Spidi WINTERTOURER-KP : le gant d’hiver qui ne déclare jamais forfait
Les Spidi WINTERTOURER-KP s’adressent aux motards qui ne rangent pas la moto au premier matin de gel. On est ici sur un vrai gant moto hiver touring, long, protecteur, avec une conception pensée pour la pluie, le froid et le vent. Membrane H2Out imperméable et respirante, doublure 100 g intégrale, isolation Thinsulate et protections Powertech sur les phalanges : sur le papier, tout y est pour affronter la mauvaise saison. L’idée de Spidi est claire : proposer un gant technique, sécurisant, mais qui reste assez souple pour garder de la sensation au guidon, même avec des mains gelées. On l’a donc imaginé dans un usage mixte : trajets boulot, balades dominicales sous 5 °C, voire petit road-trip automne/hiver. Et honnêtement, il a plus d’un argument dans sa manchette.
Design & Finitions : sobre, efficace, très Spidi
Visuellement, les gants Spidi WINTERTOURER-KP jouent la carte de la sobriété typée touring. Pas de surenchère racing, pas de couleurs criardes : on est sur un look discret qui passe aussi bien sur un trail que sur un roadster ou une GT. Les volumes sont bien contenus pour un gant hiver isolé, la manchette est suffisamment longue pour recouvrir la manche du blouson sans ressembler à une moufle de ski. Les protections Powertech sur les articulations sont intégrées de façon assez fluide dans la ligne du gant, ce qui évite l’effet « carapace ». Les surpiqûres sont propres, régulières, sans fils qui dépassent, ce qui est toujours bon signe sur la qualité d’assemblage. Bref, ce n’est pas le plus sexy du marché, mais il respire le sérieux et la fonctionnalité, ce qui est exactement ce qu’on lui demande.
Côté matériaux, Spidi utilise des tissus hautement résistants à l’abrasion, associés à la fameuse membrane H2Out, étanche, respirante et coupe-vent. La construction paraît robuste, avec des renforts visibles sur les zones exposées et des empiècements bien placés. On sent que le gant a été pensé pour durer plus qu’une saison. Les inserts réfléchissants 3M® sont discrets le jour mais se réveillent franchement la nuit, un bon point pour la sécurité passive. Les inserts élastiques apportent un peu de relief visuel et évitent le côté trop rigide d’un gant hiver mal conçu. On n’est pas sur un produit de vitrine, mais sur un gant à l’esthétique cohérente avec sa vocation : rouler dans le dur, sans chichis. En un mot : utilitaire, mais bien fini.
Confort & Maniabilité : chaud, mais encore assez précis
Le principal défi d’un gant hiver moto, c’est de trouver l’équilibre entre chaleur et ressenti au guidon. Les WINTERTOURER-KP s’en sortent plutôt bien. La doublure 100 g intégrale associée au rembourrage Thinsulate enveloppe la main sans créer une épaisseur démesurée. Une fois enfilés, on retrouve cette sensation de cocon thermique, mais on peut encore bouger les doigts indépendamment, ce qui n’est pas toujours le cas sur ce type de produits. Les inserts élastiques jouent clairement leur rôle : les flexions de la main se font assez naturellement, l’embrayage et le frein avant restent facilement dosables. On perd forcément un peu de finesse par rapport à un gant mi-saison, mais pour un hiver sérieux, le compromis est plus que correct. Après quelques minutes, on oublie presque qu’on porte des gants aussi chauds.
Sur les longs trajets, la manchette longue et le serrage Velcro® font la différence : le gant reste bien en place, sans points de compression désagréables autour du poignet. L’intérieur est plutôt doux, sans coutures agressives qui viennent irriter après une heure de roulage. On note aussi la compatibilité écran tactile, pratique pour lancer un itinéraire GPS, même si, comme souvent, la précision n’est pas celle d’un doigt nu (mais ça dépanne, et c’est ce qu’on lui demande). En conditions froides et humides, la fatigue des mains est limitée : pas besoin de crisper les doigts pour compenser le froid qui s’infiltre, puisqu’il… ne s’infiltre pas vraiment. Bref, pour un gant hiver touring, le confort général est très convaincant, même si les puristes de la sensation brute au levier le trouveront forcément un peu épais.
8.5 / 10
Protection & Sécurité : du sérieux certifié EN13594 KP
Sur la sécurité, Spidi ne fait pas semblant. Les WINTERTOURER-KP sont certifiés EN13594:2015 KP, ce qui signifie qu’ils répondent à un niveau d’exigence élevé en matière de résistance à l’abrasion, à la déchirure et à l’impact, avec la mention KP (Knuckle Protection) pour la protection des articulations. La coque Powertech intégrée sur les phalanges assure une bonne absorption des chocs en cas de contact violent. Elle est bien positionnée et suffisamment englobante pour couvrir la zone critique sans gêner exagérément les mouvements. À cela s’ajoutent des rembourrages sur la paume et des renforts latéraux externes, pensés pour encaisser les glissades classiques côté extérieur de la main. On sent clairement que ce gant est conçu pour la route, avec un vrai souci de limiter les dégâts si ça se passe mal.
Les tissus extérieurs à haute résistance à l’abrasion complètent ce dispositif sécuritaire, offrant une barrière efficace entre la peau et l’asphalte. La manchette longue protège aussi une partie de l’avant-bras et permet de bien recouvrir la manche du blouson, limitant ainsi les risques de peau exposée en cas de chute. Les inserts réfléchissants 3M® jouent sur la sécurité passive : on vous voit mieux, surtout en hiver quand la luminosité est souvent limite. Non, ce n’est pas un gant racing rigide destiné à la piste, mais sur route, pour un usage quotidien ou touring, le niveau de protection est clairement au-dessus de la moyenne. En résumé : une approche très rationnelle de la sécurité, avec des choix techniques cohérents et une certification qui vient rassurer noir sur blanc. Bref, il protège autant qu’il réchauffe, et c’est plutôt la bonne combinaison.
9 / 10
Ventilation & Respirabilité : pensé pour le froid, pas pour le cagnard
Soyons clairs : les Spidi WINTERTOURER-KP ne sont pas des gants ventilés, et ce n’est pas leur vocation. Ils sont conçus pour lutter contre le froid, avec doublure 100 g et rembourrage Thinsulate. Là où ils se défendent bien, c’est sur la respirabilité. La membrane H2Out est justement pensée pour évacuer l’humidité interne tout en bloquant le vent et la pluie. En pratique, cela limite l’effet « sauna » qu’on peut avoir sur des gants trop étanches. Sur des trajets prolongés dans le froid, la paume reste plutôt sèche, même si on finit toujours par sentir une légère moiteur lors des journées douces de mi-saison. On n’est pas sur du Gore-Tex haut de gamme, mais la gestion de l’humidité reste très honnête pour cette gamme de produit.
En ville ou à basse vitesse autour de 8–12 °C, on peut parfois avoir un peu chaud si on est du genre à vite transpirer des mains, mais rien de dramatique. Au-delà de 15 °C, par contre, on sent bien que ce n’est plus leur terrain de jeu : la chaleur grimpe et on commence à rêver d’un gant plus léger. Mais bon, ce sont des gants hiver, pas des quatre-saisons. L’essentiel, c’est qu’ils ne se transforment pas en étuve dès que le rythme augmente : à vitesse stabilisée sur voie rapide par temps froid, la combinaison coupe-vent + respirabilité fait exactement ce qu’on attend. Bref, niveau ventilation pure, c’est minimal (logique), mais la respirabilité H2Out sauve le confort et évite d’avoir la main détrempée de l’intérieur.
7 / 10
Étanchéité & Isolation : alliés des longues journées sous la pluie
C’est là que les WINTERTOURER-KP sortent vraiment leur carte maîtresse. La membrane H2Out assure une imperméabilité très convaincante : pluie fine, averses soutenues, projections de la circulation… l’eau reste dehors. La construction coupe-vent fait aussi une différence nette : même à vitesse soutenue, on ne sent pas de courant d’air glacial traverser la main. Associée à la doublure 100 g intégrale et au rembourrage Thinsulate, l’isolation thermique est franchement solide pour un usage routier. Sur des trajets quotidiens par 0–5 °C, le gant tient le choc sans qu’on ait les doigts complètement tétanisés au bout de 20 minutes. Avec des poignées chauffantes, on se retrouve même dans une zone de confort presque luxueuse pour de l’hiver.
En usage prolongé – type 1 h sous pluie continue –, la membrane H2Out continue de faire le job : pas de sensation d’eau qui traverse, pas de doigts mouillés qui gèlent. On finira toujours par avoir une légère sensation de fraîcheur sur le bout des doigts par températures vraiment négatives, mais c’est quasiment inévitable, sauf à passer sur des gants très épais ou chauffants. Pour un gant non chauffant, le niveau de performance est plus que satisfaisant. On sent que Spidi a privilégié une isolation intelligente (Thinsulate, 100 g bien répartis) plutôt qu’une simple surépaisseur de matière. Résultat : on garde un minimum de mobilité, tout en ayant un vrai bouclier contre la météo pourrie. Bref, quand la météo annonce pluie froide et vent, ce gant fait partie de ceux qu’on attrape spontanément sur l’étagère.
9 / 10
Qualité de fabrication & Durabilité : pensé pour plusieurs hivers
Les Spidi WINTERTOURER-KP donnent d’emblée une impression de solidité. Les tissus haute résistance à l’abrasion ne sonnent pas « cheap », les assemblages sont nets, les renforts bien positionnés et bien fixés. Les zones souvent sollicitées – paume, articulations, bord externe de la main – bénéficient de couches supplémentaires ou de rembourrages, ce qui laisse présager une bonne tenue dans le temps. Le système de fermeture Velcro® semble robuste, avec une accroche franche qui ne se détend pas au premier essayage. Les inserts élastiques, souvent point faible sur des produits mal conçus, paraissent suffisamment costauds pour encaisser les flexions répétées sans se détendre trop vite. En pratique, on est sur un gant pensé pour encaisser un usage quotidien hivernal sans tomber en lambeaux en fin de saison.
À l’usage, ce type de gant vieillit surtout sur deux points : la membrane et les zones de frottement. La H2Out a déjà fait ses preuves sur d’autres produits Spidi, et tient généralement bien sur la durée si on l’entretient correctement (séchage naturel, pas de source de chaleur directe). Quant aux zones de contact – commande, poignées, poignées passager –, leurs renforts devraient limiter les traces d’usure prématurée. Les réfléchissants 3M® sont également connus pour rester efficaces longtemps, sans se décoller au bout de quelques pluies. Bien sûr, aucune pièce textile n’est éternelle, mais pour un gant hiver touring de ce niveau, on peut raisonnablement viser plusieurs hivers intensifs avant de penser au remplacement. Bref, c’est un investissement qui a clairement vocation à durer, pas un consommable de saison.
8.5 / 10
Rapport qualité/prix : du sérieux pour qui roule vraiment l’hiver
Le positionnement des Spidi WINTERTOURER-KP les place dans la catégorie des gants hiver touring sérieux, pas dans l’entrée de gamme discount. Et ça se ressent dans la fiche technique : membrane H2Out imperméable, respirante et coupe-vent, doublure 100 g, rembourrage Thinsulate, protections Powertech, certification EN13594:2015 KP, inserts réfléchissants 3M®, compatibilité écran tactile… Sur le papier, le package technico-sécuritaire est plutôt généreux. Face à certains concurrents plus chers équipés de Gore‑Tex, Spidi propose une alternative un peu plus accessible avec des performances très correctes, surtout en termes d’étanchéité et de confort thermique. On paie donc des vraies fonctionnalités, pas juste un logo de marque.
Évidemment, si vous ne roulez qu’occasionnellement en hiver, l’investissement peut sembler élevé pour un usage ponctuel. Mais pour un motard qui roule toute l’année, en trajets quotidiens ou en balade, le rapport qualité/prix devient vite très intéressant : protection sérieuse, confort honnête, construction durable… Ce n’est pas le gant le moins cher, mais il offre suffisamment de valeur ajoutée pour justifier son tarif. On pourrait chipoter sur l’absence de membrane Gore‑Tex pour les puristes, mais au quotidien, la H2Out fait largement le job. Bref, on paye pour du concret : chaleur, sécurité et fiabilité sous la pluie. Et ça, quand on grelotte sur le périph’ en janvier, ça vaut largement quelques euros de plus.
8 / 10
Verdict : un vrai compagnon de galère hivernale
Les Spidi WINTERTOURER-KP cocheraient presque toutes les cases du gant moto hiver idéal pour la route. Ils offrent une isolation convaincante, une imperméabilité sérieuse, une bonne protection certifiée EN13594 KP et un confort globalement très satisfaisant pour un produit aussi technique. Bien sûr, ils ne sont pas parfaits : un peu épais pour les amateurs de ressenti ultra-fin, pas vraiment adaptés aux températures douces, et une membrane H2Out qui, sur le papier, séduira moins que du Gore‑Tex auprès des fans de fiches techniques. Mais sur la route, ce qui compte, c’est d’avoir les doigts protégés, au sec, et suffisamment mobiles pour freiner et embrayer sans réfléchir. Et sur ces points-là, ils remplissent clairement le contrat.
Si vous cherchez des gants moto hiver capables d’enchaîner les kilomètres sous la pluie froide, tout en restant supportables au quotidien, les WINTERTOURER-KP méritent la place en haut de votre short‑list. Ils s’adressent surtout aux rouleurs réguliers, urbains comme routiers, qui veulent un gant touring solide, sans tomber dans l’extrême du gant chauffant ou de la moufle imbougeable. En résumé ? Un gant sérieux, cohérent, bien pensé, qui privilégie l’efficacité à la frime. Bref, il fait le job, sans tricher. Et pour l’hiver, c’est exactement ce qu’on attend.
8.5 / 10
Avis motards : ce qu’en pensent ceux qui roulent avec
Les retours utilisateurs sur les Spidi WINTERTOURER-KP vont dans le même sens : c’est un gant taillé pour l’usage réel, pas juste pour faire joli sur une fiche produit. Beaucoup de motards soulignent la bonne tenue face à la pluie et au froid, avec des mains qui restent utilisables après 30–40 minutes de trajet quotidien par temps bien humide. La coupe est souvent décrite comme bien ajustée, ni trop serrée ni trop flottante, avec une mention positive pour la manchette qui couvre bien les blousons un peu courts. La compatibilité tactile est appréciée, même si certains rappellent – à juste titre – qu’aucun gant hiver ne remplacera jamais un doigt nu sur un écran. Globalement, ceux qui l’ont acheté pour rouler vraiment l’hiver ne regrettent pas leur choix.
Quelques critiques reviennent aussi, histoire de nuancer : certains utilisateurs trouvent le gant un peu chaud dès que la température remonte au‑dessus de 12–15 °C, ce qui est logique vu sa vocation. D’autres auraient aimé un peu plus de finesse dans les commandes, surtout pour un usage urbain très intensif avec beaucoup d’embrayages/freinages. On lit aussi, ici ou là, des comparaisons avec des modèles Gore‑Tex un poil plus respirants, mais souvent plus chers. Malgré ces nuances, la tendance générale reste clairement positive : pour un gant hiver touring, les WINTERTOURER-KP inspirent confiance, donnent l’impression de bien protéger, et tiennent leur promesse principale : garder les mains au chaud et au sec. Et ça, les utilisateurs le rappellent bien : quand on sort la moto par 3 °C sous la flotte, on ne discute plus, on constate.







