DXR TTR V2 : des gants mi-saison en cuir qui misent sur l’essentiel
Les gants DXR TTR V2, c’est un peu la version “seconde peau” pour rouler au quotidien sans se ruiner. On parle ici de gants moto mi-saison en cuir de chèvre, pensés pour les trajets de tous les jours, les balades du week-end et les interfiles maison-boulot sous un ciel changeant. DXR a revu sa copie avec cette V2 : protections plus abouties, look plus propre et une finition qui fait moins “entrée de gamme” qu’on pourrait le croire en regardant l’étiquette prix. Manchette courte, serrage poignet, renforts bien placés et certification CE 1KP viennent compléter le tableau. Sur le papier, les TTR V2 ont tout du gant polyvalent pour le motard qui veut un modèle simple, fiable, sans tomber dans le gros gant touring blindé. Voyons si, sur la route, ils tiennent leurs promesses.
Design & Finitions : sobriété assumée, détails bien vus
Visuellement, les DXR TTR V2 jouent la carte de la sobriété. Du cuir de chèvre pleine peau, une manchette courte qui se glisse facilement sous la plupart des vestes et un look global plutôt discret, presque urbain. On n’est pas sur un gant racing agressif avec des couleurs flashy : ici, c’est le noir, la simplicité et une ligne assez épurée. La coque de protection des métacarpes est intégrée avec une forme légèrement profilée qui suit bien le dos de la main, sans faire “carapace de tortue”. Les surpiqûres sont propres, régulières, et les différents renforts (paume, tranche de main, doigts) restent visuellement discrets. À première vue, rien de tape-à-l’œil, mais on sent que chaque élément a été posé pour une raison. Bref, c’est le genre de gant qui ne crie pas “regarde-moi”, mais qui passe partout, en ville comme sur route.
En main, le ressenti confirme la bonne impression. Le cuir de chèvre est souple dès la sortie de la boîte, sans cet effet “planche” que l’on retrouve sur certains gants neufs. La doublure polyester est fine et correctement plaquée, sans plis gênants ni coutures mal placées dans les doigts. Les renforts de paume et de tranche de main sont bien intégrés, sans sur-épaisseur qui casserait la prise en main du guidon. La patte de serrage au poignet, en système auto-agrippant, est suffisamment large pour bien envelopper le poignet, tout en restant simple à manipuler avec l’autre gant déjà enfilé. Les soufflets d’aisance sur les doigts sont visuellement discrets, mais apportent un vrai plus en flexibilité. On n’est pas sur de l’orfèvrerie haut de gamme, mais pour cette gamme de prix, la finition fait très correctement le job, sans tricher.
Confort & Maniabilité : souples dès le premier trajet
Sur la main, les DXR TTR V2 se montrent tout de suite accueillants. Le cuir de chèvre, déjà souple au déballage, se fait très vite à la morphologie de la main après quelques trajets. On n’a pas cette phase de rodage interminable où l’on force chaque mouvement de doigt. Les soufflets d’aisance jouent clairement en faveur du confort : la flexion des doigts se fait naturellement, sans tension sur les coutures. La doublure polyester apporte un contact doux, sans trop épaissir le gant, ce qui reste important pour conserver une bonne sensation des commandes. Côté volume, les TTR V2 restent relativement fins pour un gant cuir mi-saison, ce qui les rend agréables en ville, en interfile et sur les petits trajets répétitifs. Rien de luxueux, mais un confort très honnête, au quotidien.
En roulant, la maniabilité est l’un des gros points forts de ce modèle. Les commandes sont faciles à doser : frein avant, embrayage, clignotants et bouton de démarrage tombent naturellement sous les doigts, sans avoir l’impression de perdre en précision. Le gant ne “flotte” pas autour de la main, à condition de choisir la bonne taille, et le serrage poignet retient correctement le gant en place sans marquer la peau. On sent les renforts de paume et la coque métacarpes, mais sans gêne particulière une fois le gant ajusté. La manchette courte permet aussi de ne pas se sentir engoncé au niveau du poignet, ce qui est appréciable en usage urbain et pour ceux qui n’aiment pas les gros gants encombrants. En résumé : un gant simple, confortable, qu’on oublie assez vite en roulant. Et pour un usage quotidien, c’est exactement ce qu’on cherche.
8.2 / 10
Protection & Sécurité : l’essentiel, bien placé
Les DXR TTR V2 ne cherchent pas à rivaliser avec un gant racing hautement blindé, mais ils cochent sérieusement les cases de la sécurité pour un usage route / urbain. On retrouve une coque de protection sur les métacarpes, intégrée sous le cuir, pour encaisser un impact direct sur le dessus de la main. Les doigts bénéficient de pads de protection supplémentaires, qui jouent à la fois sur l’absorption des chocs et la résistance à l’abrasion. La paume renforcée et la tranche de main renforcée viennent compléter le tableau : en cas de glissade classique, paume en premier, ces zones critiques sont mieux protégées qu’avec un simple gant textile léger. On sent clairement que DXR a réfléchi à une configuration typique de chute en ville ou sur route à vitesse modérée.
Surtout, ces gants sont certifiés CE EN 13594 niveau 1KP, ce qui n’est pas un simple détail marketing. Cette norme garantit que le gant a passé une batterie de tests : résistance à l’abrasion, à la déchirure, maintien en place, qualité des protections. Le niveau 1KP, c’est le niveau d’entrée, mais pour un gant mi-saison polyvalent, c’est déjà très rassurant. Bien sûr, on n’atteint pas la protection extrême d’un gant piste, notamment au niveau des sliders paume ou des protections scaphoïde très sophistiquées. Ici, pas de technologie exotique, mais un assemblage de cuir de qualité, de renforts bien positionnés et d’une conception globale cohérente. Bref, un gant qui assume son rôle : protéger correctement pour un usage routier réaliste, sans en faire des tonnes ni alourdir inutilement la structure.
8 / 10
Ventilation & Respirabilité : pour la mi-saison, pas pour la canicule
En tant que gants moto mi-saison en cuir, les DXR TTR V2 jouent un numéro d’équilibriste : offrir un minimum de protection thermique sans transformer vos mains en hammam. Sans perforations massives, la ventilation reste naturellement limitée par la nature même du cuir. Sur route, l’air circule un peu via les zones de jonction et autour de la manchette courte, ce qui évite l’effet étuve tant que les températures restent raisonnables. Pour une plage de 10 à 20 °C environ, le compromis est plutôt bon : les mains restent à l’abri du vent direct, sans trop transpirer. En ville, à basse vitesse, on ressent quand même une montée en température si l’on enchaîne les feux, mais rien de dramatique pour un gant cuir non perforé.
En revanche, en plein été sous 30 °C, ne vous attendez pas à un miracle : on sent vite que le gant n’est pas pensé pour la canicule. La doublure polyester ajoute un léger effet “chaussette”, confortable, mais qui garde un peu la chaleur. Pour un usage vraiment estival, un gant plus ventilé ou perforé restera plus adapté. À l’inverse, par temps frais de mi-saison, ce manque de ventilation se transforme en avantage : aucune prise au vent directe, et une sensation de main mieux protégée des courants d’air. C’est typiquement un gant pour ceux qui roulent toute l’année hors hiver rigoureux, et qui veulent un compromis plutôt orienté “début et fin de saison” que pleine chaleur estivale. En résumé, la ventilation est correcte pour ce qu’est le produit, mais ce n’est clairement pas sa spécialité.
7.2 / 10
Étanchéité & Isolation : mi-saison, oui – pluie battante, non
Les DXR TTR V2 ne sont pas vendus comme des gants étanches avec membrane type Gore‑Tex, et ça se ressent très vite en conditions humides. Le cuir de chèvre offre naturellement une certaine résistance à l’eau : une petite averse ou une route un peu humide ne poseront pas de problème immédiat. Mais en cas de pluie soutenue ou prolongée, l’eau finit par pénétrer, et la doublure polyester commence à absorber l’humidité, entraînant un refroidissement progressif des mains. Disons-le clairement : ce ne sont pas des gants pluie ou hiver. Ils peuvent dépanner, mais si votre quotidien, c’est l’autoroute sous la drache, il faudra viser un gant avec vraie membrane étanche.
Côté isolation, la formule est là aussi typée mi-saison. La doublure polyester apporte juste ce qu’il faut pour couper la sensation de cuir “brut” et limiter la déperdition de chaleur, sans créer un gros matelas isolant. Résultat : entre 10 et 18 °C environ, on est globalement bien. En dessous de 8–10 °C, surtout sur voie rapide, le froid finit par gagner du terrain, notamment sur le bout des doigts. Les TTR V2 ne remplacent donc pas un vrai gant hiver, mais ils couvrent très bien l’intersaison et les périodes un peu fraîches du matin ou du soir. Pour ceux qui roulent surtout en ville ou sur petites routes, c’est un compromis cohérent : une légère protection thermique, sans sacrifier la finesse ni la maniabilité. Bref, mi-saison assumée, pas plus, pas moins.
6.8 / 10
Qualité de fabrication & Durabilité : du cuir sérieux pour le quotidien
Sur le plan de la durabilité, les DXR TTR V2 partent sur de bonnes bases avec leur construction en 100 % cuir de chèvre. Ce type de cuir, en plus d’être souple, supporte généralement bien les contraintes du quotidien : flexions répétées, humidité modérée, frottements divers. Les zones exposées, comme la paume et la tranche de main, reçoivent des renforts supplémentaires, ce qui limite l’usure prématurée sur les poignées, leviers et commandes. Les coutures semblent solides et régulières, sans fil qui dépasse partout ni irrégularités flagrantes. À l’usage, le cuir va forcément marquer, se patiner, se plisser – et c’est plutôt ce qu’on attend d’un vrai gant cuir. Tant qu’il est entretenu un minimum (nettoyage léger, baume ou lait pour cuir de temps en temps), il devrait bien vieillir.
La doublure polyester, elle, semble correctement tenue, sans zones flottantes ni risque évident de déchirure rapide. En enfilant et retirant fréquemment les gants, on apprécie que la doublure ne vienne pas avec les doigts, un problème classique sur certains modèles bas de gamme. La patte de serrage auto-agrippante inspire aussi confiance, avec un velcro qui accroche franchement sans se saturer dès les premières semaines. Bien sûr, on reste sur un gant positionné en rapport qualité/prix, pas sur un produit premium fabriqué à la main en Italie. Mais pour un usage régulier, urbain et routier, ils donnent vraiment l’impression de pouvoir encaisser plusieurs saisons sans broncher, à condition de ne pas zapper l’entretien du cuir. Bref, un compagnon fiable du quotidien, plus costaud qu’il n’y paraît.
8.3 / 10
Rapport qualité/prix : difficile de demander plus à ce tarif
C’est sans doute là que les DXR TTR V2 frappent le plus fort : leur rapport qualité/prix est franchement intéressant. Pour un tarif contenu, on obtient un gant entièrement en cuir de chèvre, avec renforts paume, tranche de main, coque métacarpes, pads sur les doigts et certification CE EN 13594 niveau 1KP. Beaucoup de gants textiles ou semi-cuir au même prix n’offrent pas ce niveau d’équipement. On sent que DXR joue clairement la carte du “maximum de fonctionnalités utiles pour le prix”, sans diluer le budget dans du marketing clinquant ou des gadgets superflus. Pour le motard qui veut un gant sérieux sans exploser son portefeuille, c’est un positionnement redoutablement efficace. On est dans le “bon plan” plutôt que dans le “produit vitrine”.
Évidemment, pour arriver à ce prix, il y a des compromis : pas de membrane étanche haut de gamme, pas d’insert thermique complexe, pas de fonctionnalités tactiles avancées ou de raclette d’écran sophistiquée. Mais ce n’est pas vraiment ce qu’on vient chercher ici. On vient chercher un gant cuir mi-saison fiable, protecteur, confortable, qui couvre 80 % des usages courants : trajets domicile-travail, balades, périphérique, nationales. Et sur ce cahier des charges, les TTR V2 cochent quasiment toutes les cases. Il existe des gants plus techniques, plus “premium”, plus polyvalents sur le papier… mais rarement à ce niveau de tarif. Bref, pour qui sait ce qu’il achète – un gant mi-saison simple et efficace – le ratio prestation/prix est clairement à son avantage.
9 / 10
Verdict : des gants cuir mi-saison simples, efficaces… et honnêtes
Les DXR TTR V2, c’est un peu le gant “daily” qu’on enfile sans se poser mille questions. Cuir de chèvre souple, protections bien placées, renforts paume et tranche, certification CE 1KP : la base est solide pour un usage route et urbain. En termes de confort, la souplesse du cuir et les soufflets d’aisance font vraiment la différence au quotidien, surtout si vous enchaînez les petits trajets ou les journées entières au guidon. On apprécie aussi la manchette courte, pratique avec la majorité des blousons, et le serrage poignet qui maintient bien le gant en place. Les limites sont claires : pas de vraie étanchéité, isolation modérée, ventilation contenue. Autrement dit, ce n’est ni un gant hiver, ni un pur gant été, mais un véritable mi-saison assumé.
Si vous cherchez un gant moto mi-saison en cuir abordable, fiable et sobre, qui fait très bien le boulot sans promettre la lune, les TTR V2 méritent clairement d’être dans votre short-list. Ils conviendront particulièrement aux commuters, aux rouleurs quotidiens et à ceux qui veulent passer d’un simple gant textile basique à quelque chose de plus sérieux en cuir. Ce n’est pas le modèle le plus technique du marché, ni le plus bluffant visuellement, mais c’est un gant cohérent, bien pensé et globalement très rassurant pour le prix. Bref, il fait le job, sans tricher. Et parfois, c’est exactement ce qu’on attend d’un équipement moto.
8.2 / 10
Avis motards : ce qu’en disent les utilisateurs sur le terrain
Les retours des utilisateurs sur les DXR TTR V2 vont globalement dans le même sens : un gant confortable, souple, et qui donne une vraie impression de sécurité pour le prix. Beaucoup soulignent le bon ressenti des commandes et la facilité d’utilisation au quotidien, surtout pour les trajets maison-boulot. La souplesse du cuir est régulièrement mise en avant, avec des remarques du type “déjà confortable dès le premier jour” ou “pas besoin de les casser pendant des semaines”. Côté look, la sobriété plaît : les motards qui n’aiment pas les designs trop agressifs ou chargés y trouvent leur compte. La finition est jugée sérieuse pour cette gamme de tarif, même si quelques utilisateurs pointent parfois une taille un peu ajustée, invitant à bien vérifier le guide des tailles avant achat.
Les critiques se concentrent surtout sur les limites logiques du produit : certains trouvent les gants un peu chauds en plein été en ville, d’autres les jugent trop justes lorsque les températures chutent franchement en hiver. Quelques retours mentionnent aussi l’absence de vraie étanchéité comme un point faible pour ceux qui roulent souvent sous la pluie. Mais ces remarques vont généralement de pair avec une satisfaction globale élevée, en mode “pour le prix, on ne peut pas vraiment se plaindre”. En résumé, les avis utilisateurs confirment ce que l’on ressent en test : les DXR TTR V2 sont des gants simples, bien nés, avec un très bon rapport prestation/prix, appréciés par ceux qui savent exactement ce qu’ils viennent chercher : un gant cuir mi-saison fiable pour tous les jours.



















