qui donne un rendu moderne, plutôt qualitatif pour le segment. Les coutures sont propres, bien placées, sans surépaisseur gênante. Bref, on a un gant qui ne fait pas “cheap” en main.
Les finitions suivent la réputation de Rev’it : ajustements nets, panneaux bien alignés et zones extensibles Automan judicieusement placées entre les doigts pour préserver la mobilité. La manchette courte se fait très discrète sous ou au-dessus du blouson, avec une patte de serrage simple mais efficace. La coque TPU sur les phalanges apporte une touche racing, sans tomber dans le tuning visuel. Les mousses à mémoire restent plutôt discrètes, on ne les remarque qu’en regardant de près. On sent que le cahier des charges visait un gant léger, sportif mais utilisable au quotidien, et sur ce point, c’est réussi.
Confort & Maniabilité : minimaliste, mais super lisible au guidon
En main, les SPEEDART AIR donnent tout de suite cette sensation de gant été très léger. La peau de chèvre reste souple, même neuve, et les soufflets d’aisance au niveau du pouce et des doigts aident clairement à la flexion. On n’a pas cet effet “carton” qu’on peut encore ressentir sur certains gants plus épais. La coupe est plutôt ajustée, typée sport : ceux qui sont entre deux tailles auront intérêt à essayer avant si possible. Une fois en place, la paume fine offre un ressenti précis des commandes, parfait sur un roadster ou une sportive. On retrouve rapidement ses repères, même en circulation urbaine.
Côté maniabilité, c’est du tout bon : embrayage, frein, commodos… tout se fait naturellement. La faible épaisseur globale permet de garder une excellente dextérité, même pour manipuler une fermeture ou une poche. On sent que Rev’it a cherché à conserver un maximum de contact direct avec les poignées. En contrepartie, il ne faut pas leur demander d’amortir les vibrations comme un gant touring hivernal. La patte de réglage au poignet maintient correctement sans cisailler, mais les gros poignets devront la serrer au minimum. Bref, un gant conçu pour bouger vite, souvent, et laisser les mains libres de leurs mouvements.
8.5 / 10
Protection & Sécurité : correct pour un été sportif, sans surenchère
Pour un gant moto été, le Rev’it SPEEDART AIR propose un niveau de protection cohérent avec son programme. La coque phalanges en TPU protège efficacement le dessus de la main en cas de choc direct, tout en restant bien intégrée au design. Sur la paume, on retrouve des mousses à mémoire qui viennent compléter la structure en cuir de chèvre, histoire d’offrir un minimum d’absorption en cas de glissade. Ces mousses sont aussi présentes sur les doigts et sous la protection du poing, ce qui améliore un peu l’amorti général sans trop alourdir le gant.
Évidemment, on reste sur un gant été aéré, donc moins couvrant et moins “blindé” qu’un gros gant racing ou touring certifié haut niveau. La manchette courte protège peu le poignet et l’avant-bras : c’est le compromis classique de ce type de produit. Les renforts paume sont bienvenus mais pourraient être un peu plus marqués pour les gros rouleurs ou les pistards occasionnels. Pour un usage urbain, périurbain et balade dynamique par temps chaud, c’est franchement suffisant. Pour l’arsouille régulière ou la piste, on conseillera tout de même un modèle plus radical. Mais dans sa catégorie, il coche les cases essentielles sans tricher.
7.5 / 10
Ventilation & Respirabilité : quand l’air fait partie de l’équipement
C’est clairement LE point fort des Rev’it SPEEDART AIR. Le filet 3D air entièrement ventilé laisse passer un gros flux d’air sur le dessus de la main dès qu’on roule, même à vitesse modérée. En ville, on sent déjà la différence par rapport à un gant textile classique ; sur route ou voie rapide, la ventilation est vraiment impressionnante. Les inter-dedans en tissu extensible Automan participent aussi à la respirabilité globale, en évitant les zones mortes où la chaleur pourrait s’accumuler. Résultat : les mains restent nettement plus sèches, même dans les embouteillages d’été.
Sur une sortie pendant les fortes chaleurs, on profite pleinement de cette construction très ouverte. Les paumes, un peu plus fermées pour garder de la résistance, chauffent forcément un peu plus, mais restent supportables. Ce n’est pas un gant miracle anti-transpi, mais il fait partie de ceux qui rendent la canicule beaucoup plus vivable à moto. En contrepartie, sous les 18–20 °C, certains commenceront déjà à trouver ça frais, voire froid à vitesse soutenue. Il faut l’assumer : ce sont de vrais gants été, pas des mi-saison déguisés. Bref, si vous cherchez du flux d’air, là, vous êtes servi.
9.5 / 10
Étanchéité & Isolation : ce n’est pas son job, et il ne le prétend pas
Même si la peau de chèvre est annoncée comme imperméabilisée, les SPEEDART AIR ne sont clairement pas des gants pluie. La structure très ventilée en filet 3D laisse évidemment entrer l’eau au moindre gros nuage. On peut encaisser une petite ondée ou un crachin court sans être complètement détrempé, mais dès que la pluie s’installe un peu, il faudra accepter d’avoir les mains mouillées. Ce traitement de la peau aide davantage à la durabilité et à la résistance à l’humidité qu’à une vraie étanchéité fonctionnelle en roulage.
Côté isolation, même constat : on est sur un gant strictement été. Pas de doublure thermique, pas de membrane coupe-vent, rien de ce genre. En dessous de 15 °C, surtout sur voie rapide, le flux d’air qui fait merveille en plein été devient rapidement un handicap. Ce n’est pas un défaut, c’est juste le prix à payer pour une vraie ventilation. Si vous cherchez un gant pour rouler toute l’année, ce n’est pas le bon candidat. Si vous avez déjà un bon gant mi-saison ou hiver, les SPEEDART AIR compléteront parfaitement votre équipement pour la belle saison. Bref, pas polyvalent météo, mais honnête sur sa mission.
5 / 10
Qualité de fabrication & Durabilité : sérieux, surtout pour un été très aéré
Rev’it maîtrise généralement bien son sujet en termes de qualité, et les SPEEDART AIR ne font pas exception. La peau de chèvre teintée dans la masse, légèrement imperméabilisée, promet une bonne tenue dans le temps en évitant que le cuir ne durcisse ou se craquelle trop vite. Les zones en filet 3D sont suffisamment épaisses pour ne pas donner l’impression de se déchirer au premier frottement, même si, forcément, ce n’est pas aussi costaud qu’un cuir plein grain partout. Les coutures apparaissent régulières, sans fils qui dépassent, et bien placées hors des zones de frottement direct contre le guidon.
Sur le long terme, ce type de gant très ventilé demande un minimum de soin : laisser sécher à l’air libre après une grosse transpiration, éviter le plein soleil prolongé quand il ne sert pas, et éventuellement nourrir légèrement les zones cuir. Utilisés dans leur cadre normal (été, route, ville, balade), ils devraient tenir plusieurs saisons sans broncher. L’important sera surtout de surveiller l’usure de la paume, zone qui encaisse les frottements répétés. Pour un gant de cette catégorie et de ce poids, la sensation générale reste sérieuse et rassurante. Pas une armure, mais pas un jetable non plus.
8 / 10
Rapport qualité/prix : un bon deal pour rouler vraiment léger en été
Positionnés dans la moyenne haute des gants moto été, les Rev’it SPEEDART AIR offrent un package plutôt cohérent : cuir de chèvre, ventilation extrême, protections bien placées et compatibilité écran tactile. On paie un peu la réputation et la finition Rev’it, c’est vrai, mais on récupère derrière un produit abouti, agréable au quotidien. Si votre priorité, c’est la ventilation maximale avec un bon feeling au guidon, l’investissement se défend très bien. On sent que le tarif n’est pas gonflé artificiellement par des gadgets inutiles, mais aligné sur le niveau de prestation global.
Évidemment, on trouvera moins cher en entrée de gamme, mais souvent avec des matériaux plus basiques, une coupe moins précise et une ventilation moins travaillée. À l’inverse, pour nettement plus cher, on entre dans le domaine des gants racing très techniques, moins confortables en ville ou en balade tranquille. Les SPEEDART AIR se calent dans ce juste milieu : suffisamment accessibles pour un motard qui roule régulièrement, assez qualitatifs pour durer plusieurs saisons. Bref, pour qui cherche un vrai gant été sérieux et confortable sans se ruiner, le rapport qualité/prix est franchement convaincant.
8.5 / 10
Verdict : des vrais gants été pour ceux qui roulent quand les autres se plaignent de la chaleur
Au final, les Rev’it SPEEDART AIR sont exactement ce qu’ils prétendent être : des gants moto été courts, très ventilés, orientés ressenti au guidon, avec une protection correcte pour leur catégorie. Leur gros point fort, c’est ce combo flux d’air massif + confort de manipulation, qui les rend vraiment agréables en usage quotidien urbain et en balades dynamiques par forte chaleur. Ils ne cherchent pas à être polyvalents à tout prix : pas de vraie étanchéité, pas d’isolation. Et c’est peut‑être justement ce qui les rend cohérents et réussis.
On les recommandera aux motards qui roulent surtout du printemps à la fin de l’été, en ville, sur route ou en mode roadster/sport, et qui veulent sentir la moto plutôt que s’enfermer dans des gants trop épais. Si vous cherchez un gant unique pour toute l’année, passez votre chemin. Mais si vous voulez compléter votre équipement avec un vrai gant d’été léger, respirant, bien fini et honnête sur ce qu’il sait faire, les SPEEDART AIR méritent clairement leur place dans la shortlist. Bref, il fait le job, sans tricher.
8.3 / 10
Avis motards : ce qu’en pensent vraiment les utilisateurs
Globalement, les retours des utilisateurs vont tous dans le même sens : côté chaleur, les SPEEDART AIR changent clairement la vie. Beaucoup soulignent le confort immédiat, sans vraie phase de rodage, et la bonne ergonomie des doigts grâce aux soufflets d’aisance. La compatibilité écran tactile sur l’index et le pouce est souvent citée comme un petit plus bienvenu au quotidien, même si ce n’est pas parfait sur tous les smartphones. Certains apprécient aussi la coupe sportive mais pas trop extrême, qui passe bien sur différents types de motos, du roadster à la machine plus polyvalente.
Les critiques se concentrent surtout sur… ce qu’ils sont censés être : des gants très été. Plusieurs motards notent qu’en dessous d’une certaine température, le flux d’air devient vite désagréable, surtout sur voie rapide. D’autres auraient aimé une protection paume encore plus renforcée, histoire de les rendre plus rassurants pour les trajets soutenus ou l’arsouille du week‑end. Mais dans l’ensemble, le ressenti est positif : bon confort, bonne finition, ventilation au top et rapport qualité/prix jugé correct. Pour beaucoup, ce sont devenus leurs gants de référence dès que le soleil tape un peu trop fort.





