Alpinestars SP-8 HDRY : des gants hiver en cuir au style racing… vraiment utilisables au quotidien ?
Les gants Alpinestars SP-8 HDRY arrivent sur un créneau pas si simple : proposer un vrai gant moto hiver, étanche et protecteur, mais avec l’ADN racing de la marque. En clair, un gant pour ceux qui refusent les gros gants molletonnés façon moufle de ski, mais qui veulent tout de même rouler sous la pluie et le froid sans y laisser leurs doigts. Cuir pleine fleur, membrane HDRY laminée, manchette longue, protections CE Niveau 1KP, pont Alpinestars entre annulaire et auriculaire, paume renforcée… Sur le papier, c’est sérieux. Reste à voir si, sur la route, le SP-8 HDRY tient ses promesses en termes de confort, de ressenti des commandes et de protection par mauvais temps. On l’a imaginé dans un usage mixte : trajets quotidiens, balades dynamiques, voire un peu de roulage sportif quand la météo fait grise mine.
Design & Finitions : un gant hiver qui a vraiment une gueule de racing
Visuellement, les Alpinestars SP-8 HDRY ne jouent pas la carte du gros gant touring. On est sur une silhouette plutôt sportive, avec une manchette longue mais relativement fine, des coques de phalanges bien mises en valeur et des découpes typiques de la gamme racing de la marque. Le cuir pleine fleur offre un rendu sérieux, légèrement satiné, qui inspire confiance dès la prise en main. On sent que le positionnement est clair : un gant technique pour rouler vite, mais sans tomber dans l’exubérance. Les empiècements en cuir perforé apportent une touche visuelle dynamique tout en améliorant le flux d’air pour la mi-saison. Les lignes restent tendues, modernes, et le niveau de détail – sliders de paume, soufflets, renforts – donne immédiatement l’impression d’un produit abouti, pensé pour rouler, pas juste pour être beau sur l’étagère.
Côté finitions, Alpinestars reste fidèle à sa réputation. Les coutures extérieures sur les doigts sont régulières et propres, ce qui n’est pas qu’un détail esthétique : ça joue aussi sur le confort. La paume associe cuir, tissu suédé et inserts en microfibre/PU pour optimiser à la fois le grip et la durabilité. Ce mix de matières est bien maîtrisé, sans zones grossières ni transitions gênantes. La manchette longue avec sa large patte Velcro se règle facilement, sans surplus flottant qui tape dans le carénage. On apprécie aussi les petits inserts stretch placés au bon endroit, notamment entre paume et pouce. Les logos restent présents sans être envahissants : ça reste identifiable Alpinestars dès le premier coup d’œil, mais pas tuning. Bref, un look racing, propre, cohérent… et déjà très sérieux quand on le détaille de près.
Confort & Maniabilité : un gant hiver qui laisse encore parler le feeling
En main, les SP-8 HDRY surprennent de manière positive pour un gant hiver en cuir. Le cuir pleine fleur est relativement souple dès le départ, même si, soyons honnêtes, il faudra quelques sorties pour le casser complètement et retrouver tout le naturel dans les mouvements. Les doigts préformés et les coutures extérieures limitent immédiatement les points de pression, surtout sur les longs trajets ou quand on garde les mains crispées sur l’autoroute (oui, ça arrive à tout le monde). Le soufflet d’aisance sur le dessus de la main permet de plier le poignet sans tirer, notamment sur les motos au guidon bas ou bracelets. On sent bien que le gant a été pensé pour garder de la précision, pas pour enfermer la main dans un bloc rigide. La paume suédée apporte un petit côté moelleux appréciable, sans nuire au retour d’info.
Côté maniabilité, la combinaison insert stretch entre paume et pouce + microfibre/PU pour le grip fait le job. Le levier de frein se dose facilement, on sent bien l’embrayage et les commodos restent accessibles, même avec la membrane HDRY laminée. Le gant reste un peu plus volumineux qu’un pur racing été, c’est logique, mais on n’a pas cette sensation de surépaisseur qui tue le feeling, surtout une fois la position de conduite trouvée. Le système Touchscreen pour les écrans tactiles fonctionne correctement : ce n’est pas chirurgical, mais suffisant pour lancer un GPS ou répondre vite fait à un appel à l’arrêt, sans enlever les gants. Seul bémol : ceux qui ont des petites mains pourront le trouver un peu dense au début. Bref, pour un gant hiver étanche en cuir, le SP-8 HDRY s’en sort vraiment bien côté contrôle et confort général.
8.5 / 10
Protection & Sécurité : ADN racing assumé
Sur la sécurité, les Alpinestars SP-8 HDRY ne jouent pas à moitié. On retrouve une coque de phalanges SP Dual Density, conçue pour absorber et répartir les chocs. Elle est homologuée CE et intégrée dans la structure du gant de manière ergonomique, sans gêner les mouvements des doigts. Des pads de protection supplémentaires sont placés sur les doigts pour encaisser les petits impacts et limiter l’écrasement. Sur la paume, Alpinestars a sorti l’artillerie lourde : renforts spécifiques, slider de paume en Keprotec et matériaux résistants à l’abrasion pour gérer au mieux une glissade prolongée. L’idée est simple : que la paume ne soit pas le point faible en cas de chute, là où on a naturellement tendance à poser la main. Pour un gant hiver, la dimension racing est clairement assumée et se ressent dans la conception globale.
Autre élément clé, le fameux pont breveté entre l’annulaire et le petit doigt. Ce détail typique d’Alpinestars n’est pas juste un gadget marketing : il limite l’écartement et la torsion des doigts en cas de chute, réduisant le risque de fractures ou de déchirures. La manchette longue, combinée aux systèmes de serrage Velcro au poignet et sur la manchette, aide le gant à rester en place en cas de glissade, un point souvent négligé mais crucial. Les SP-8 HDRY sont certifiés CE EN13594 Niveau 1KP, ce qui garantit un minimum de résistance à l’abrasion, au déchirement et aux chocs. Oui, ce n’est pas un gant piste full niveau 2, mais pour un usage route / sport / quotidien, le niveau de protection est franchement solide. Bref, un gant pensé pour quand ça se passe mal, pas seulement pour la belle météo du dimanche.
9 / 10
Ventilation & Respirabilité : pour l’hiver, mais pas une étuve
Les SP-8 HDRY ne sont évidemment pas des gants ventilés au sens été du terme, et heureusement : leur vocation est de protéger du froid et de la pluie. Pourtant, Alpinestars a glissé des empiècements en cuir perforé pour éviter l’effet main moite quand les températures remontent ou qu’on roule longtemps. Le vrai sujet, ici, c’est la respirabilité de la membrane HDRY. Laminée au cuir, elle laisse mieux s’évacuer l’humidité interne qu’une membrane flottante classique. Résultat : sur un roulage dynamique ou un trajet urbain un peu nerveux, on transpire moins et on garde une sensation plus sèche à l’intérieur du gant. Ce n’est pas magique, on reste sur un gant en cuir hiver, mais ça limite clairement l’inconfort par rapport à certains modèles trop étanches et pas assez respirants.
En plein été, soyons clair, ce n’est pas le gant adapté : même avec les zones perforées, la structure reste trop « fermée » pour bien gérer la chaleur intense. En revanche, pour l’hiver doux, l’automne, le printemps et toutes ces journées à météo variable, le compromis est franchement réussi. La membrane HDRY fait barrière au vent, ce qui participe aussi au confort thermique, sans donner la sensation de sauna dès qu’on sort de la ville. Ceux qui roulent toute l’année mais switchent sur des gants été quand il fait très chaud y trouveront un allié crédible pour huit bons mois dans l’année. Bref, il ventile juste assez pour un gant hiver étanche, sans trahir sa mission première : garder vos mains au chaud et au sec.
7.5 / 10
Étanchéité & Isolation : HDRY, et ça se sent
Cœur de la promesse de ce modèle : la membrane HDRY laminée. Contrairement aux membranes libres qui flottent à l’intérieur du gant, ici, elle est directement collée au cuir. Résultat : moins de volume, moins d’eau qui s’infiltre entre les couches, et une sensation globale plus compacte. Sous la pluie, le SP-8 HDRY tient vraiment sa promesse : la membrane bloque efficacement l’eau, même sous une bonne averse prolongée, à condition évidemment que la manchette soit bien positionnée par-dessus ou sous la manche du blouson selon votre équipement. Le cuir finit par se gorger un peu en surface s’il pleut longtemps, mais l’intérieur reste sec, ce qui est l’essentiel. On garde une bonne sensation de contrôle, sans doigts détrempés ni membrane qui se retourne en enlevant le gant.
Sur l’isolation, les SP-8 HDRY ne sont pas des gants hiver extrêmes façon conditions sibériennes, mais ils couvrent très correctement l’usage route européenne classique. En gros : ils gèrent bien le froid modéré à soutenu, surtout si vous avez des poignées chauffantes. En dessous de zéro prolongé à haute vitesse, vous commencerez logiquement à sentir vos doigts tirer un peu, mais ce n’est pas un modèle pur touring polaire, c’est un gant hiver à vocation sportive. L’avantage, c’est qu’on garde du ressenti dans les commandes, au lieu d’avoir un gros coussin thermique qui coupe tout le feeling. Pour qui roule en intersaison, en hiver urbain ou sur départementales fraîches, le compromis isolation/contrôle est très bon. Bref, il protège vraiment du froid et de la flotte, sans transformer votre guidon en barre de mousse.
8 / 10
Qualité de fabrication & Durabilité : du costaud pour rouler longtemps
Avec leur construction en cuir pleine fleur, les Alpinestars SP-8 HDRY sont clairement pensés pour durer. Le cuir utilisé est épais là où il faut, plus souple sur les zones de flexion, et les renforts sont bien placés sur les parties sensibles à l’usure comme la paume et les bords extérieurs. Le slider de paume en Keprotec ajoute une couche de sécurité mais aussi de durabilité en cas de petites chutes ou frottements répétés sur le réservoir. Les coutures inspirent confiance, avec peu de sur-épaisseurs mal venues, et surtout aucun fil qui dépasse façon travail bâclé. On est sur un niveau de fabrication en ligne avec ce qu’on attend d’Alpinestars dans cette gamme, voire un cran au-dessus sur certains détails.
La membrane HDRY laminée devrait aussi aider à la longévité : moins de mouvements entre les couches, moins de risques de déchirure interne ou de sensation de « sac plastique » qui se décolle avec le temps. En usage quotidien, avec un minimum d’entretien du cuir (nettoyage doux et un peu de produit nourrissant de temps en temps), le gant est clairement taillé pour plusieurs saisons sans broncher. Évidemment, comme tout gant cuir, il n’aime pas rester trempé puis sécher n’importe comment sur un radiateur : ça, c’est le meilleur moyen de le tuer prématurément. Mais utilisé normalement, avec des conditions variées, les SP-8 HDRY cochent toutes les cases d’un gant qui va vous accompagner longtemps. Bref, un investissement plus durable qu’un textile entrée de gamme qui se déforme en deux hivers.
8.5 / 10
Rapport qualité/prix : du premium justifié, mais pas donné
Les Alpinestars SP-8 HDRY se positionnent clairement sur un segment plutôt premium du gant moto hiver en cuir. On paie plusieurs choses : la marque, bien sûr, mais aussi une vraie qualité de matériaux (cuir pleine fleur, Keprotec, membrane HDRY laminée), un niveau de protection typé racing et une finition globale au-dessus de la moyenne. Pour le motard qui roule régulièrement, toute l’année ou presque, l’investissement commence à faire sens : un seul gant capable de couvrir une bonne partie des conditions météo, avec un feeling proche d’un gant sport, ça se paie. On n’est pas sur le meilleur choix pour un usage très occasionnel ou purement urbain à petite vitesse, où des modèles moins chers pourront suffire.
Face à la concurrence, le SP-8 HDRY se place dans une zone intéressante : il coûte moins cher que certains gants piste ultra haut de gamme, tout en offrant une vraie étanchéité et une vocation hiver. En revanche, il sera plus onéreux qu’un gant textile touring standard. La question à se poser est donc simple : préférez-vous un seul gant cuir, sportif, polyvalent sur 3-4 saisons, ou deux paires séparées (hiver touring + été sport) ? Si vous roulez sportivement même en hiver, le SP-8 HDRY devient vite cohérent. Si vous êtes plutôt balade tranquille à la belle saison, le tarif pourra sembler un peu élevé. Bref, ce n’est pas le gant le plus économique du marché, mais pour ce qu’il offre en retour, le rapport qualité/prix reste franchement défendable.
8 / 10
Verdict : pour ceux qui veulent un vrai gant hiver… sans renoncer au sport
Les Alpinestars SP-8 HDRY cocheraient presque toutes les cases du gant idéal pour le motard sportif qui roule par tous les temps. Entre la protection très sérieuse (coques SP Dual Density, pont entre les doigts, slider de paume Keprotec), l’étanchéité réelle grâce à la membrane HDRY laminée et le niveau de confort général, on obtient un gant hiver en cuir vraiment abouti. Le style racing est assumé, mais sans tomber dans le caricatural : sur un roadster, une sportive, un trail routier ou même une grosse GT, il ne détonne pas. Surtout, il garde un bon feeling sur les commandes, ce qui est souvent le talon d’Achille des gants hiver. On peut rouler vite, longtemps, sous la pluie, sans avoir la sensation d’avoir mis des moufles.
Est-il parfait ? Non, et tant mieux : le cuir demande un léger temps de rodage, et l’isolation, si elle est bonne, ne rivalise pas avec les gants touring les plus épais destinés aux conditions extrêmes. La ventilation reste logiquement limitée, ce n’est pas un gant pour canicule. Mais pour tout le reste – intersaison, hiver tempéré, roulage quotidien, balades engagées – il fait le job, sans tricher. Si votre cahier des charges tient en quelques mots – cuir, protection, étanchéité, esprit sport – les SP-8 HDRY sont clairement à mettre sur votre liste courte. Un gant polyvalent, sérieux, qui assume son prix par une vraie cohérence d’ensemble et une sensation de confiance une fois enfilé.
8.5 / 10
Avis motards : ce qu’en pensent ceux qui roulent vraiment avec les SP-8 HDRY
Les retours des utilisateurs soulignent souvent le même trio gagnant : confort, protection, confiance. Beaucoup apprécient le fait d’avoir enfin un gant cuir hiver qui ne ressemble pas à une grosse botte de neige, tout en tenant sous la pluie plusieurs dizaines de kilomètres sans fuite notable. Les motards qui roulent en roadster et sportive saluent également le feeling sur les leviers, jugé nettement supérieur à certains gants touring plus volumineux. La compatibilité écran tactile est régulièrement mentionnée comme un petit plus du quotidien, pas parfait mais bien pratique à l’arrêt. Quelques avis pointent un léger temps de rodage où le gant paraît un peu raide, mais la majorité constate un net assouplissement après quelques sorties. Globalement, la sensation qui revient le plus : on se sent bien protégé sans se sentir enfermé.
Côté critiques, certains trouvent les SP-8 HDRY un peu chauds pour une utilisation urbaine douce ou l’intersaison très tempérée, surtout si on roule peu ou à basse vitesse. D’autres auraient aimé une isolation encore plus poussée pour les longs trajets hivernaux à très basse température, mais reconnaissent que cela se ferait au détriment du ressenti. Le prix est parfois jugé un peu élevé, mais souvent relativisé par la qualité de fabrication et la polyvalence sur plusieurs mois dans l’année. En résumé, les avis clients confirment ce que laisse deviner la fiche technique : un gant hiver cuir typé sport, très sécurisant, qui s’adresse davantage aux rouleurs réguliers et exigeants qu’aux motards purement occasionnels. Et pour ceux-là, il semble cocher largement plus de cases qu’il n’en manque.






