Five RS2 EVO : le gant d’été qui veut tout faire (et presque y arrive)
Les gants Five RS2 EVO, c’est un peu le couteau suisse du gant moto été urbain : courts, souples, relativement ventilés, mais avec de vraies protections dignes de ce nom. Pensés pour un usage quotidien, ils visent autant le motard qui roule boulot/maison que celui qui enchaîne les petits roadtrips estivaux. Cuir de chèvre pleine fleur sur le dessus, paume renforcée, coque métacarpo-phalangienne ERGO PROTECH et index tactile : sur le papier, tout y est. Restait à voir si, sur la route, ils tiennent leurs promesses… et s’ils valent vraiment leur place dans ta panoplie de gants d’été.
Design & Finitions : un look sportif sans crier trop fort
Visuellement, les Five RS2 EVO jouent la carte du gant sport-urbain : manchette courte, coques bien intégrées et lignes tendues sans en faire une saucisse racing fluo. Le cuir de chèvre pleine fleur sur le dessus apporte une touche premium, avec un grain fin et régulier plutôt flatteur. Les inserts en TPR (coques doigts, slider de paume, logo de protection) sont bien dessinés, ni trop massifs ni trop timides. Ça reste discret sous un blouson textile ou cuir, tout en laissant deviner qu’on n’est pas sur un simple gant fashion. Clairement, c’est plus « roadster énervé » que « GT pépère ».
Côté finitions, c’est propre : coutures régulières, pas de fils pendants, pièces TPR bien ajustées. Le néoprène à la manchette donne un aspect moderne et évite l’effet bloc rigide. Les soufflets accordéon en cuir sur le pouce ajoutent un petit côté technique agréable à l’œil et pratique sur la route. On sent que FIVE maîtrise son sujet : le RS2 EVO reste cohérent avec le reste de la gamme, sans donner l’impression d’un gant low-cost déguisé. Il ne fera pas tourner toutes les têtes à la terrasse, mais il renvoie l’image d’un équipement étudié pour rouler, pas juste pour poser. Bref, sobre, efficace, sans chichi inutile.
Confort & Maniabilité : taillé pour la ville et les petites arsouilles
Le gros point fort des Five RS2 EVO, c’est la souplesse générale. Le cuir de chèvre sur le dessus, combiné aux fourchettes en nylon extensible, donne un gant qui se fait rapidement oublier. Après une ou deux sorties, le cuir se détend juste ce qu’il faut et on obtient une bonne liberté de mouvement, notamment au niveau des doigts et du pouce grâce aux soufflets accordéon. La paume en cuir synthétique, renforcée en cuir de chèvre, offre un grip correct sur les poignées, même en jouant un peu avec l’embrayage dans les embouteillages. Pour un gant avec coque rigide, la maniabilité des commandes reste très bonne.
La manchette courte en néoprène assure un maintien agréable sans venir se battre avec la manche du blouson. La patte de serrage TPR + Velcro permet d’ajuster précisément autour du poignet, sans point de pression gênant. On sent bien la coque métacarpo, mais elle ne vient pas écraser la main en position de conduite. En usage quotidien, entre trajets boulot et petites sorties du soir, on ne développe pas de fatigue particulière ni de frottements agaçants. Pour les très longs trajets autoroutiers, certains trouveront peut-être le gant un peu sec et peu amortissant, mais pour son programme urbain/péri-urbain, il est parfaitement dans le game. Bref, confortable sans être un gant touring moelleux.
8.5 / 10
Protection & Sécurité : du sérieux pour un gant été CE 1KP
Sur la sécurité, FIVE ne s’est pas contenté de coques symboliques. Les RS2 EVO embarquent une coque métacarpo-phalangienne monobloc ERGO PROTECH en PVC, dissimulée sous le cuir, qui couvre bien le dessus de la main. Sur l’index et le majeur, des mini-coques TPR souples ajoutent une couche de sécurité sans gêner le mouvement. Le logo FIVE en TPR au niveau des métacarpes n’est pas qu’esthétique : il joue aussi un petit rôle protecteur, surtout en cas de glissade. Côté paume, le slider en TPR est là pour encaisser le premier contact et limiter la torsion lors d’une chute en avant, ce qui est loin d’être un gadget.
On trouve également des renforts en mousse éponge de 3 mm sous cuir sur l’annulaire et l’auriculaire, histoire de ne pas laisser ces doigts totalement exposés. Le gant est certifié CE EN13594 niveau 1KP, ce qui correspond à la norme attendue pour un gant moto été orienté route. Oui, on reste en niveau 1, donc ce n’est pas un gant racing piste, mais pour un usage urbain / route rapide, la protection est globalement cohérente. Comme d’habitude, le talon de la main aurait toujours pu être encore plus blindé, mais dans cette gamme de prix et de confort, le compromis est honnête. Bref, il protège sérieusement, sans se transformer en armure rigide.
8 / 10
Ventilation & Respirabilité : un été maîtrisé, pas caniculaire
Les Five RS2 EVO ne sont pas des gants totalement perforés façon piste, mais pour un gant moto été orienté route, la gestion de la chaleur est plutôt bien pensée. Le cuir de chèvre, plus fin et souple, laisse mieux respirer que certains cuirs plus épais. Les zones textiles et les fourchettes en nylon extensible aident aussi à évacuer un peu de chaleur entre les doigts, là où on transpire vite. En ville l’été, dans les bouchons, on sent évidemment que ça chauffe, mais on n’a pas cette sensation de main prisonnière comme avec un gant mi-saison. Disons que ça reste vivable, même les jours bien ensoleillés.
Sur route, à partir de 60–70 km/h, l’air circule suffisamment pour garder les mains dans une zone de confort correcte. Ce n’est pas le gant le plus aéré du marché, mais il évite le piège du gant trop ventilé qui devient inconfortable dès que la température baisse un peu le soir. On est sur un équilibre entre protection, sensation de tenue et respirabilité, plus que sur un gant « full mesh » ultra aéré. Pour ceux qui roulent surtout en ville en plein été méditerranéen, il faudra accepter un peu de chaleur. Pour un usage mixte urbain/route sur la belle saison, le RS2 EVO fait le job, sans tricher.
7.5 / 10
Étanchéité & Isolation : ce n’est pas son terrain de jeu
Les Five RS2 EVO sont clairement des gants moto été, et ça se sent dès qu’on parle d’étanchéité ou d’isolation. Pas de membrane waterproof, pas de doublure thermique, pas de fausse promesse. Sous une petite averse chaude, le cuir va encaisser quelques minutes, mais soyons honnêtes : si la pluie s’installe, tes mains finiront mouillées. D’un côté, ce n’est pas surprenant, de l’autre, c’est assumé et cohérent avec leur usage : ville, routes sèches, saison chaude. Au moins, on n’est pas dans le marketing flou. Quand ça mouille vraiment, il faudra sortir une paire dédiée pluie ou hiver.
Côté isolation, même logique : ce gant n’est pas conçu pour affronter le froid. Dès que la température tombe sous les 12–13 °C, surtout le matin, on commence à sentir nettement le frais sur le dessus de la main et le bout des doigts. Pour les intersaisons douces, ça passe encore si tu n’es pas trop frileux, mais pour l’hiver ou même un long roulage par temps froid, ce n’est clairement pas le bon outil. On lui pardonne volontiers, puisque son but est précisément d’éviter la surchauffe en été. Bref, en matière d’étanchéité et de chaleur, ne lui demande pas ce pour quoi il n’a jamais été conçu.
4 / 10
Qualité de fabrication & Durabilité : sérieux, pour un gant du quotidien
La combinaison cuir de chèvre pleine fleur sur le dessus + paume en synthétique renforcée cuir laisse présager une bonne tenue dans le temps, surtout pour un usage urbain et routier classique. Le cuir de chèvre est connu pour son excellent rapport souplesse/résistance, et FIVE ne débute pas dans le domaine. Les zones exposées (paume, métacarpes) profitent de renforts TPR et de surpiqûres qui devraient limiter l’usure prématurée. Les coutures sont régulières, bien protégées dans l’ensemble, sans zones grossières apparentes. Pour un gant porté presque tous les jours en saison, on est sur quelque chose de raisonnablement endurant.
Évidemment, comme tout gant d’été, s’il est mal entretenu (pluie + séchage en plein soleil, transpiration non nettoyée, etc.), le cuir finira par marquer et se dessécher. Un peu de soin (nettoyage doux, graisse spécifique de temps en temps) prolongera nettement sa durée de vie. Les inserts TPR sont solides et ne semblent pas prêts à se décoller au premier accrochage. Après quelques mois d’usage intensif, on peut s’attendre à un léger patinage du cuir et à quelques plis, mais rien d’anormal. Bref, c’est un gant fait pour rouler vraiment, pas juste rester dans l’armoire en attendant la sortie dominicale parfaite.
8 / 10
Rapport qualité/prix : bien placé dans sa catégorie
Positionnés dans la moyenne du segment des gants moto été urbains protégés, les Five RS2 EVO offrent un package assez convaincant pour le tarif. On a du cuir de chèvre pleine fleur, une vraie coque métacarpo ERGO PROTECH, un slider de paume, des renforts mousse, une certification CE EN13594 1KP, de bonnes finitions et des petits plus bienvenus comme l’index tactile et la languette Pull’N’Ride. Pour un gant que tu peux utiliser quasi quotidiennement dès que les températures montent, l’investissement se justifie facilement. On n’a pas l’impression de payer uniquement pour le logo.
Face à certains concurrents soit moins bien équipés, soit nettement plus chers à protections équivalentes, le RS2 EVO tient clairement son rang. Il ne prétend pas être le gant ultime, mais propose un compromis cohérent : confort, protections sérieuses, look polyvalent, le tout à un prix qui reste accessible au plus grand nombre. Si tu cherches un gant 100 % piste ou un modèle ultra ventilé type mesh intégral, passe ton chemin. Si tu veux un gant d’été fiable, bien pensé, pour la route et la ville, le ratio ce que tu payes / ce que tu obtiens est franchement intéressant. Bref, l’un des bons plans de la catégorie.
8.5 / 10
Verdict final : un vrai couteau suisse pour l’été
Les Five RS2 EVO cochent la plupart des cases qu’on attend d’un bon gant moto été pour la route : souplesse, protections sérieuses, certification CE, look passe-partout et petits détails malins comme l’index tactile ou la languette d’enfilage. Ils ne sont pas les plus ventilés du marché, ni les plus extrêmes en termes de protection racing, mais ce n’est pas leur cahier des charges. Leur terrain de jeu, c’est la ville, le péri-urbain et les balades estivales où on veut quelque chose de confortable, rassurant et pas trop tape-à-l’œil. Et là-dessus, ils assurent plutôt bien.
Si tu cherches un gant unique pour toute l’année, ce ne sera pas lui : zéro isolation, pas d’étanchéité, et c’est assumé. Si, en revanche, tu veux un gant dédié pour la belle saison, capable d’enchaîner trajets quotidiens et petites arsouilles du week-end, le RS2 EVO mérite clairement d’être essayé. Son rapport qualité/prix solide, son confort global et son niveau de protection cohérent en font une valeur sûre pour beaucoup de motards. Bref, un gant d’été abouti, honnête et polyvalent, qui fait très correctement le boulot… sans trop de blabla.
8.2 / 10
Avis des motards : ce qu’en pensent ceux qui roulent vraiment avec
Les retours des utilisateurs des Five RS2 EVO sont globalement positifs. Beaucoup saluent la souplesse du cuir de chèvre dès les premières sorties, sans vraie phase de rodage désagréable. Le maintien au poignet est souvent cité comme un bon point, grâce à la manchette en néoprène et au serrage Velcro précis. Le toucher des commandes et la facilité à manipuler clignos, leviers et écrans TFT sont jugés très bons pour un gant avec coque. L’index tactile fait aussi l’unanimité : pouvoir utiliser son GPS ou son smartphone à l’arrêt sans retirer les gants, c’est un détail qui finit par compter au quotidien.
Côté critiques, certains motards auraient aimé un poil plus de ventilation lors de grosses chaleurs, surtout en usage urbain très dense. D’autres notent que la paume, en synthétique, marque un peu plus vite si on roule souvent sous la pluie ou si on néglige l’entretien. Mais peu remettent en question le confort général ni la qualité perçue. Le sentiment global, c’est celui d’un gant sérieux, bien pensé, qui correspond à ce qui est annoncé. Pas de surprise magique, mais pas de mauvaise blague non plus. Bref, un gant d’été que beaucoup rachèteraient sans trop hésiter si c’était à refaire.





