Five WFX PRIME EVO GORE‑TEX® : le gant hiver pour ceux qui refusent d’hiberner
Les gants Five WFX PRIME EVO GORE‑TEX®, c’est un peu la réponse de Five à tous ceux qui roulent par 0 °C, sous la flotte, et qui en ont marre de finir avec les doigts en bois. On est sur un gant moto hiver long, typé route / touring, clairement orienté confort thermique et protection sérieuse, sans sacrifier la maniabilité. Entre la membrane GORE‑TEX®, l’isolation PrimaLoft® bien costaud et la construction FIVE Thermo+ annoncée comme 20 % plus chaude, ce modèle vise les gros rouleurs, les commuters quotidiens et ceux qui traversent un col en février sans trembler. Sur ce test, on va voir ce que ça donne en termes de design, confort, protection, ventilation limitée (logique en hiver), durabilité et rapport qualité/prix. Spoiler : ce n’est pas le gant le plus discret, mais il assume clairement sa vocation grand froid.
Design & Finitions : massif, technique… mais cohérent
Visuellement, les Five WFX PRIME EVO GORE‑TEX® en imposent. Ce sont des gants hiver, de vrais, avec une manchette longue et un volume bien présent. La structure supérieure en Softshell apporte un côté textile technique, presque outdoor, tandis que la paume en cuir de chèvre pleine fleur ancre le tout dans l’univers moto pur et dur. On est loin du gant urbain minimaliste : ici, c’est assumé, ça respire la protection et le sérieux. Les patchs 3D réfléchissants sur le dessus ajoutent un peu de relief visuel et améliorent la visibilité de nuit, sans transformer le gant en sapin de Noël. Le mélange de matériaux et de zones renforcées est dense, mais reste lisible : on comprend vite où sont les protections, où se joue le grip, et où se cache l’isolation. Bref, ce n’est peut‑être pas le plus élégant, mais ça sent le gant conçu pour rouler, pas pour parader en terrasse.
Côté finitions, Five fait clairement le job. Les coutures sont propres, régulières, sans surépaisseur gênante à l’intérieur. La fermeture ZIP résistante à l’eau avec curseur Five et zip YKK® inspire confiance, autant en solidité qu’en étanchéité. Les pattes de serrage poignet et manchette en velcro tombent bien sous la main et se manipulent facilement avec l’autre gant déjà enfilé, ce qui n’est pas toujours le cas sur les gants hiver. La manchette Over Size Cuff System est large, mais astucieusement conçue pour se régler autour de la manche du blouson : pas de gros boudin ingérable ou de pli disgracieux. Les zones en cuir digital sur la paume ajoutent un aspect un peu plus technique, presque pro. Ce n’est pas un gant « fashion », mais dans la catégorie gants moto hiver Gore‑Tex, c’est plutôt un bel objet, très fonctionnel. Bref, c’est plus baroudeur que lifestyle — et c’est exactement ce qu’on lui demande.
Confort & Maniabilité : chaud, épais… mais encore précis
Dès qu’on enfile les WFX PRIME EVO GORE‑TEX®, on sent clairement qu’on a affaire à de vrais gants hiver : c’est dense, bien rembourré, avec une sensation de cocon autour des doigts. La construction FIVE Thermo+ associée au PrimaLoft® Gold 200 g sur le dessus remplit son rôle : le gant enveloppe la main sans créer de point dur. Les fourchettes en Softshell apportent un peu de souplesse bienvenue entre les doigts, ce qui limite la sensation de « bloc » qu’on trouve parfois sur certains gants très isolés. Le premier contact avec les commandes est rassurant : oui, c’est plus volumineux qu’un gant mi‑saison, mais on ne se retrouve pas à écraser les commodos à l’aveugle pour autant. Une petite période d’adaptation est nécessaire, mais on retrouve vite ses repères. Et surtout : on apprécie immédiatement la chaleur globale, qui évite de crisper les mains sur le guidon.
Côté maniabilité pure, on n’est évidemment pas au niveau d’un gant racing fin, mais pour un gant hiver Gore‑Tex très isolé, le compromis est franchement bon. Le PrimaLoft® Grip Control 60 g sur la paume permet de conserver une bonne sensation sur les poignées et les leviers, même avec des poignées chauffantes. La paume en cuir de chèvre pleine fleur, souple par nature, aide à garder du ressenti en freinage et en embrayage. Les serrages velcro poignet + manchette permettent de bien caler la main pour éviter les flottements internes, ce qui améliore la précision. Les gants restent un peu volumineux au niveau de la manchette, mais rien de dramatique : avec un bon blouson textile ou un tourer, ça passe crème. On peut manipuler sans trop galérer les boutons de GPS, la visière, et même une fermeture éclair de blouson. Bref, pour du gros gant hiver, la maniabilité est plus que correcte. On perd un peu en finesse, on gagne en sérénité.
8.5 / 10
Protection & Sécurité : blindé comme un gant touring haut de gamme
Sur le terrain de la sécurité, les Five WFX PRIME EVO GORE‑TEX® jouent clairement dans la cour des grands. La paume bénéficie d’un renfort mousse 5 mm sous Superfabric®, un matériau très résistant à l’abrasion, clairement pensé pour limiter les dégâts en cas de glissade prolongée. La coque métacarpo‑phalangienne monobloc ERGO PROTECH®, avec structure interne en nid d’abeilles, est dissimulée sous la matière, ce qui évite l’effet « gant d’armure » tout en offrant une vraie absorption des chocs. On retrouve aussi une coque de protection de l’hypothénar (le fameux slider de paume) en TPR souple, bien placée pour protéger la base de la main, zone souvent exposée lors des chutes en appui réflexe. Côté doigts, des protections TPR dédiées à l’auriculaire et l’annulaire complètent le tableau. Autrement dit : si tu cherches un gant hiver simplement « chaud », ce n’est pas celui‑ci — ici, le mot clé, c’est protection.
L’ensemble donne une vraie impression de sérieux une fois au guidon. Les renforts sont nombreux mais bien intégrés, sans créer de zones de gêne ni de friction interne. On apprécie particulièrement la protection métacarpo discrète : visuellement, le gant reste sobre, mais en cas de choc, la coque fait clairement le travail. Les renforts en cuir de chèvre digital sur la paume améliorent le grip, mais servent aussi de couche supplémentaire en cas d’abrasion. Les patchs réfléchissants 3D sur le dessus de la main participent à la visibilité nocturne, souvent négligée sur les gants. Même si la fiche ne détaille pas ici la norme exacte, on est sur un produit cohérent avec le niveau de gants moto certifiés pour la route, largement adapté au touring, au commuting quotidien et même aux conditions un peu engagées. Bref, un gant hivernal qui ne sacrifie pas la sécurité sur l’autel du confort, et ça, c’est plutôt rare.
9 / 10
Ventilation & Respirabilité : peu d’air, mais un vrai Gore‑Tex utile
Soyons clairs : sur un gant moto hiver aussi isolé que le Five WFX PRIME EVO GORE‑TEX®, la ventilation brute est quasi inexistante, et c’est normal. Ici, l’objectif n’est pas de laisser passer l’air, mais de garder la chaleur et d’évacuer la transpiration. C’est là qu’intervient la membrane GORE‑TEX® : étanche, mais respirante, elle permet à la main de ne pas se transformer en sauna humide au bout de 30 minutes de périph sous la pluie. En usage réaliste – entre 0 °C et 8‑10 °C – la gestion de la température interne est plutôt bien maîtrisée : on sent la main au chaud, mais pas en mode « four », même sur des trajets un peu plus longs. En ville, où on joue davantage avec les commandes et les arrêts, la respirabilité évite d’avoir une main moite, ce qui est toujours désagréable sur les gants très isolés.
En revanche, dès que les températures remontent vers 12‑15 °C, on atteint rapidement la limite logique du concept : le gant devient un peu trop chaud, malgré le Gore‑Tex. Rien de surprenant pour un modèle clairement pensé pour l’hiver, voire le mi‑saison froid. Il n’y a pas d’entrées d’air dédiées ni de perforations, et c’est tant mieux : ce n’est ni le terrain ni la vocation du produit. Ceux qui roulent toute l’année auront tout intérêt à compléter avec un gant mi‑saison plus léger pour les périodes plus douces. Mais pour ce à quoi il est destiné — le froid, l’humidité, les grosses averses —, la combinaison isolation + membrane respirante fonctionne. Bref, côté ventilation, c’est très limité, mais côté gestion de l’humidité interne, le gant s’en sort honorablement pour un modèle aussi chaud.
6.5 / 10
Étanchéité & Isolation : un vrai bunker thermique pour l’hiver
C’est clairement sur ce point que les Five WFX PRIME EVO GORE‑TEX® jouent leur carte maîtresse. La membrane GORE‑TEX® étanche et respirante assure une protection solide contre la pluie, même prolongée. On peut envisager un trajet autoroutier sous la flotte sans craindre de finir avec l’eau qui s’infiltre par les coutures ou le zip. Justement, le zip YKK® résistant à l’eau, associé à la manchette longue et à la construction Over Size Cuff System, limite au maximum les points d’entrée. Bien sûr, comme toujours, tout dépend aussi de comment tu glisses la manchette par‑dessus ou sous le blouson, mais le gant, lui, est armé pour encaisser. Sur route mouillée, aucune sensation de refroidissement brutal par l’eau : la membrane fait bien barrière tout en laissant la main relativement « sèche » à l’intérieur. On est ici dans la catégorie des vrais gants moto Gore‑Tex touring, pas du pseudo imperméable marketing.
Côté isolation, c’est presque indécent. La construction FIVE Thermo+ promet 20 % d’isolation supplémentaire, épaulée par du PrimaLoft® Gold 200 g sur le dessus avec insert aluminium, et du PrimaLoft® Grip Control 60 g sur la paume. Concrètement, ça se traduit par des doigts qui restent fonctionnels là où d’autres gants commencent à te trahir au bout de 20 minutes. Sur nationale froide, en dessous de 5 °C, on sent que le gant est dans son élément. Avec des poignées chauffantes, le combo devient vraiment redoutable : la chaleur est bien retenue, sans que la paume ne se transforme en radiateur incontrôlable. Seul bémol logique : cette isolation se paye en volume et en légère perte de finesse. Mais si ta priorité, c’est de rouler en plein hiver sans souffrir, ce compromis est plus que justifié. Bref, pour le froid et la pluie, il coche quasiment toutes les cases.
9.5 / 10
Qualité de fabrication & Durabilité : pensé pour encaisser les hivers
Au toucher comme à l’usage, les WFX PRIME EVO GORE‑TEX® donnent immédiatement une impression de sérieux. Le choix des matériaux – cuir de chèvre pleine fleur sur la paume, Softshell dense sur le dessus, renforts Superfabric®, TPR bien épais – laisse clairement entendre que Five n’a pas prévu que ces gants vivent une seule saison. Le cuir de chèvre est connu pour son bon compromis entre souplesse et résistance à l’abrasion, ce qui joue autant sur la sécurité que sur la durabilité. Les zones les plus sollicitées (paume, base de la main, doigts extérieurs) sont renforcées, ce qui limite l’usure prématurée en cas d’usage quotidien ou de longs trajets. Les fermetures YKK® sont un autre bon signal : ce sont souvent les zips qui lâchent en premier sur les gants, et ici, on est sur une valeur sûre.
Avec le temps, comme pour tout gant hiver, on peut s’attendre à un léger tassement de l’isolant, mais la qualité du PrimaLoft® Gold limite cet effet par rapport à des mousses basiques. La présence d’une membrane GORE‑TEX® est également rassurante à moyen terme : ces membranes sont réputées garder leur efficacité plus longtemps que beaucoup de solutions génériques, surtout si on entretient correctement le gant (séchage à l’air libre, pas de radiateur brûlant, nettoyage modéré). Les velcros semblent costauds et bien cousus, réduisant le risque de languette qui se déchire au bout de quelques mois. En usage normal – trajet boulot, balades weekend, quelques road‑trips –, on peut raisonnablement envisager plusieurs hivers sans drame. Bref, à défaut d’être indestructible, le WFX PRIME EVO donne vraiment l’impression d’être taillé pour encaisser la vie réelle d’un motard qui roule, pas juste d’un catalogue.
8.8 / 10
Rapport qualité/prix : un vrai investissement d’hiver
On ne va pas se mentir : un gant moto hiver Gore‑Tex avec PrimaLoft® comme le Five WFX PRIME EVO GORE‑TEX® ne joue pas dans la cour des entrées de gamme. Le tarif est clairement positionné sur le haut de panier, en accord avec la fiche technique : membrane GORE‑TEX®, isolation FIVE Thermo+ + PrimaLoft® Gold, renforts Superfabric®, protections ERGO PROTECH®, zip YKK, fonctions pratiques (Touch Screen, Clear Vision Pad). Vu comme ça, on comprend vite qu’on paie un ensemble cohérent, pas un simple logo griffé. Si tu roules seulement quelques fois l’hiver, tu trouveras forcément moins cher. Mais si tu prends la moto tous les jours, ou que tu enchaînes les kilomètres par tous les temps, ce type de gant devient rapidement un équipement clé plutôt qu’un « accessoire » dispensable.
Là où le WFX PRIME EVO GORE‑TEX® marque des points, c’est dans sa polyvalence en conditions difficiles : froid marqué, pluie régulière, usage commuting + balade. Dans ces cas‑là, il remplace avantageusement deux paires de gants plus basiques qui ne feront ni bien l’un ni l’autre. Ajoute à ça la qualité perçue, la robustesse globale et la protection très complète, et le prix commence à paraître plus raisonnable. On apprécie aussi les petits plus qui, au quotidien, comptent vraiment : raclette Clear Vision Pad sur la main gauche pour la visière, zones réfléchissantes bien placées, compatibilité écrans tactiles pour le GPS ou le smartphone. Bref, c’est un investissement, oui. Mais pour le motard qui roule vraiment en hiver, c’est le genre de dépense qui se justifie jour après jour, trajet après trajet.
8.7 / 10
Verdict : un compagnon d’hiver sérieux, pas un gadget de catalogue
Au final, les Five WFX PRIME EVO GORE‑TEX® cocheraient presque toutes les cases du gant hiver idéal. Ils sont très chauds, véritablement étanches, correctement respirants pour leur catégorie, et surtout, ils offrent un niveau de protection largement au‑dessus du simple gant « doudoune ». La construction Softshell + cuir de chèvre, l’isolation FIVE Thermo+ + PrimaLoft® Gold, la membrane GORE‑TEX® et les renforts Superfabric® ou ERGO PROTECH® forment un ensemble cohérent, pensé pour encaisser des conditions réelles, pas juste pour faire joli sur une fiche produit. Oui, ils sont volumineux. Oui, ils sont plus lourds qu’un mi‑saison. Mais si ton objectif, c’est de rouler sans souffrir du froid, c’est un compromis vite accepté. En gros : tu sacrifies un peu de finesse, et tu gagnes en sérénité, en confort et en sécurité.
Ce n’est pas non plus un gant « miracle » : dès que les températures remontent franchement, il devient trop chaud, et il ne remplacera pas un gant mi‑saison ou été. Mais dans son terrain de jeu – l’hiver, la pluie, le matin glacial de janvier, la nationale venteuse – il fait exactement ce qu’on attend de lui, et même un peu plus grâce à ses petits plus malins : Touch Screen™, Clear Vision Pad™, grande manchette ajustable, zip étanche. Bref, il fait le job, sans tricher. Si tu cherches un gant moto hiver Gore‑Tex haut de gamme pour rouler longtemps, souvent, et sans avoir peur de la météo, le Five WFX PRIME EVO GORE‑TEX® mérite clairement sa place dans ta liste courte. Pas parfait, mais diablement efficace là où ça compte : protéger tes mains, quoi qu’il arrive.
9 / 10
Avis motards : ce qu’en pensent ceux qui roulent vraiment avec
Dans les retours d’utilisateurs, un point revient systématiquement : la chaleur. Beaucoup de motards qui roulent tôt le matin ou tard le soir saluent la capacité des WFX PRIME EVO GORE‑TEX® à garder les doigts vivants, y compris après 45 minutes d’autoroute ou de voie rapide par températures proches de zéro. Certains notent même qu’ils ont dû baisser l’intensité de leurs poignées chauffantes par rapport à leurs anciens gants, sous peine d’avoir trop chaud dans la paume. L’étanchéité est également souvent mise en avant : pluie continue, petites averses quotidiennes, brouillard bien humide… globalement, le retour est très positif, avec très peu de plaintes sur des infiltrations d’eau, à condition évidemment de bien positionner la manchette avec le blouson. La perception de protection est jugée rassurante, sans effet « gants de ski » inutilisables sur les commandes.
En revanche, plusieurs utilisateurs mentionnent le volume important des gants, surtout au début. Certains parlent d’une petite phase d’adaptation, le temps de s’habituer à la taille de la manchette et à l’épaisseur globale. D’autres notent que pour une utilisation purement urbaine, sur de très petits trajets, ils peuvent paraître un peu « trop », là où un gant hiver plus léger suffirait. L’usage du système tactile Touch Screen reçoit des avis plutôt positifs : ce n’est pas d’une précision chirurgicale (normal avec autant d’isolant), mais suffisant pour lancer un GPS ou répondre rapidement. Le Clear Vision Pad, lui, fait clairement l’unanimité les jours de pluie. Globalement, les retours confirment notre ressenti : un gant pas parfait, un peu massif, mais diablement efficace dès qu’on parle de vrai hiver. Et au final, c’est bien pour ça qu’on l’achète.








