Gants DXR TTR V2 : le cuir mi‑saison sans chichi, un peu brut mais bien pensé
Les gants DXR TTR V2, c’est la vision du gant moto mi‑saison à l’ancienne : du cuir, de la protection, et basta. Pas de membrane Gore‑Tex, pas d’écran tactile ou gadget superflu, mais une construction 100% cuir de chèvre souple, une doublure polyester pour le confort et une certification CE EN 13594 niveau 1KP pour rouler l’esprit un peu plus tranquille. Pensés pour un usage route / urbain, avec manchette courte et serrage poignet, ils ciblent clairement le motard qui veut un gant efficace pour la mi‑saison, qu’il enfile sans réfléchir avant d’aller bosser ou de partir en balade. On les a pris en main avec cette idée : voir s’ils font vraiment le job au quotidien, sans tricher.
Design & finitions : du cuir, du noir, et une touche de sobriété assumée
Visuellement, les DXR TTR V2 jouent la carte du gant discret. Cuir de chèvre pleine fleur, manchette courte, lignes sobres : ils s’intègrent aussi bien sur un roadster moderne qu’une moto plus classique. La coque métacarpienne est intégrée de façon plutôt harmonieuse, sans l’effet « carapace de robot » de certains gants sportifs. Les renforts sur la paume et la tranche de la main sont visibles mais pas tape‑à‑l’œil, ce qui renforce ce côté utilitaire assumé. On sent que DXR a pensé à un usage quotidien, avec un design passe‑partout qui ne hurle pas « pistard du dimanche » à chaque feu rouge.
Côté finitions, le cuir est globalement régulier, avec des coutures qui inspirent confiance, surtout sur les zones critiques comme la paume. Les soufflets d’aisance sur les doigts apportent un petit relief visuel sympa tout en servant réellement à quelque chose. La patte de serrage au poignet, en scratch, est simple mais efficace et reste bien plaquée, sans excès de bande qui flotte. Ce n’est pas le gant le plus premium du marché, on voit que l’objectif est de rester dans une gamme tarifaire contenue, mais l’ensemble respire le sérieux. On est plus sur du « bon outil bien fini » que sur du produit vitrine, et ce n’est pas forcément un défaut.
Confort & maniabilité : souples dès le départ, typés conduite quotidienne
Le gros point fort des DXR TTR V2, c’est clairement la souplesse du cuir de chèvre. Dès la première prise en main, on a un gant qui ne donne pas cette sensation de raideur ou de carton qu’on retrouve parfois sur des modèles plus sportifs. Les doigts se plient facilement, les soufflets d’aisance font le job et on retrouve rapidement de la précision sur les commandes : frein avant, embrayage, blocages de comodos… tout se fait sans forcer. La doublure polyester est fine, elle ne gêne pas le ressenti et évite les frottements désagréables lors des manipulations répétées, notamment en ville.
En usage mi‑saison, le confort général est vraiment honnête : pas de point de compression particulier, la manchette courte se glisse naturellement sous la plupart des vestes, et le serrage poignet maintient bien le gant sans couper la circulation. On sent toutefois que le gant n’est pas pensé pour de très longues heures d’autoroute à haute vitesse : la protection contre le vent reste moyenne, et certains trouveront peut‑être le volume un peu juste s’ils ont la main très large. Mais pour un usage mixte urbain / péri‑urbain / petites balades, il remplit parfaitement sa mission. Bref, ce n’est pas un fauteuil club, mais on pourrait le porter longtemps sans s’en plaindre.
8 / 10
Protection & sécurité : l’essentiel, ni plus, ni moins
Les DXR TTR V2 cochent les cases importantes pour un gant mi‑saison homologué. On retrouve une coque rigide sur les métacarpes, bien positionnée, qui offre une couverture correcte en cas de choc frontal sur le dessus de la main. Les pads de protection sur les doigts complètent le tableau, avec un amorti supplémentaire sur ces zones souvent exposées lors d’une glissade. La paume est renforcée, tout comme la tranche de la main, là où, typiquement, on vient poser la main en premier lors d’une chute. Surtout, l’ensemble est certifié CE EN 13594 niveau 1KP, ce qui garantit un certain niveau de résistance à l’abrasion et au déchirement.
On reste toutefois sur une logique « routière / urbaine » et non racing. Il n’y a pas de protection scaphoïde spécifique avec sliders dédiés, ni d’armature complexe en plusieurs couches comme sur des gants piste. Le cuir de chèvre offre une bonne résistance mais pas au niveau de certains cuirs plus épais et techniques. En clair, pour une utilisation quotidienne, commuting, départementales et balades dynamiques, c’est largement suffisant. Pour du gros arsouille ou de la piste, on conseillera un modèle plus typé sport. Mais dans son segment, le TTR V2 trouve un bon équilibre : protection correcte, pas de surenchère, et une homologation rassurante. Bref, il protège sérieusement, sans en faire trois tonnes.
8 / 10
Ventilation & respirabilité : pensé pour la mi-saison, pas pour la canicule
Avec leur construction 100% cuir de chèvre et leur doublure polyester, les DXR TTR V2 ne sont pas des gants été ultra-ventilés, c’est clair. Il n’y a pas de zones en mesh ou de perforations massives sur le dessus de la main. La respirabilité repose surtout sur la relative finesse du cuir et l’absence de membrane étanche. Résultat : en mi-saison classique, avec des températures entre 10 et 20 °C, on est bien. Les mains respirent suffisamment et la chaleur ne s’accumule pas trop vite, surtout en roulant à une allure constante. C’est clairement leur terrain de jeu idéal.
En revanche, dès que le thermomètre grimpe franchement au-delà des 25 °C, on sent que la ventilation atteint ses limites, surtout en usage urbain avec beaucoup d’arrêts. Le cuir, même souple, reste moins aéré qu’un gant textile perforé. À l’inverse, lorsqu’il fait frais le matin, la doublure offre un petit tampon thermique appréciable, sans transformer le gant en modèle hiver. En résumé, ces DXR TTR V2 sont vraiment des gants mi-saison au sens strict : parfaits pour le printemps et l’automne, acceptables en été doux, un peu justes dans les extrêmes. Bref, ils respirent juste ce qu’il faut, tant qu’on ne leur demande pas l’impossible.
7 / 10
Étanchéité & isolation : mi‑saison oui, gant pluie non
Les DXR TTR V2 n’intègrent pas de membrane étanche type Gore‑Tex ou équivalent, et c’est un point important à garder en tête. Ils ne sont pas vendus comme des gants pluie, mais comme des gants moto mi‑saison en cuir. Concrètement, ils peuvent encaisser une petite averse ou une route encore humide sans se transformer immédiatement en éponge, le cuir offrant une certaine résistance naturelle. Mais au‑delà de quelques kilomètres sous une vraie pluie, l’eau finit par pénétrer, et la doublure polyester commence à pomper l’humidité. On le sent vite : la sensation de froid arrive alors assez rapidement, surtout sur le dessus de la main exposé au vent.
Côté isolation, on est sur un compromis léger : la doublure de confort apporte un petit plus par rapport à un gant cuir totalement nu, mais on reste loin d’un gant hivernal. Le matin à 8‑10 °C, ça passe encore, surtout en usage urbain ou péri‑urbain. En dessous, sur voie rapide, les doigts commencent à piquer assez vite. Là encore, DXR n’a pas cherché à faire un gant quatre saisons, mais un vrai gant de mi‑saison, ni plus, ni moins. Pour ceux qui roulent souvent sous la pluie ou par temps froid, il faudra clairement compléter avec un modèle dédié. Bref, il assume son rôle : correct tant que la météo ne décide pas de se venger.
5 / 10
Qualité de fabrication & durabilité : du sérieux pour le prix
Avec leur construction en 100% cuir de chèvre, les DXR TTR V2 partent sur de bonnes bases en termes de longévité. Le cuir utilisé, s’il est entretenu un minimum (nettoyage léger, graissage occasionnel), devrait bien vieillir et se patiner plutôt que se dégrader. Les renforts sur la paume et la tranche de la main limitent l’usure prématurée sur les zones de frottement avec les poignées et les commandes. Les coutures apparaissent bien tendues, sans fil qui dépasse de manière flagrante, ce qui est plutôt rassurant à moyen terme. Pour un gant positionné sur un segment tarifaire accessible, c’est franchement correct.
Évidemment, on n’est pas sur la même impression de solidité brute que sur des gants racing haut de gamme, avec cuir multi‑épaisseurs et renforts partout. Mais en usage réaliste – trajets quotidiens, balades le week‑end, un peu d’autoroute de temps en temps – le TTR V2 devrait tenir plusieurs saisons sans difficulté. La patte de serrage en scratch semble suffisamment robuste pour encaisser des dizaines de cycles d’ouverture/fermeture avant de fatiguer. Le seul vrai point de vigilance, comme souvent avec le cuir, ce sera l’entretien : si on le laisse sécher au radiateur après une grosse pluie, sa durée de vie en prendra un coup. Bref, traité avec un minimum d’attention, il a tout pour durer honnêtement.
8 / 10
Rapport qualité/prix : un gant cuir mi‑saison très bien placé
C’est probablement là que les DXR TTR V2 marquent le plus de points : le positionnement qualité/prix. Pour un gant 100% cuir de chèvre, certifié CE EN 13594 niveau 1KP, avec coque métacarpes, renforts paume et tranche, et doublure de confort, on reste dans une gamme tarifaire clairement attractive. On sent que DXR a fait des choix : pas de membrane étanche, pas de technologie tactile, pas de raclette visière ou autres gadgets, afin de concentrer le budget sur l’essentiel. Résultat, on a un gant simple, mais efficace, qui met le cuir et la sécurité de base à la portée de beaucoup de motards.
Face à la concurrence, le TTR V2 se place comme une option très pertinente pour qui veut un gant moto mi-saison en cuir sans se ruiner. Il ne prétend pas remplacer un gant hiver ni un modèle été ultra‑aéré, mais dans son créneau, il fait le job avec une honnêteté rafraîchissante. Oui, on pourrait lui reprocher l’absence d’étanchéité ou de fonction tactile, mais ce serait passer à côté de sa philosophie : un gant simple, robuste, confortable pour le quotidien, à un prix cohérent. Bref, pour le budget, difficile de lui en vouloir : il donne ce qu’il promet, et un peu plus.
9 / 10
Verdict : un vrai gant mi‑saison en cuir, honnête et sans triche
Les gants DXR TTR V2, c’est un peu le jean brut du gant moto : pas tape‑à‑l’œil, mais efficace, confortable, et facile à vivre. Cuir de chèvre souple, renforts bien placés, certification CE, confort global très correct : pour un gant mi-saison, la copie est solide. Ils excellent dans ce pour quoi ils sont faits : le quotidien, les trajets boulot‑maison, les balades tranquilles et les sorties du week‑end quand la météo est clémente. On les enfile, on roule, on les oublie. Et c’est souvent le meilleur compliment qu’on puisse faire à un équipement moto.
Évidemment, ils ont leurs limites : pas de vraie étanchéité, isolation modeste, ventilation moyenne en plein été. Mais DXR ne survend pas le produit, et c’est appréciable. À ce prix, difficile de leur reprocher de ne pas faire tout, tout le temps. Si vous cherchez un gant moto cuir mi-saison simple, bien pensé, et que vous acceptez de compléter votre équipement pour l’hiver ou la grosse chaleur, le TTR V2 mérite clairement une place sur votre guidon. Bref, il fait exactement ce qu’on attend de lui… sans tricher.
8 / 10
Avis motards : ce qu’en pensent les utilisateurs sur la route
Les retours des motards sur les DXR TTR V2 vont globalement tous dans le même sens : un gant confortable, souple et rassurant pour le prix. Beaucoup apprécient le toucher des commandes, jugé précis dès les premières sorties, ainsi que la manchette courte facile à intégrer avec n’importe quelle veste. La sensation de cuir « déjà cassé » revient souvent dans les commentaires, tout comme la tenue des coutures au fil des mois. Certains soulignent aussi le look sobre, passe‑partout, qui se marie bien avec différents styles de motos, du roadster à la machine vintage.
Les critiques pointent surtout les limites déjà évoquées : protection contre le froid perfectible sur trajets rapides, absence d’étanchéité réelle en cas de grosse pluie, et manque de petites options modernes comme la compatibilité tactile. Mais la majorité des utilisateurs jugent ce compromis acceptable au vu du tarif. En résumé, ceux qui l’achètent en connaissance de cause – comme un vrai gant mi‑saison en cuir et non comme un quatre saisons miracle – en sont plutôt contents. Bref, un gant qui n’essaie pas de mentir sur ce qu’il est, et ça se ressent dans les avis.



















