Bering LADY SIBERIA : des gants mi‑saison taillés pour les motardes qui n’hibernent pas
Les gants Bering LADY SIBERIA, c’est un peu le compromis assumé entre le gant touring hivernal et le gant mi‑saison polyvalent. Pensés spécifiquement pour les femmes, ils misent sur un mix cuir de chèvre + textile TECH 600D, une membrane étanche et une doublure thermique en ouate pour affronter la pluie froide, le vent et les matinées qui piquent. Avec leur manchette longue, leur double serrage poignet et leur coque de protection sur le dos de la main, on est clairement sur un gant orienté sécurité et protection globale plutôt que minimaliste. Bering n’oublie pas le côté pratique avec un Sensor System compatible écran tactile et un grip renforcé dans la paume. Sur le papier, ce sont des gants parfaits pour les trajets quotidiens, le touring et l’aventure légère. Reste à voir ce qu’ils valent vraiment sur la route…
Design & finitions : un look Adventure féminin mais pas tape‑à‑l’œil
Visuellement, les Bering LADY SIBERIA jouent la carte de la sobriété Adventure, avec une coupe clairement féminine sans tomber dans le cliché rose flashy. La ligne est plutôt élancée, la manchette longue enveloppe bien le poignet et vient recouvrir facilement la manche du blouson – un point souvent sous‑estimé mais crucial pour rouler sous la pluie. Le mélange de cuir de chèvre et de fibre TECH 600D donne un rendu sérieux, avec des zones visuellement renforcées au niveau de la paume et du dessus de la main. Les coutures sont propres, régulières, et les soufflets au niveau des articulations apportent un côté technique qui colle bien à l’ADN “Adventure” de la gamme Siberia. En main, rien ne sonne cheap : le gant a une certaine densité, sans paraître rigide comme une armure.
Côté finitions, Bering a soigné les détails qui font la différence au quotidien. Le double serrage poignet inspire confiance : une sangle au niveau du poignet maintient bien la main, tandis qu’un second serrage sur la manchette permet d’ajuster par‑dessus la veste. La matière réfléchissante discrètement intégrée améliore la visibilité sans transformer le gant en sapin de Noël. Le marquage Bering reste sobre, on sent que la marque vise la motarde qui préfère l’efficacité au marketing trop voyant. Le Sensor System dédié aux écrans tactiles est intégré au bout des doigts sans différence de texture gênante. Bref, niveau design, on est sur un gant plutôt mature et cohérent, pensé pour rouler loin plutôt que pour parader en terrasse.
Confort & maniabilité : chaud, protecteur… et étonnamment souple
Sur le plan du confort, le cuir de chèvre fait clairement la différence. Dès la première prise en main, les Bering LADY SIBERIA se montrent plus souples que ce qu’on pourrait attendre d’un gant étanche et doublé. Les soufflets au niveau des articulations facilitent la flexion des doigts, ce qui évite la sensation de “boxe anglaise” qu’on retrouve souvent sur les gants hiver d’entrée de gamme. La doublure thermique en ouate est bien répartie, sans gros pli ni surépaisseur gênante dans la paume. En conduite, les commandes restent faciles à actionner : frein, embrayage, clignotants, tout tombe bien sous les doigts, même pour les petites mains. On sent que la coupe est réellement pensée pour une morphologie féminine, avec un gant moins large et plus ajusté qu’un modèle unisexe.
Évidemment, ce ne sont pas des gants racing ultra fins : on garde un léger manque de précision pour les micro‑gestes, surtout sur les commodos plus petits, mais rien de rédhibitoire pour un usage urbain, péri‑urbain ou touring. La manchette longue peut demander un petit temps d’ajustement selon le type de blouson, mais une fois fermée, elle se fait oublier et évite les entrées d’air désagréables. À l’intérieur, la sensation est plutôt douce, sans coutures agressives. Le grip ajouté dans la paume améliore vraiment la tenue du guidon, surtout sous la pluie ou avec des poignées légèrement lisses. On n’est pas sur le gant le plus aérien du marché, mais en termes de confort global pour une utilisation mi‑saison / hiver doux, c’est franchement réussi. Bref, des gants qui donnent envie de prolonger la balade au lieu de compter les kilomètres restants.
8.5 / 10
Protection & sécurité : du sérieux pour la route de tous les jours
Les Bering LADY SIBERIA ne jouent pas seulement la carte du confort, ils assument aussi un vrai positionnement sécurité. Sur le dessus de la main, on retrouve une coque de protection rigide bien intégrée, pensée pour encaisser un impact direct sur les phalanges. Elle reste discrète sous le revêtement, sans effet “bouclier de chevalier”, ce qui plaira à celles qui veulent rester protégées sans look racing. La fibre TECH 600D participe à la résistance à l’abrasion, notamment sur les zones exposées lors d’une glissade. En paume, un renfort spécifique vient épauler le cuir de chèvre, histoire de mieux encaisser le choc et le frottement en cas de chute classique mains en avant. On reste dans l’esprit d’un gant touring/sport‑touring, orienté route, avec un niveau de protection cohérent avec le programme.
La manchette longue offre également une protection supplémentaire du poignet et de l’avant‑bras, souvent laissés un peu à nu avec des gants plus courts. Le double serrage poignet n’est pas qu’un détail de confort : il limite sérieusement le risque que le gant s’arrache en cas de glissade prolongée. Les éléments réfléchissants ajoutés sur le dessus de la main améliorent la perception par les autres usagers, surtout de nuit ou sous la pluie, quand on sait que les bras sont des surfaces très visibles en mouvement. On n’est évidemment pas au niveau d’un gant racing en cuir pleine fleur avec sliders rigides, mais pour un usage route, urbain, trajets boulot et balades, la protection offerte est très rassurante. En clair, ce sont des gants qui prennent vraiment la sécurité au sérieux, sans en faire trop visuellement.
8.2 / 10
Ventilation & respirabilité : plutôt team chaleur que team courant d’air
Il faut être honnête : les Bering LADY SIBERIA ne sont pas pensés pour les canicules ni pour les embouteillages par 30 °C. Avec leur doublure thermique en ouate et leur membrane étanche, on est clairement sur des gants orientés mi‑saison froide et hiver tempéré. Il n’y a pas de grands panneaux en mesh ni de ventilations zippées : la priorité, ici, c’est de garder les mains à l’abri du vent et de l’eau. Pour autant, la construction textile/cuir et la membrane laissent un minimum de respirabilité, ce qui limite l’effet “sauna” tant que les températures restent raisonnables. Sur un trajet urbain ou péri‑urbain à 10–15 °C, on est très bien, sans sensation d’étouffement des mains.
Là où ça se complique un peu, c’est quand le thermomètre remonte franchement. Au‑delà de 18–20 °C, surtout en ville à faible vitesse, on commence à sentir la chaleur s’accumuler. Ce n’est pas injouable, mais ce n’est clairement pas leur terrain de jeu idéal. En revanche, pour la mi‑saison fraîche, les matinées glaciales ou les petites pluies hivernales, la protection contre le vent est un vrai point fort : on sent que la membrane coupe efficacement l’air. Pour les motardes qui roulent toute l’année mais ne veulent pas multiplier les paires de gants, les LADY SIBERIA feront très bien le job de l’automne au printemps. L’été, mieux vaudra les laisser se reposer au fond du top‑case. Bref, ventilation modérée, mais c’est assumé par le concept même du produit.
6.8 / 10
Étanchéité & isolation : les alliés des matinées glaciales et de la pluie tenace
C’est clairement sur ce chapitre que les Bering LADY SIBERIA marquent des points. La membrane étanche intégrée fait un excellent travail pour garder les mains au sec lors des averses, que ce soit sur un trajet quotidien ou sur une sortie plus longue. La manchette longue, lorsqu’elle est bien positionnée par‑dessus (ou sous, selon la coupe) la manche du blouson, limite drastiquement les infiltrations d’eau par le poignet – un point faible récurrent sur beaucoup de gants plus courts. En usage réel, même sous une pluie soutenue, on reste dans le confort, sans sensation de froid qui s’installe progressivement par capillarité. La doublure thermique en ouate crée une barrière isolante agréable, sans trop engoncer la main.
En termes d’isolation, ces gants se placent dans la catégorie “mi‑saison chaude / hiver tempéré” plutôt que gant grand froid extrême. Jusqu’à environ 0–5 °C, surtout avec des poignées chauffantes, ils se défendent vraiment bien. En dessous, sur de longues portions à haute vitesse, on commence à sentir les limites, surtout au niveau du bout des doigts – mais c’est le lot de la plupart des gants non électriques. L’avantage, c’est qu’ils restent suffisamment souples et utilisables quand les températures remontent un peu, là où certains gants hiver deviennent vite trop chauds et étouffants. Pour une motarde qui roule toute l’année en climat européen classique, c’est un très bon compromis entre chaleur, imperméabilité et maniabilité. Ils n’aiment ni la canicule ni la Sibérie réelle, mais pour la “Siberia” du matin sur le périph, ils assurent.
8.7 / 10
Qualité de fabrication & durabilité : un gant pensé pour durer plusieurs saisons
Sur la question de la durabilité, les Bering LADY SIBERIA partent avec de bons atouts. Le cuir de chèvre, déjà, est connu pour son excellent rapport souplesse/résistance. Il encaisse bien les contraintes des commandes et du guidon tout en offrant une bonne tolérance aux frottements répétés. La présence de fibre TECH 600D sur certaines zones stratégiques ajoute une dose de robustesse à l’ensemble, notamment sur les panneaux les plus exposés au vent, à la pluie et aux éventuels contacts avec la moto. Les coutures apparaissent solides, bien doublées sur les zones cruciales comme le pouce et la paume. On n’a pas l’impression d’un gant qui va se déformer après trois sorties. Bering a une certaine expérience sur ce type de produit, et ça se sent.
Bien sûr, comme tout gant mêlant cuir, textile et membrane, un minimum d’entretien prolongera sa durée de vie : nettoyage doux, séchage loin d’une source de chaleur directe et, idéalement, un peu de soin pour le cuir de temps à autre. Utilisés au quotidien en conditions mixtes (pluie, froid, ville, départementales), les LADY SIBERIA devraient tenir plusieurs saisons sans broncher, à condition de ne pas les martyriser. Les zones de friction, comme la paume avec son renfort et le grip, inspirent confiance et semblent conçues pour supporter de nombreuses heures de guidon. On n’est pas sur du gant ultra haut de gamme à 250 €, mais la sensation globale de sérieux et de solidité est bien présente. Bref, ce sont des gants qu’on achète pour rouler régulièrement, pas juste pour décorer le placard.
8.3 / 10
Rapport qualité/prix : un investissement cohérent pour rouler toute l’année
En tenant compte de leur positionnement mi‑saison / hiver, de la présence d’une membrane étanche, d’une doublure thermique, des protections rigides et d’une coupe spécifique femme, les Bering LADY SIBERIA se placent clairement dans la catégorie des gants au rapport qualité/prix intéressant. On n’est pas sur l’entrée de gamme minimaliste, mais on n’atteint pas non plus les tarifs des gants haut de gamme techniques avec membranes premium type Gore‑Tex. Pour beaucoup de motardes qui veulent un seul gant pour affronter la majorité de l’année (hors grosses chaleurs), le ticket d’entrée reste raisonnable par rapport aux prestations offertes. On paye du confort, une vraie polyvalence saisonnière et une sécurité sérieuse.
Là où ce modèle devient vraiment pertinent, c’est lorsqu’on le considère dans l’écosystème complet Adventure LADY SIBERIA de Bering (veste + pantalon assortis). Pour celles qui souhaitent un ensemble cohérent, tant en style qu’en usage, ces gants s’intègrent parfaitement dans la panoplie. Si l’on compare à des concurrents équivalents, on retrouve souvent des compromis plus marqués : soit moins de chaleur, soit une étanchéité discutable, soit une protection plus légère. Ici, le mix est bien équilibré. Certes, ils ne sont pas parfaits – un peu chauds dès que la température monte et pas faits pour la piste – mais pour de la route, du quotidien et du voyage, le prix demandé paraît franchement logique. Bref, un choix rationnel pour celles qui préfèrent un bon produit polyvalent plutôt que trois paires moyennes.
8.4 / 10
Verdict : les Bering LADY SIBERIA, des gants mi‑saison/hiver qui assument leur ADN Adventure
Au final, les Bering LADY SIBERIA sont des gants moto mi‑saison clairement orientés vers les motardes qui roulent régulièrement, par presque tous les temps, et qui n’ont pas envie de changer de paire tous les deux mois. Leur combinaison cuir de chèvre + TECH 600D, leur membrane étanche et leur doublure thermique en ouate les rendent redoutablement efficaces dès que la météo se gâte : pluie, froid, vent, ils encaissent sans broncher. On apprécie particulièrement la manchette longue, le double serrage poignet et la coupe femme réussie, qui offrent une sensation de maintien et de sécurité très rassurante. Le confort est au rendez‑vous, avec une souplesse surprenante pour des gants aussi protecteurs.
Évidemment, ils ont aussi leurs limites : ce ne sont pas des gants pour l’été caniculaire ni pour la piste. La ventilation reste contenue, la précision sur les commandes n’est pas au niveau d’un gant racing, et ils viseront davantage la route, le trajet quotidien et le voyage au long cours. Mais c’est précisément ce qui fait leur force : ils assument complètement leur rôle de gants Adventure / touring féminins, fiables et rassurants. Ajoutez à cela un Sensor System tactile bien pratique et une finition sérieuse, et vous obtenez un produit très cohérent. Bref, ils ne trichent pas, ils font exactement ce pour quoi ils sont conçus – et ils le font bien.
8.4 / 10
Avis des utilisatrices : ce que disent les motardes sur les Bering LADY SIBERIA
Les retours d’utilisatrices sur les Bering LADY SIBERIA sont globalement très positifs, surtout concernant la chaleur et l’étanchéité. Beaucoup soulignent qu’elles ont enfin trouvé des gants réellement adaptés à une morphologie féminine, avec moins de volume inutile dans la paume et une meilleure précision sur les commandes qu’avec des modèles unisexes trop larges. La doublure en ouate est souvent citée comme confortable, sans créer de gros plis. Celles qui roulent au quotidien pour aller au travail apprécient particulièrement de garder les mains au sec sous la pluie et de ne pas finir avec les doigts gelés après 30 minutes de périph en hiver doux. Le Sensor System tactile reçoit aussi de bons commentaires : ce n’est pas parfait sur tous les écrans, mais suffisant pour manipuler un GPS ou répondre rapidement sur le smartphone à l’arrêt.
Les critiques se concentrent surtout sur deux points : la chaleur en mi‑saison chaude et la relative “grosseur” du gant pour celles qui viennent de gants très fins. Certaines motardes trouvent qu’au‑delà de 18–20 °C, les LADY SIBERIA deviennent un peu trop chauds, surtout en ville. D’autres auraient aimé encore plus de souplesse dès la première utilisation, même si la majorité confirme qu’ils se cassent assez vite en quelques sorties. Quelques retours mentionnent aussi qu’il faut bien ajuster la manchette longue en fonction de la veste pour éviter les infiltrations d’eau. Mais dans l’ensemble, les utilisatrices s’accordent : pour le prix, ce sont des gants fiables, confortables et rassurants pour affronter la mauvaise saison. En résumé, un achat rarement regretté, surtout par celles qui roulent vraiment toute l’année.








