Segura LADY SULTANA : des gants moto hiver femme qui misent sur le cuir et le confort urbain
Les gants Segura LADY SULTANA, ce sont clairement des gants moto hiver pour femme pensés pour celles qui roulent par tous les temps… mais surtout sur route et en ville. Cuir de chèvre souple, membrane étanche, doublure thermique 90 g : sur le papier, ils promettent chaleur, protection et un bon ressenti des commandes. On est loin du gros gant touring blindé façon expédition en Norvège, ici on vise plus le quotidien, le trajet boulot, les balades du week-end, bref la vie réelle d’une motarde. Ce test va décortiquer leur design, le confort au guidon, la protection, l’étanchéité et le rapport qualité/prix, avec un œil très concret : est-ce que ces LADY SULTANA valent leur place comme gants d’hiver principaux, ou plutôt comme alliés de la mi-saison froide ? Voyons ça, sans filtre.
Design & finitions : un look féminin sans tomber dans le gadget
Au déballage, les Segura LADY SULTANA affichent clairement leur ADN : des gants moto femme en cuir au style assez sobre, avec juste ce qu’il faut de féminité sans tomber dans la caricature rose bonbon. Le cuir de chèvre donne tout de suite une belle impression de souplesse, avec un grain fin assez élégant. Les coutures matelassées sur la paume apportent un petit côté vintage chic tout en ayant une vraie utilité pour le grip. Visuellement, ce ne sont pas des gants racing ni de gros gants touring : plutôt des gants route/urbains, relativement compacts pour des modèles hiver. Les lignes restent fluides, le volume reste raisonnable malgré la doublure thermique. On voit que Segura a cherché à garder un gant à l’allure wearable au quotidien, que ce soit sur un roadster, une néo-rétro ou un scooter un peu classe.
Côté finitions, c’est propre : les coutures sont régulières, pas de fils qui dépassent, la membrane étanche est bien intégrée et ne donne pas cette sensation de “sac plastique” qu’on retrouve parfois sur des gants entrée de gamme. Le système de serrage poignet par pression et zip ajoute un petit twist design mais surtout une vraie fonctionnalité : on enfile le gant assez facilement, on ajuste, et ça reste en place. Les soufflets d’aisance sur les doigts améliorent visuellement le gant en cassant le côté bloc massif, et participent à la mobilité. On n’est pas au niveau premium d’un gant racing haut de gamme en termes de sophistication, mais pour un gant hiver urbain, le compromis design/fonctionnel est bien trouvé. Bref, il a de la gueule, mais il ne joue pas au plus malin.
Confort & maniabilité : un gant hiver qui reste vraiment pilotable
Sur la main, le premier truc qui surprend, c’est la souplesse du cuir de chèvre. Pour un gant moto hiver femme avec membrane étanche et doublure thermique, on aurait pu s’attendre à quelque chose de plus rigide. Là, les LADY SULTANA se font assez vite oublier. Les soufflets d’aisance sur les doigts aident vraiment à garder une bonne flexion au niveau des phalanges, et le volume global reste contenu, ce qui est appréciable pour les petites mains. La doublure Softyline est douce, sans plis gênants qui viennent se caler entre les doigts – un détail, mais sur long trajet, ça change tout. On garde une sensation correcte sur les leviers, et la main se place naturellement sur la poignée, sans forcer.
En conduite, la maniabilité est franchement bonne pour cette catégorie. Les commandes restent faciles à actionner : clignotants, appel de phare, bouton de démarreur… on ne passe pas 3 secondes à chercher à l’aveugle. Le grip en paume est bien vu : il limite les micro-glissements sur la poignée, surtout sous la pluie ou avec des poignées un peu lisses. On sent évidemment la présence de la coque phalanges et du renfort paume, mais ça ne vient pas créer de zones de pression trop marquées. Pour des trajets urbains quotidiens, c’est nickel. Sur autoroute prolongée, on finit par sentir un peu plus le volume thermique, mais rien de choquant. Bref, il reste un vrai gant pour piloter, pas juste une moufle chic.
8.5 / 10
Protection & sécurité : CE dans l’esprit, urbain dans le positionnement
Les Segura LADY SULTANA ne jouent pas à être autre chose que ce qu’ils sont : des gants moto hiver urbains avec une protection sérieuse mais pas extrême. La coque rigide au niveau des phalanges est homologuée CE, ce qui assure une bonne absorption en cas de choc direct sur le dessus de la main. En paume, on retrouve un renfort prévu pour encaisser l’abrasion lors d’une glissade – essentiel sur route. Le cuir de chèvre, même s’il est choisi pour sa souplesse, reste une matière naturellement résistante à l’usure, bien plus rassurante qu’un gant purement textile. En usage réel, on sent que le gant est conçu pour assurer en cas de chute typique de circulation, sans jouer la surenchère racing.
Il faut néanmoins rester lucide : ce n’est pas un gant piste ni même un gros gant touring orienté aventure. La protection est bien dimensionnée pour la ville, la rocade, la départementale, avec une vitesse raisonnable. L’absence de sliders rigides en paume et de protections latérales très marquées rappelle qu’on reste sur un segment route/urbain. Côté serrage, le combo pression + zip permet de bien verrouiller le poignet, ce qui limite le risque de voir le gant se faire éjecter en cas de glissade – un point souvent négligé. Pour une motarde qui roule tous les jours en hiver, c’est largement cohérent. Bref, il sécurise bien le quotidien, mais ne se prend pas pour un gant de GP.
8 / 10
Ventilation & respirabilité : pour l’hiver, et un peu la mi-saison froide
On parle ici de gants moto hiver pour femme, donc ne cherchez pas une ventilation façon gants perforés d’été, ce n’est clairement pas le programme. Les Segura LADY SULTANA misent davantage sur la respirabilité que sur la ventilation brute. La membrane étanche laisse passer l’humidité interne vers l’extérieur, ce qui limite l’effet mains moites lors des trajets un peu longs. En ville, avec des arrêts fréquents aux feux et une conduite en intervalles, cette gestion de la transpiration est plus importante qu’on ne le croit. On n’a pas l’impression de baigner dans son jus au bout de 30 minutes, ce qui est déjà un bon point pour des gants doublés.
Évidemment, en plein hiver doux ou en mi-saison froide, l’équilibre est bon : les mains restent au chaud sans surchauffe excessive. En revanche, si vous roulez avec des températures qui remontent franchement (printemps avancé, au-delà de 15–16 °C en ville), le gant va commencer à se faire sentir un peu lourd thermiquement. Ce n’est pas un défaut, c’est juste le résultat logique d’une doublure 90 g. Il n’y a pas d’entrées d’air dédiées ou de panneaux mesh, donc on ne peut pas vraiment parler de “ventilation”, plutôt de gestion thermique correcte pour sa catégorie. Bref, c’est un gant hiver qui s’assume, pas un couteau suisse quatre saisons.
6.5 / 10
Étanchéité & isolation : paré pour la pluie et le froid urbain
Côté étanchéité, les Segura LADY SULTANA font le job. La membrane intégrée bloque efficacement la pluie, que ce soit en averse urbaine ou sur nationale détrempée. On reste au sec, à condition évidemment de bien gérer le recouvrement avec la manche du blouson. Le zip et le serrage poignet aident à limiter les infiltrations par le haut. On n’est pas spécifiquement sur du Gore-Tex ici, mais la membrane choisie par Segura tient correctement son rôle. Sur des trajets de 30 à 45 minutes sous la flotte, ça passe sans souci. Au-delà, comme souvent, tout dépendra aussi du reste de l’équipement et de la position sur la moto. Mais dans son usage cible, c’est rassurant.
Pour l’isolation, la doublure thermique 90 g offre un bon compromis. En ville et périurbain jusqu’à des températures proches de 0–3 °C, on garde une sensation de chaleur convenable, surtout si on roule avec un pare-mains ou des poignées chauffantes. Les mains ne sont pas en mode sauna, mais on ne finit pas congelée après un trajet boulot. Sur autoroute ou voie rapide, avec le vent relatif et des températures vraiment négatives, le gant montre ses limites : ce n’est pas un modèle grand froid typé touring longue distance. En gros, pour une utilisation réaliste de motarde urbaine ou périurbaine en hiver, il est dans sa zone de confort. Bref, il réchauffe, il isole, mais il n’est pas magique.
8 / 10
Qualité de fabrication & durabilité : du cuir, donc du sérieux
La construction en cuir de chèvre est clairement un atout pour la durabilité des Segura LADY SULTANA. Ce cuir est à la fois souple et résistant, ce qui en fait un bon candidat pour un usage quotidien, avec enfilages et retrait répétés, exposition à la pluie, aux projections et aux frottements sur les commandes. Les coutures matelassées en paume ajoutent non seulement du grip mais aussi une couche supplémentaire sur une zone très sollicitée. Les renforts bien positionnés limitent l’usure prématurée là où on pose souvent la main. On sent que le gant est pensé pour durer plus d’une saison, à condition de lui offrir un minimum de soin (un petit entretien cuir de temps en temps ne fait jamais de mal).
La qualité perçue est globalement très correcte pour le segment : les zips semblent solides, les pressions tiennent bien sans faire cheap, et la doublure interne ne se vrille pas dès qu’on retire le gant un peu vite. C’est souvent là que les modèles moyens trahissent leur faiblesse, et ici, ce n’est pas le cas. La membrane étanche, comme toujours, sera le point à surveiller sur le long terme, surtout si le gant est régulièrement trempé puis séché n’importe comment. Mais en usage normal, il n’y a pas de signe de fragilité flagrante. On n’est peut-être pas au niveau d’un gant haut de gamme à la durée de vie quasi “pro”, mais pour un usage de motarde régulière, le rapport solidité/encombrement est très convaincant. Bref, il est parti pour vous accompagner un bon moment.
8.5 / 10
Rapport qualité/prix : cohérent pour un vrai gant hiver cuir femme
Les Segura LADY SULTANA se placent sur un segment de gants moto hiver femme en cuir à tarif intermédiaire : pas le premier prix, clairement, mais pas non plus le très haut de gamme. Pour ce qu’ils proposent – cuir de chèvre, membrane étanche, doublure thermique 90 g, protections CE et finitions soignées – le prix se défend bien. On paie ici un vrai mix confort/protection/design féminin, sans tomber dans l’accessoire mode. Si vous roulez régulièrement en hiver, l’investissement se justifie beaucoup plus qu’un gant basique qui finira par vous lâcher ou vous geler les mains au bout de quelques semaines. On sent que Segura vise la motarde qui veut un produit durable et crédible, pas un gadget.
Évidemment, si vous cherchez des gants ultra-techniques avec membrane Gore-Tex haut de gamme, isolation extrême et fonctionnalités touring avancées, il faudra viser une autre gamme de prix, souvent plus élevée. Mais dans le cadre d’un usage urbain/périurbain, avec de vrais besoins en étanchéité, en chaleur et en protection CE, les LADY SULTANA tiennent parfaitement la route. Le rapport qualité/prix devient même encore plus intéressant si vous les exploitez sur plusieurs saisons d’hiver et de mi-saison froide. Bref, ce ne sont pas les gants les moins chers du rayon, mais pour ce qu’ils offrent en retour, l’équation reste très honnête.
8 / 10
Verdict : les Segura LADY SULTANA, un gant hiver féminin qui ne triche pas
Au final, les gants Segura LADY SULTANA, c’est un peu la définition du gant moto hiver femme réaliste. Cuir de chèvre souple, doublure thermique 90 g, membrane étanche, protections CE sur les phalanges et renfort paume : la fiche technique est solide sans être tape-à-l’œil. En usage urbain et périurbain, ils cochent l’essentiel : confort au quotidien, bonne maniabilité des commandes, chaleur suffisante pour les trajets d’hiver classiques et étanchéité crédible sous la pluie. On apprécie particulièrement les détails malins comme les coutures matelassées en paume pour le grip, le serrage poignet pression + zip, et les soufflets d’aisance qui évitent l’effet “gros boudin” au bout des doigts.
Est-ce le gant parfait pour traverser l’Europe en plein mois de janvier ? Non, clairement pas. Mais ce n’est pas son rôle. Il vise la motarde qui roule tous les jours, qui veut un gant féminin sans sacrifier la technique, et qui cherche un bon équilibre entre confort, sécurité et style. Dans ce cadre-là, il remplit très bien sa mission. Avec une protection cohérente, une isolation honnête et une fabrication sérieuse, les LADY SULTANA s’imposent comme un excellent choix pour qui veut un gant hiver cuir fiable et agréable à porter. Bref, il fait le job, sans tricher.
8.2 / 10
Avis des motardes : ce qui ressort vraiment sur le terrain
Les retours des utilisatrices sur les Segura LADY SULTANA vont globalement dans le même sens : un gant confortable, bien fini et rassurant au quotidien. Beaucoup apprécient la souplesse du cuir de chèvre dès les premières sorties, sans longue phase de rodage. Le maintien au poignet via la pression et le zip est souvent cité comme un vrai plus, surtout pour éviter que le gant ne baille ou ne glisse. Côté chaleur, les avis confirment ce ressenti de bon compagnon pour l’hiver urbain et les matinées froides, à condition de ne pas viser les grands trajets à haute vitesse en plein gel. Plusieurs motardes saluent aussi le look discret mais féminin, facile à assortir avec différents styles de blousons.
Les critiques, quand il y en a, pointent principalement deux choses : certains auraient aimé une isolation un peu plus poussée pour les voyages au long cours, d’autres regrettent l’absence de membrane de type Gore-Tex sur le papier, même si dans la pratique l’étanchéité est jugée satisfaisante. Quelques remarques reviennent aussi sur le fait qu’au-delà de 15 °C, le gant devient logiquement trop chaud pour rouler confortablement. En résumé, les avis confirment ce que le test laisse entrevoir : un gant moto hiver femme sérieux, fiable, très agréable à porter au quotidien, avec un positionnement clairement assumé pour l’hiver urbain et la mi-saison froide. Pour beaucoup, c’est devenu leur gant de référence dès que les températures chutent.






