Bering ROC GORE-TEX® : des gants hiver pour ceux qui roulent quand les autres rangent la moto
Les gants Bering ROC GORE-TEX®, ce ne sont pas des gants « au cas où ». Ce sont des gants pensés pour ceux qui continuent à aller bosser ou à enquiller les kilomètres en plein mois de janvier, sous la flotte et dans le vent. Catégorie : gants moto hiver, usage touring/quotidien, avec une vraie promesse : rester au sec grâce à la membrane GORE-TEX® étanche, tout en gardant assez de ressenti pour ne pas piloter comme avec des moufles de ski. On a une construction mêlant Softshell, Amara et cuir de chèvre, une manchette longue qui vient recouvrir le blouson, et des protections complètes sur les phalanges et la paume. Sur le papier, la fiche technique est carrée. Restait à voir si, sur la route, ils tiennent vraiment leurs promesses. Petit spoiler : ils ne se contentent pas de faire semblant.
Design & Finitions
Visuellement, les Bering ROC GORE-TEX® jouent la carte du sobre efficace. Pas de couleurs criardes ni de gros logos partout : on est sur un gant touring hivernal qui préfère la discrétion à la frime. Le dos en Softshell et Amara apporte un rendu légèrement mat et moderne, avec des zones bien découpées qui donnent un aspect sérieux et technique. La paume en cuir de chèvre, elle, respire la robustesse et le contrôle au guidon. Les éléments réfléchissants sont intégrés de manière assez discrète, mais visibles une fois dans le faisceau des phares. C’est le genre de design qui passe aussi bien sur un gros trail, un roadster sage ou une GT chargée de bagagerie. Bref, ce n’est pas un gant de piste, mais il a une vraie gueule de compagnon de route pour l’hiver.
En main, on sent que Bering a bossé les détails de finition. Les coutures sont propres, bien alignées, pas de fil qui dépasse ou de sur-épaisseur gênante sur les doigts. Le soufflet sur le dessus améliore la flexibilité sans casser la ligne du gant. La manchette longue est bien dimensionnée : assez large pour passer par-dessus une manche de blouson hiver, sans flotter comme un manchon de ski. Le double serrage poignet/manchette donne un aspect visuel un peu plus massif, mais rappelle surtout que l’objectif, c’est d’isoler le pilote du froid. Un point à noter : la zone de grip sur la paume ajoute une touche visuelle technique en plus de son côté pratique. Ce n’est peut-être pas le gant le plus fashion du monde, mais il donne immédiatement confiance. Et pour un gant d’hiver, c’est déjà une bonne partie du boulot.
Confort & Maniabilité
Dès qu’on enfile les gants Bering ROC GORE-TEX®, on sent clairement qu’on est dans la catégorie « gros gants hiver ». Le volume est présent, mais reste maîtrisé. La doublure en maille est douce et agréable, elle ne colle pas aux doigts, même quand on les retire plusieurs fois de suite (un détail, jusqu’au moment où tu dois badger cinq fois par jour au boulot). La coupe est plutôt généreuse, sans être flottante : on garde un bon alignement des doigts, et la préhension du guidon est naturelle. Ça reste des gants hiver, donc il ne faut pas s’attendre au ressenti de gants racing demi-saison, mais pour la catégorie, le compromis est très honnête. On peut manipuler les commodos, klaxon, clignos, sans s’énerver au bout de deux feux rouges. Bref, on est au chaud sans se sentir emprisonné.
Sur la route, le confort se confirme au fil des kilomètres. Le soufflet d’aisance sur le dessus de la main fait bien son job : les mouvements de freinage/embrayage se font sans résistance excessive, même avec des leviers réglés un peu loin. Le double serrage au poignet permet d’ajuster précisément le maintien : assez serré pour que le gant ne bouge pas, mais sans couper la circulation. On apprécie aussi le grip renforcé sur la paume, qui améliore le contrôle en conditions humides. Seule petite réserve : comme souvent avec les gants hiver, ceux qui ont de très petites mains ou des doigts très fins pourront les trouver un peu volumineux au début. Mais après quelques sorties, la matière se fait, et on oublie ce détail. Bref, ça reste un gant d’hiver, mais un gant d’hiver avec lequel on peut vraiment rouler, pas juste survivre.
8.5 / 10
Protection & Sécurité
Côté sécurité, les Bering ROC GORE-TEX® ne jouent pas les timides. On trouve une coque de protection rigide au niveau des phalanges, bien intégrée et suffisamment large pour couvrir le dessus de la main sans gêner les mouvements. La paume bénéficie d’un renfort dédié, conçu pour encaisser en cas de glissade. La construction mêlant cuir de chèvre sur la paume et matériaux synthétiques résistants sur le dessus apporte un bon niveau de résistance à l’abrasion pour un gant orienté route/touring. On n’est pas sur un gant piste full carbone, mais clairement sur un produit pensé pour protéger lors d’une utilisation quotidienne et de longs trajets. Les éléments réfléchissants sur le dessus et la manchette ajoutent une couche de sécurité passive appréciable sur route de nuit ou sous la pluie.
Même si la fiche technique ne détaille pas tous les micro-renforts (type protection scaphoïde dédiée, slider paume apparent, etc.), la conception globale respire le sérieux. La manchette longue ne sert pas seulement pour le confort thermique : elle couvre également une partie de l’avant-bras, ce qui est toujours un plus en cas de chute. Le maintien assuré par le double serrage évite aussi le risque que le gant s’arrache trop facilement en cas de glissade, un point souvent sous-estimé. Sur le ressenti, on se sent clairement mieux protégé qu’avec de simples gants textiles entrée de gamme. Est-ce un gant purement orienté sécurité sportive ? Non. Est-ce un gant cohérent et rassurant pour rouler tous les jours, par tous les temps ? Oui, sans rougir. Bref, le niveau de protection colle bien à sa vocation touring hivernale.
8 / 10
Ventilation & Respirabilite9
Paradoxalement, parler de ventilation sur un gant hiver est toujours un peu étrange. Les Bering ROC GORE-TEX® ne sont évidemment pas faits pour laisser passer l’air comme des gants été perforés. En revanche, là où ils marquent des points, c’est sur la respirabilité. La membrane GORE-TEX® est justement reconnue pour ça : stopper l’eau tout en laissant s’échapper l’humidité produite par la main. En usage réel, ça se traduit par des mains qui restent relativement sèches, même sur un trajet long sous la pluie, sans cette sensation de moiteur collante qu’on peut avoir avec certaines membranes basiques. En ville comme sur voie rapide, on ne ressent pas de courant d’air désagréable. Le gant isole bien, sans transformer la main en sauna portable.
Il faut être lucide : par des températures largement positives (au-delà de 12–15 °C), surtout en circulation urbaine lente, les Bering ROC GORE-TEX® peuvent commencer à tenir bien chaud. Ce n’est pas un défaut, c’est leur vocation. En revanche, sur de longues portions roulantes par temps froid ou humide, ils gèrent plutôt bien le compromis : la main reste au chaud, mais ne finit pas détrempée à cause de la transpiration. La doublure en maille aide à mieux réguler cette humidité interne, en évitant le contact direct avec la membrane. On aurait aimé, pour chipoter, un léger apport de ventilation contrôlée pour les mi-saisons fraîches, mais ce n’est clairement pas le cahier des charges de ce modèle. Bref, côté respirabilité, ils sont dans le haut du panier pour des gants hiver étanches.
7.5 / 10
c9tanche9ite9 & Isolation
C’est clairement le terrain de jeu des Bering ROC GORE-TEX®. L’argument numéro un, c’est la membrane GORE-TEX® étanche. En pratique, sous une bonne drache bien installée, ils tiennent le choc : pas de remontée d’eau par les coutures, pas de sensation d’humidité progressive qui s’infiltre. La manchette longue, si elle est bien positionnée par-dessus (ou sous) le blouson selon votre équipement, limite très efficacement les entrées d’eau par le poignet. Résultat : on peut enchaîner un bon trajet sous la pluie sans finir avec les doigts fripés comme après une heure dans un bain. L’isolation thermique est correcte à bonne, surtout pour un gant qui reste encore manipulable. Les mains restent fonctionnelles, même après plusieurs dizaines de kilomètres dans le froid humide.
Par grand froid vif (type 0–2 °C sur voie rapide pendant longtemps), on sentira forcément le froid finir par s’installer, surtout au bout des doigts. Aucun gant non chauffant n’y échappe vraiment. Mais dans sa plage d’utilisation typique – automne, hiver doux à froid, pluie, vent – le Bering ROC GORE-TEX® s’en sort très bien. La doublure en maille n’est pas la plus épaisse du marché, mais elle aide à conserver une bonne partie de la chaleur corporelle tout en évitant la sensation de bloc rigide autour des mains. C’est le compromis : isolation solide sans transformer le gant en brique thermique. Associés à des poignées chauffantes, ils deviennent vraiment une solution quatre à cinq mois par an pour les rouleurs réguliers. Bref, sous la flotte et le vent, ils font le taf, sans tricher.
8.5 / 10
Qualite9 de fabrication & Durabilite9
Sur le plan de la durabilité, les Bering ROC GORE-TEX® inspirent confiance dès qu’on les manipule. Le choix des matériaux est cohérent avec un usage hivernal intensif : cuir de chèvre sur la paume pour la résistance à l’abrasion et à l’usure des commandes, Softshell et Amara sur le dessus pour la flexibilité et la tenue dans le temps. Les zones de frottement, notamment au niveau de la paume et de l’intérieur du pouce, sont renforcées. Les coutures sont bien protégées, rarement exposées directement aux zones les plus sollicitées. À l’usage, on sent qu’on n’est pas sur un gant jetable de début de gamme : c’est pensé pour encaisser des hivers successifs, de la pluie, du sel, des manipulations répétées.
Comme toujours, la longévité dépendra aussi de l’entretien : un minimum de soin sur le cuir (nettoyage léger, produit adapté de temps en temps) permettra de conserver souplesse et étanchéité plus longtemps. La présence de la membrane GORE-TEX® est aussi un gage de tenue dans le temps en termes d’imperméabilité, à condition de ne pas massacrer le gant au lavage. Les velcros de serrage semblent robustes et bien cousus, limitant le risque de voir la fixation fatiguer rapidement. En résumé, tout indique que les ROC GORE-TEX® sont pensés comme un investissement sur plusieurs saisons plutôt qu’un achat à renouveler tous les ans. Si vous roulez beaucoup en hiver, c’est clairement un point à garder en tête : mieux vaut un bon gant qui dure que trois médiocres qui fuient au bout de six mois.
8.5 / 10
Rapport qualite9/prix
Les gants Bering ROC GORE-TEX® se positionnent logiquement dans le segment moyen/haut de gamme des gants moto hiver étanches. La présence de la membrane GORE-TEX®, les matériaux utilisés (Softshell, Amara, cuir de chèvre), la manchette longue, les protections et la compatibilité tactile justifient en bonne partie le tarif. On n’est pas sur un produit « premier prix », mais on ne paie pas non plus une étiquette marketing déconnectée de la réalité. Pour un motard qui roule peu en hiver, l’investissement peut sembler costaud. Pour celui ou celle qui enchaîne trajets boulot, périph’ sous la pluie et sorties dominicales quand le thermomètre fait grise mine, le calcul est différent : confort + sécurité + durabilité, ça finit par compter.
Face à certaines alternatives moins chères mais avec des membranes anonymes et des finitions plus approximatives, les ROC GORE-TEX® se défendent très bien. On gagne en confiance sous la pluie, en isolation dans le froid, et en tenue dans le temps. Ajoutez à ça des petits plus modernes (tactile, grip, double serrage, éléments réfléchissants) et on obtient un produit globalement cohérent pour son prix. Oui, on pourrait chipoter et dire qu’un léger renfort scaphoïde plus visible ou une isolation encore plus poussée auraient été bienvenus. Mais ça viendrait forcément alourdir l’addition ou sacrifier un peu de maniabilité. Dans l’état, le rapport qualité/prix est franchement bon pour un gant hiver touring sérieux. Bref, ce n’est pas le moins cher, mais clairement pas le moins rentable.
8 / 10
Verdict : un vrai gant hiver touring, pas un simple accessoire de confort
Au final, les Bering ROC GORE-TEX® cocheraient presque toutes les cases qu’on attend d’un gant moto hiver destiné au quotidien et au touring : étanchéité sérieuse grâce au GORE-TEX®, isolation convaincante, protections présentes là où il faut, manchette longue bien pensée et confort global très correct pour le volume. Ce n’est pas un gant sportif, ce n’est pas un gant mi-saison, et il n’essaie pas de l’être. Il assume pleinement son rôle : vous permettre de continuer à rouler quand la météo essaye de vous convaincre de prendre la voiture ou le métro. On apprécie particulièrement la cohérence de l’ensemble : rien ne fait gadget, tout a un sens, du grip paume au double serrage en passant par la compatibilité tactile.
Bien sûr, tout n’est pas parfait : ceux qui cherchent un ressenti ultra-fin sur les leviers ou une isolation extrême type grand nord devront regarder des modèles plus spécialisés (ou chauffants). Mais pour 90 % des motards qui roulent en hiver en France, les ROC GORE-TEX® offrent un compromis très solide entre confort, protection, étanchéité et durabilité. C’est un gant qu’on enfile un matin de novembre, qu’on garde jusqu’aux premiers vrais beaux jours, et qu’on est content de retrouver l’année suivante. Bref, un compagnon de route discret mais fiable, qui fait le job… sans tricher.
8.3 / 10
Avis motards : ce qu’en disent les utilisateurs sur la route
Les retours des motards qui roulent avec les Bering ROC GORE-TEX® vont globalement dans le même sens : un gant très rassurant sous la pluie, confortable au quotidien et suffisamment chaud pour affronter l’hiver sans souffrir à chaque trajet. Beaucoup soulignent l’efficacité de la membrane GORE-TEX®, avec des mains qui restent sèches même après de longues averses. La manchette longue et le double serrage sont souvent cités comme de vrais plus pour bloquer l’air froid et l’eau. Côté confort, la souplesse après quelques sorties revient souvent, avec un gant qui se fait à la main et devient de plus en plus agréable. Certains apprécient aussi la sobriété du design, qui passe partout sans jurer avec le reste de l’équipement.
Parmi les critiques, on retrouve surtout des remarques sur le volume du gant : forcément, pour un gant hiver, il prend un peu de place, notamment pour ceux qui viennent de gants été très fins. Quelques utilisateurs auraient aimé une isolation encore plus généreuse pour les trajets sur autoroute par températures proches de zéro, mais admettent que le compromis resterait difficile avec la maniabilité. Le côté tactile est jugé pratique, même si, comme souvent, ce n’est pas aussi précis qu’un doigt nu. Globalement, les avis confirment ce que promet la fiche technique : un gant hiver Gore-Tex sérieux, taillé pour rouler vraiment, pas juste pour faire joli dans le top-case. Bref, ceux qui l’achètent pour rouler toute la saison froide… le gardent.








