Alpinestars Crestone Gore-Tex Insulated : le gant qui n’a pas peur de l’hiver
Avec les Alpinestars CRESTONE GORE-TEX INSULATED, la marque italienne vise le motard qui roule par tous les temps, du trajet boulot sous la pluie au road-trip hivernal. On est sur un gant moto hiver Gore-Tex long, orienté touring, avec isolation chaude, membrane étanche et plein de petits détails pensés pour la vraie vie : doigts pré‑courbés, technologie GORE GRIP pour garder de la précision sur les commandes, empiècement tactile et paume cuir renforcée. Ce n’est pas un gant racing, mais un compagnon du quotidien quand le ciel est bien décidé à te tester. Et franchement, il se défend plutôt bien.
Design & Finitions : du touring sérieux, sans chichi inutile
Visuellement, les gants Alpinestars Crestone Gore-Tex Insulated jouent la carte du sérieux. Profil long, manchette couvrante, dessus textile technique avec panneaux flexibles, le tout dans un style sobre orienté usage plutôt que parade sur la terrasse du café. Les doigts pré‑courbés et la conception « doigts pincés » donnent une silhouette assez dynamique, sans tomber dans l’esthétique racing. On voit tout de suite que ce sont des gants pensés pour encaisser la flotte et le froid, plus que pour matcher avec un blouson en cuir vintage. Bref, look fonctionnel, moderne, et assez passe‑partout.
Côté finitions, Alpinestars reste fidèle à sa réputation. Les coutures sont propres, bien protégées, avec moins de points de rupture grâce à la conception spécifique des doigts. La paume et les parois latérales en cuir apportent une touche plus premium, tout en renforçant les zones critiques. Les détails pratiques comme la boucle de traction, la fermeture avec inserts silicone et l’empiècement tactile sur pouce/index sont bien intégrés, sans effet « usine à gaz ». Rien ne dépasse, rien ne pendouille, mais on n’est pas non plus sur un produit de vitrine : c’est du fonctionnel, pensé pour rouler. Et c’est exactement ce qu’on lui demande.
Confort & Maniabilité : chaud, technique… et encore précis
Sur le plan du confort, les Crestone montrent vite qu’ils ont été pensés pour rouler longtemps. Les doigts pré‑courbés limitent la fatigue sur les longues portions d’autoroute, et la conception en « pouce en boîte » évite cette sensation de tension ou de pli bizarre quand on serre le guidon. L’isolation PrimaLoft Silver Active 80 g enveloppe bien la main sans donner l’impression de piloter avec des moufles de ski. On sent clairement que le volume a été contenu pour garder une bonne maniabilité. Une fois ajustés, ils tiennent bien en place, sans point de pression particulier. Ça paraît bête, mais on les oublie assez vite, et c’est souvent bon signe.
L’autre gros point fort, c’est la technologie GORE GRIP. En gros, la membrane est solidarisée avec les couches internes, ce qui limite l’effet de flottement souvent ressenti sur les gants Gore-Tex classiques. Résultat : les commandes restent lisibles, les leviers sont faciles à doser, même avec des poignées chauffantes en route. On ne retrouve pas la finesse d’un gant mi‑saison, évidemment, mais pour un gant hiver étanche et isolé, la sensation est plutôt bluffante. On manipule les commodos sans regarder toutes les deux secondes. Bref, il fait le job, sans tricher, et sans transformer ta main en brique figée.
8.8 / 10
Protection & Sécurité : sérieux sans tomber dans l’armure
Les Alpinestars Crestone Gore-Tex Insulated ne jouent pas à moitié sur la sécurité. La paume et les parois latérales sont en cuir, un vrai plus en cas de glissade, là où beaucoup de gants purement textiles montrent vite leurs limites. L’articulation SP, recouverte de textile, protège les phalanges des impacts tout en restant discrète visuellement. À l’intérieur, un rembourrage spécifique est placé sur la zone de réception de la paume, là où la main tape en premier si ça se termine mal. C’est le genre de détail qu’on espère ne jamais tester, mais qu’on est content d’avoir.
Les doigts et le pouce profitent également de rembourrages stratégiquement disposés, pour offrir une couverture supplémentaire sur ces zones souvent exposées. On reste sur une approche touring/route, pas sur un gant racing à coques rigides partout, mais la protection globale inspire confiance pour un usage quotidien, urbain et péri‑urbain comme pour de longs trajets. Les renforts sont là où il faut, sans alourdir le gant ni le rendre rigide. Tant qu’on roule dans le cadre d’un usage routier normal, on a clairement le sentiment d’être correctement protégé. Pour un gant hiver Gore‑Tex, c’est dans le haut du panier.
8.7 / 10
Ventilation & Respirabilité : chaud, mais pas étouffant
On ne va pas se mentir : un gant moto hiver Gore-Tex isolé ne sera jamais un champion de la ventilation. Mais les Crestone s’en sortent correctement grâce à la respirabilité naturelle de la membrane GORE-TEX et à la conception textile du dessus de main. En pratique, tant qu’on reste sur des températures fraîches à froides, l’équilibre est bon : on garde la chaleur, sans baigner dans l’humidité. Le PrimaLoft gère plutôt bien la transpiration, ce qui évite l’effet « main moite » après une heure de bouchons sous une pluie fine.
Évidemment, si tu les portes dès que le thermomètre remonte franchement, tu vas vite avoir chaud. Ce ne sont pas des gants mi‑saison ventilés, et ils ne prétendent pas l’être. L’intérêt ici, c’est surtout la capacité à rester supportables sur des trajets un peu plus doux, sans avoir l’impression d’étouffer dès que la météo devient clémente. Disons que sur la plage 0–12 °C, ils sont dans leur élément. Au‑delà, on sent que ce n’est plus vraiment leur terrain de jeu, mais ils restent gérables sur de courts trajets. Bref, hiver et intersaison froide : oui. Été : clairement non.
7.8 / 10
Étanchéité & Isolation : ta ligne de défense contre la flotte et le froid
C’est clairement sur ce chapitre que les Crestone veulent marquer des points. La membrane GORE-TEX est là pour assurer une étanchéité durable tout en laissant la transpiration s’échapper. En conditions réelles, ça se traduit par des trajets sous la pluie où l’eau finit sur la visière, pas dans les gants. La manchette longue permet de bien recouvrir ou se glisser sous la manche du blouson, selon ta préférence, et limite les infiltrations au niveau du poignet. Sur les roulages humides, on sent qu’on est sur un vrai produit pensé pour le mauvais temps, pas sur un simple textile « water resistant » marketing.
Côté isolation, les 80 g de PrimaLoft Silver Active font le boulot pour la grande majorité des trajets hivernaux. On tient sans problème les matinées froides, les trajets boulot par 2–3 °C, voire un peu en dessous avec des poignées chauffantes. La chaleur est bien répartie, sans gros ponts thermiques ressentis. Évidemment, si tu passes des heures à 130 km/h par -5 °C, aucun gant ne fera de miracle tout seul, mais pour un usage réaliste, le ratio chaleur/volume est franchement bon. Bref, il protège du froid et de la flotte comme promis, sans se transformer en gants de ski ingérables.
9 / 10
Qualité de fabrication & Durabilité : pensé pour encaisser les saisons
Alpinestars a l’habitude de produire des équipements qui durent, et les Crestone Gore-Tex Insulated ne semblent pas faire exception. La combinaison textile technique sur le dessus et cuir sur la paume est un classique éprouvé pour un gant hiver touring. Les zones les plus exposées à l’abrasion sont renforcées, tandis que le textile apporte flexibilité et gain de poids. Les coutures sont bien protégées et limitent les risques d’usure prématurée. La conception avec doigts pincés, qui réduit le nombre de coutures, va dans le même sens : moins de points faibles, donc potentiellement plus de longévité.
Sur le long terme, c’est souvent l’étanchéité et la tenue de la membrane qui racontent l’histoire. Avec du GORE-TEX, on est généralement sur quelque chose de fiable, à condition d’entretenir un minimum le gant et d’éviter les lavages trop agressifs. Les matériaux utilisés et la qualité perçue laissent penser que les Crestone peuvent sans problème enchaîner plusieurs hivers et beaucoup de kilomètres quotidiens. On n’est pas sur un gant jetable d’entrée de gamme, mais sur un investissement fait pour rouler longtemps. Bref, à moins de les martyriser, ils devraient te suivre un bon moment.
8.9 / 10
Rapport qualité/prix : du haut de gamme assumé, mais cohérent
Les Alpinestars Crestone Gore-Tex Insulated se placent clairement sur un segment premium : membrane GORE-TEX, isolation PrimaLoft, paume cuir, technologie GORE GRIP, finitions soignées… Tout cela a un prix, et ils ne jouent pas dans la cour des gants hiver à petit budget. Mais si l’on met ce tarif en face de la fiche technique et de la polyvalence réelle, le deal reste intéressant pour ceux qui roulent beaucoup. Ce ne sont pas des gants « pour deux sorties dans l’hiver », mais des compagnons de route pour les gros rouleurs, urbains comme voyageurs.
Là où le rapport qualité/prix devient vraiment intéressant, c’est quand on considère ce qu’ils évitent : mains trempées, doigts gelés, sensation de piloter avec des gants de ski mous, manque de grip sur les commandes… Ici, on a un gant chaud, vraiment étanche, techniquement abouti et crédible en termes de protection. Oui, l’investissement pique un peu, mais il est cohérent avec la promesse et la qualité perçue. Si tu roules toute l’année, tu rentabiliseras vite la différence par rapport à un modèle plus basique. Bref, ce n’est pas donné, mais ce n’est clairement pas du vol non plus.
8.5 / 10
Verdict : un vrai gant d’hiver pour ceux qui ne rangent jamais la moto
Au final, les gants Alpinestars Crestone Gore-Tex Insulated cochent quasiment toutes les cases du gant moto hiver haut de gamme. Confort maîtrisé, bonne maniabilité grâce à la technologie GORE GRIP, isolation PrimaLoft efficace, étanchéité GORE-TEX crédible et protections bien pensées : on est sur un produit cohérent, abouti, taillé pour les trajets quotidiens comme pour les longues étapes sous la pluie. Ils ne cherchent pas à en mettre plein la vue, ils cherchent surtout à te laisser rouler quand la météo fait tout pour t’en dissuader. Et là-dessus, mission accomplie.
Alors, est-ce le gant parfait ? Pas tout à fait. Il reste un gant d’hiver assez chaud, donc naturellement moins à l’aise quand les températures remontent. Et son tarif le place clairement dans la catégorie des investissements réfléchis plutôt que des achats impulsifs. Mais si tu roules vraiment toute l’année, que tu veux garder du feeling au guidon sans sacrifier la chaleur et l’étanchéité, les Crestone font partie des très bons candidats. Bref, un gant sérieux, efficace, un peu exigeant côté budget, mais qui assume totalement ce qu’il propose.
8.8 / 10
Avis motards : ce qu’en disent ceux qui roulent avec
Les retours des utilisateurs des Alpinestars Crestone Gore-Tex Insulated vont globalement dans le même sens : beaucoup saluent le confort général et la sensation au guidon, jugée meilleure que sur la plupart des gants hiver Gore-Tex classiques. La chaleur est jugée suffisante pour l’usage quotidien en hiver, surtout combinée à des poignées chauffantes. La qualité perçue, les matériaux et les finitions sont souvent mis en avant, avec un vrai sentiment de robustesse dès la prise en main. Certains apprécient particulièrement la compatibilité écran tactile, pratique pour gérer le GPS ou le smartphone sans enlever les gants à chaque arrêt.
Côté critiques, quelques motards trouvent le gant un peu volumineux au début, le temps qu’il se « fasse » à la main, et certains estiment que pour les grands rouleurs en conditions extrêmes (montagne, longues autoroutes par températures négatives), un modèle encore plus isolé peut être nécessaire. Le prix revient aussi régulièrement dans les commentaires : il est jugé élevé, mais souvent considéré comme justifié par les performances globales et la durabilité attendue. En résumé, ceux qui les achètent pour rouler vraiment par tous les temps en sont, pour la plupart, très satisfaits. Et ça, ce n’est pas que du marketing.






