Gants Rev’it Bastille : le vintage qui aime vraiment rouler
Les gants Rev’it Bastille, ce sont clairement des gants mi-saison pensés pour les motards qui aiment le style rétro mais qui roulent tous les jours. Manchette courte, cuir de chèvre très souple, protections en Temperfoam et certification CE : on est sur un gant urbain / roadster, parfait pour les intersaisons quand il ne fait ni glacial ni caniculaire. Leur promesse ? Une sensation de gant en cuir classique, avec ce qu’il faut de protection moderne et un confort immédiat. Pas des gants pour l’attaque sur circuit, mais des alliés du quotidien pour aller au boulot, cruiser le week-end ou se balader en duo, sans sacrifier le look.
Design & finitions : un vrai petit gant néo-rétro
Visuellement, les Rev’it Bastille jouent à fond la carte vintage. Cuir de chèvre légèrement grainé, couleurs sobres, silhouette épurée : on est très loin du gant racing surchargé. La manchette courte tombe juste au-dessus du poignet, idéale pour passer sous un cuir ou un blouson textile urbain. Les surpiqûres et empiècements sont discrets, bien intégrés, et renforcent le côté néo-classique. Ce n’est pas un gant qui hurle “performance”, c’est un gant qui murmure “bon goût”. Et ça marche très bien sur un roadster, un scrambler ou une neo-retro type NineT, Z900RS ou Bonneville.
Côté finitions, Rev’it reste fidèle à sa réputation : les coutures sont propres, régulières, sans bourrelets gênants à l’intérieur. Le cuir teinté au tonneau donne un rendu légèrement patiné qui vieillit bien avec le temps. Le serrage poignet est discret mais efficace, sans gros velcro agressif visuellement. On sent que le cahier des charges était clair : un gant polyvalent, urbain, avec un look suffisamment sobre pour passer autant avec un perfecto qu’avec un blouson textile. Bref, c’est propre, bien fini, sans chichi inutile.
Confort & maniabilité : la seconde peau annoncée
Là où les gants Bastille marquent des points, c’est sur le confort immédiat. Le cuir de chèvre, plus souple qu’un cuir de vache, se fait très vite à la main. Dès la première sortie, on a déjà cette sensation de gant “cassé”, sans phase d’adaptation désagréable. La paume reste fine, ce qui donne un excellent ressenti des commandes, idéal en ville ou en conduite coulée. Les zones en Temperfoam ne rigidifient pas l’ensemble, et ne créent pas de points de pression parasites sur les doigts ou les phalanges. On les enfile, on serre au poignet, et on oublie qu’on les porte.
En maniabilité pure, c’est du tout bon : leviers faciles à doser, poignées bien ressenties, boutons au guidon manipulables sans se battre. Les doigts sont bien proportionnés, sans excès de longueur ni coupe trop large. On reste toutefois sur un gant mi-saison non doublé thermique : par matin très froid, on commence vite à sentir l’air, surtout sur le dessus de la main. À l’inverse, en plein été, il pourra vite sembler un peu chaud en ville. Mais pour la plage 10–20 °C, il est dans son élément. Bref, pour le quotidien en intersaison, il fait le job, sans tricher.
8.5 / 10
Protection & sécurité : l’essentiel, bien fait
Les Rev’it Bastille ne sont pas des gants racing blindés, et ils n’essaient pas de le faire croire. On est sur une protection orientée usage urbain / route tranquille. Le cuir de chèvre offre une bonne résistance à l’abrasion pour cette catégorie, et surtout, le gant est certifié CE EN 13594:2015 Niveau 1 KP, ce qui rassure déjà sur le sérieux de la conception. Sur les phalanges, des renforts en Temperfoam viennent jouer le rôle de bouclier souple : ils absorbent les chocs sans transformer le gant en carapace rigide.
La paume bénéficie également d’un insert en Temperfoam servant d’absorbeur de chocs en cas de chute classique “main en avant”. Ce n’est pas le gant le plus blindé du marché, mais la base est propre, cohérente avec son positionnement. On aurait pu aimer un slider plus marqué sur la paume pour les plus exigeants, mais cela aurait cassé le style vintage assumé. Pour un usage urbain, péri-urbain et balade, la protection proposée est adaptée et rassurante. Pour la piste ou l’arsouille intensive, il faudra logiquement monter en gamme vers un gant plus typé sport.
7.5 / 10
Ventilation & respirabilité : mi-saison assumée
Les gants Bastille ne sont pas des gants été ultra-perforés, et c’est important de le garder en tête. Leur construction en cuir plein, sans gros panneaux mesh, les positionne clairement comme gants mi-saison. La respirabilité reste correcte grâce à la finesse relative du cuir de chèvre et à l’absence de grosse doublure thermique. En roulant, l’air circule suffisamment pour éviter l’effet “mains bouillies” tant que les températures restent raisonnables. En usage urbain, à basse vitesse, on les sent toutefois un peu chauds au-delà des 25 °C.
Il n’y a pas de ventilations techniques type prises d’air, mais ce n’est pas leur rôle. Leur point fort, c’est d’être confortables en début de printemps, en automne, et même certains soirs d’été un peu frais. Pour ceux qui roulent à l’année, ils s’intègrent parfaitement dans une rotation de gants : un été bien ventilé, un mi-saison comme le Bastille, et un vrai hivernal. Si vous cherchez absolument un gant très aéré pour la canicule, ce ne sera pas le bon candidat. Mais pour tout le reste de l’année (hors plein hiver), ils s’en sortent franchement bien.
7 / 10
Étanchéité & isolation : pas sa spécialité
Les Rev’it Bastille ne sont pas annoncés comme des gants étanches, et ils n’intègrent pas de membrane type Gore-Tex ou Hydratex. Concrètement, ils pourront encaisser une petite averse ou un crachin court grâce au cuir qui offre une certaine résistance naturelle, mais sous une vraie pluie, ils finiront par se gorger d’eau. Ce n’est donc pas le gant à choisir pour les gros rouleurs qui traversent l’hiver sous la flotte. On est clairement sur un gant mi-saison “sec ou légèrement humide”, pas sur un équipement pluie longue durée.
Côté isolation, même constat : pas de doublure thermique épaisse, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour la précision des commandes, mais limite l’usage par temps froid. En dessous de 8–10 °C, les doigts commencent vite à piquer, surtout sur voies rapides. En revanche, cette relative absence d’isolation les rend très agréables à la mi-saison, là où un gant hiver devient trop chaud et engourdissant. Disons-le clairement : ce n’est pas un gant hiver, mais un très bon gant pour toutes les journées où le thermomètre ne part ni trop haut ni trop bas.
5.5 / 10
Qualité de fabrication & durabilité : du sérieux signé Rev’it
Rev’it a une bonne réputation sur la durée de vie de ses produits, et les gants Bastille ne font pas exception. Le cuir de chèvre teinté au tonneau n’est pas qu’un argument marketing : ce procédé améliore la tenue de la couleur dans le temps et la résistance générale du cuir. Les coutures tombent bien, sont protégées dans les zones critiques, et ne présentent pas de signes de faiblesse prématurée sur plusieurs mois d’utilisation quotidienne. Comme tout gant cuir, un minimum d’entretien (nettoyage doux, lait pour cuir de temps en temps) prolongera clairement sa longévité.
Les fermetures et le système de serrage au poignet inspirent confiance : pas de velcro trop fin qui se fatigue en trois mois, ni de pièce plastique fragile. Le cuir va se patiner et marquer un peu avec le temps, mais c’est précisément ce qui plaît aux amateurs de look vintage. En usage urbain et balade, ils ont tout pour tenir plusieurs saisons sans problème majeur. En usage très intensif sous la pluie et le froid, ils vieilliront logiquement plus vite, car ce n’est pas leur terrain de jeu naturel. Bien utilisés, ils offrent néanmoins un excellent compromis robustesse / confort.
8 / 10
Rapport qualité/prix : bien placé pour du cuir certifié
Positionnés dans la moyenne haute des gants mi-saison en cuir, les Rev’it Bastille offrent un rapport qualité/prix cohérent. On paye pour un cuir de chèvre de bonne qualité, une vraie certification CE EN 13594:2015 Niveau 1 KP, et une fabrication sérieuse. Face à certains concurrents qui misent tout sur le look sans forcément cocher la case certification, le Bastille se défend très bien. On n’est pas sur une bonne affaire “budget serré”, mais sur un produit bien pensé, durable, qui justifie son tarif par l’usage au quotidien.
Si vous cherchez un gant unique pour toute l’année, ce ne sera pas le plus rentable, car il montre vite ses limites sous grosse pluie ou en hiver bien froid. En revanche, si vous avez déjà un gant hiver et que vous voulez compléter avec un mi-saison cuir confortable et stylé, le Bastille devient un très bon investissement. Il vise clairement le motard qui préfère acheter un bon produit qui dure plutôt que de changer tous les ans. Bref, ce n’est pas le moins cher, mais il en donne pour son argent, sans poudre aux yeux.
8.2 / 10
Verdict : le gant mi-saison vintage qui aime la vraie vie
Au final, les gants Rev’it Bastille cochent très bien la case du gant mi-saison urbain et stylé. Confort immédiat, cuir de chèvre souple, certification CE, protections en Temperfoam bien intégrées et look vintage réussi : difficile de lui faire de vrais reproches dans son domaine. Il n’essaie pas de tout faire, et c’est justement ce qui le rend pertinent. Pour le pilote de roadster, de néo-rétro ou même de scooter haut de gamme qui veut du cuir, du style et du pratique, c’est un choix franchement solide.
Ses limites sont claires : ce n’est ni un gant été très ventilé, ni un gant hiver, ni un gant piste. Pas de membrane étanche, isolation modérée, protection correcte mais pas extrême : tout ça correspond à un usage réel de mi-saison et de balade. Si vous acceptez ce cahier des charges, le Bastille devient un excellent compagnon de route, agréable à porter et qui vieillit bien. Bref, un gant pour rouler souvent, longtemps, avec le sourire… et sans ruiner votre style au feu rouge.
8 / 10
Avis motards : ce qu’en pensent ceux qui roulent avec
Globalement, les utilisateurs des Rev’it Bastille soulignent en premier le confort et la souplesse du cuir. Beaucoup parlent d’un gant “déjà fait” dès la première utilisation, sans ampoules ni phase d’adaptation. Le look vintage est régulièrement cité comme un vrai plus, surtout pour ceux qui roulent en néo-rétro ou en custom. La sensation sur les commandes revient aussi souvent : on sent bien les leviers et les poignées, ce qui rassure en ville. Certains motards saluent également la certification CE Niveau 1 KP, qu’ils n’avaient pas forcément trouvée sur d’autres gants au style similaire.
Les critiques, elles, ciblent surtout deux points : l’absence de vraie étanchéité et les limites par temps froid. Plusieurs retours mentionnent des doigts gelés en dessous des 8–10 °C, et des mains rapidement trempées sous une grosse pluie. Quelques utilisateurs auraient aimé une protection un peu plus musclée sur la paume. Mais dans l’ensemble, les avis convergent : pour la mi-saison et un usage quotidien urbain ou balade, le Bastille fait exactement ce qu’on lui demande. Ni plus, ni moins. Et c’est peut-être ça, sa vraie force : un gant honnête, bien né, qui ne survend pas ce qu’il ne sait pas faire.





