Five WFX SKIN EVO GORE‑TEX® : le gant hiver qui n’a pas peur de la vraie saison froide
Avec les Five WFX SKIN EVO GORE‑TEX®, la marque française vise clairement les motards qui utilisent leur machine toute l’année, y compris quand la météo décide de jouer contre nous. On parle ici de gants moto hiver étanches et isolés, mêlant cuir de chèvre, nylon et néoprène, équipés d’une membrane Gore‑Tex et d’une doublure Primaloft. Longue manchette, protections métacarpo-phalangiennes, renfort paume, raclette d’écran et index compatible avec les écrans : la fiche technique est bien remplie. Ce test se base sur un usage typique d’hiver : trajets domicile-travail, périph’ humide, petites nationales gelées et quelques sorties plus longues histoire de voir s’ils tiennent la distance. Spoiler : ils ne sont pas parfaits, mais ils ont de sérieux arguments pour affronter l’hiver sans trop souffrir.
Design & Finitions : un look sobre, taillé pour avaler des kilomètres
Visuellement, les Five WFX SKIN EVO GORE‑TEX® jouent la carte du sérieux plutôt que du bling-bling. Profil plutôt fin pour un gant hiver, cuir de chèvre pleine fleur majoritaire, zones textiles en nylon et néoprène pour assouplir l’ensemble : on reconnaît bien la patte Five. La longue manchette recouvre facilement le haut de la manche de blouson pour limiter toute infiltration de pluie ou d’air froid. Les coques métacarpo-phalangiennes restent discrètes sous le cuir, ce qui donne un look plus touring que streetfighter, mais sans faire « moufle de ski ». Les coutures sont propres, régulières, aucune zone qui gondole ou qui vrille sur la main. En main, on a cette sensation de produit abouti, bien coupé, pensé pour des heures de roulage plutôt que pour la terrasse de café.
Les finitions respirent le sérieux : renfort en Clarino perforé sur la paume, slider en TPR bien intégré, petites pièces de textile placées intelligemment dans les zones de flexion. Les réglages sont classiques mais efficaces : élastique de serrage au poignet et patte Velcro sur la manchette pour verrouiller le tout autour du blouson. On retrouve aussi la fameuse raclette d’écran Clear Vision Pad sur la main gauche, discrète mais bien pratique sous la pluie. L’index tactile est lui aussi intégré sans gros patch disgracieux. Les logos restent mesurés, ce qui plaira à ceux qui aiment les gants sobres. On n’est pas sur un gant ultra racing, mais sur un outil d’hiver soigné, pensé pour le quotidien comme pour les longs trajets. Bref, côté design, c’est propre, fonctionnel, sans faute de goût.
Confort & Maniabilité : épais, mais encore bien vivable
Pour un gant moto hiver avec membrane Gore‑Tex et isolation Primaloft, le WFX SKIN EVO s’en sort très bien en termes de confort. Dès la première prise en main, le cuir de chèvre apporte une souplesse appréciable, bien supérieure à certains gants hiver en cuir bovin plus raides. Oui, on sent tout de suite l’épaisseur liée à l’isolation, surtout sur le dessus de la main, mais ce n’est pas une « moufle » ingérable. Les doigts se plient assez facilement, la prise des leviers reste naturelle et on peut manipuler les commodos sans lutter. La coupe est plutôt ajustée, donc mieux vaut ne pas sous-estimer sa taille si l’on est entre deux. La doublure interne est douce et agréable, sans gros plis qui se baladent ou coutures gênantes sur le bout des doigts, un point qui peut vite gâcher un gant hiver.
Sur la route, après quelques dizaines de kilomètres, le gant se fait à la main et la maniabilité progresse encore. On garde un bon ressenti des commandes, notamment au frein avant, ce qui n’est pas toujours gagné avec des gants épais. Les zones en néoprène et nylon aident à libérer un peu les articulations et limitent la fatigue sur les longs trajets. L’index tactile fonctionne correctement avec la plupart des écrans, même si la précision n’est pas chirurgicale – mais honnêtement, on ne tape pas des romans sur son smartphone sous la pluie à un feu rouge. Le seul bémol, classique sur ce type de gant, c’est une légère perte de finesse sur les commodos très petits ou en cas de moto avec poignées assez larges. Rien de dramatique, mais à savoir. Bref, pour un gant hiver, il reste étonnamment maniable.
8.5 / 10
Protection & Sécurité : sérieux sans tomber dans l’armure
Les Five WFX SKIN EVO GORE‑TEX® sont conçus comme de vrais gants moto hiver protecteurs, pas comme de simples gants chauds. On retrouve des coques métacarpo-phalangiennes en PU, logées sous le cuir, qui protègent efficacement les articulations sans transformer le dessus de la main en carapace rigide apparente. La paume est renforcée en Clarino perforé, avec un slider en TPR positionné pour limiter les dégâts en cas de glissade. Le cuir de chèvre pleine fleur, utilisé aussi bien sur le dessus que sur la paume, apporte une bonne résistance à l’abrasion tout en conservant de la souplesse. On reste toutefois sur une orientation route/touring : ce n’est pas un gant piste ultra blindé, mais largement suffisant pour un usage urbain, péri-urbain et balade engagée.
La longue manchette participe aussi à la sécurité : elle recouvre bien le poignet et une partie de l’avant-bras, ce qui limite l’exposition en cas de chute et évite de se retrouver avec la peau à l’air si le blouson remonte. Le système de serrage poignet + manchette permet de maintenir le gant bien en place, un point clé en cas de choc. Les matériaux choisis – cuir, TPR, Clarino – sont éprouvés en équipement moto. On pourrait chipoter et dire qu’on aimerait voir des renforts encore plus marqués sur le scaphoïde ou une coque plus massive, mais ce serait au prix du confort et de la souplesse. Five a visiblement cherché un équilibre cohérent entre protection, chaleur et mobilité. Bref, un gant sécurisant pour l’hiver, sans jouer au chevalier en armure.
8.2 / 10
Ventilation & Respirabilité : chaud, mais pas étouffant
Par définition, un gant moto hiver Gore‑Tex n’est pas là pour ventiler comme un gant été perforé. Le rôle premier du WFX SKIN EVO, c’est de garder les mains au chaud et au sec. Là où il se distingue, c’est sur la gestion de l’humidité interne. La membrane Gore‑Tex 100 % étanche et respirante fait plutôt bien son job : on évite l’effet « sauna » dès qu’on serre un peu le rythme ou qu’on roule longtemps sous une pluie continue. La respirabilité reste limitée par l’isolation Primaloft – logique – mais on ne finit pas avec les doigts totalement détrempés de sueur lors d’un usage normal d’hiver. Sur les trajets quotidiens urbains et péri-urbains, le gant reste confortable, sans cette sensation de main qui surchauffe, même par 8‑10 °C.
Évidemment, si on commence à rouler à des températures plus douces, autour de 12‑15 °C et au‑delà, on sent que le gant devient trop chaud. Ce n’est pas un all‑season, c’est un vrai gant pour la mauvaise saison. Côté flux d’air pur, il n’y a quasiment pas de ventilation directe – normal, ce serait contre-productif pour un gant hiver. Le pari est donc entièrement mis sur le couple Gore‑Tex + Primaloft pour gérer humidité, transpiration et pluie. Sur de longs trajets d’autoroute humides, les mains restent stables niveau confort, sans grosses variations de température internes. On n’a pas la fraîcheur d’un gant mi‑saison, mais on n’est pas non plus dans la surchauffe permanente. Bref, pour un gant d’hiver chaud, la respirabilité est honnête et bien gérée.
7.5 / 10
Étanchéité & Isolation : l’ADN clairement hivernal
C’est LE terrain de jeu du Five WFX SKIN EVO GORE‑TEX®. Avec sa membrane interne Gore‑Tex 100 % étanche et respirante, il encaisse sans broncher les averses prolongées, la bruine déprimante comme la grosse pluie d’autoroute. L’eau ne traverse pas, même après une bonne heure sous la flotte continue, et la longue manchette limite vraiment les infiltrations par le poignet. Le combo membrane + serrage au poignet + manchette réglable fait bien barrière. L’autre gros atout, c’est la doublure Primaloft, un isolant synthétique qui imite les performances du duvet d’oie. Résultat : les mains restent chaudes dans des conditions où des gants mi‑saison commencent à rendre les armes. Sous les 5 °C, on sent encore une bonne protection thermique, surtout si on a des poignées chauffantes pour compléter le tableau.
Évidemment, on ne va pas vous mentir : en dessous de 0 °C sur longue durée à 130 km/h, même ces gants atteignent leurs limites, comme à peu près tout ce qui n’est pas une moufle de raid polaire. On commence à sentir le froid grignoter les extrémités des doigts après un certain temps. Mais pour un usage hivernal réaliste – trajets boulot, balades, nationale, un peu d’autoroute – ils tiennent bien le choc. L’intérieur reste sec, pas d’infiltration sournoise par les coutures. Le Gore‑Tex fait clairement la différence par rapport à des membranes génériques : moins d’humidité stagnante, moins de sensation de main glacée humide. Bref, pour rouler en plein hiver français ou belge, ils offrent un excellent compromis chaleur/étanchéité/encombrement. Ils ne transforment pas l’hiver en été, mais ils aident à le supporter sans insulter la météo.
9 / 10
Qualité de fabrication & Durabilité : pensés pour plusieurs hivers
Côté fabrication, les Five WFX SKIN EVO GORE‑TEX® ne donnent pas l’impression de vouloir s’arrêter au bout d’une seule saison. Le cuir de chèvre pleine fleur est connu pour sa résistance à l’abrasion tout en restant flexible. Les zones textiles, en nylon et néoprène, sont placées dans des secteurs de moindre impact mais de forte mobilité, ce qui évite de trop solliciter les coutures. Justement, parlons-en : elles sont globalement propres, régulières, avec des renforts visibles dans les zones sensibles (paume, base des doigts, poignet). Pas de fils qui dépassent partout ni de finitions bâclées. Le slider de paume en TPR et le renfort Clarino ajoutent une couche de sécurité, mais aussi de durabilité sur les zones très sollicitées, notamment pour ceux qui roulent beaucoup en ville et posent souvent les mains au sol ou frottent la paume.
Sur le long terme, ce type de gant demande un minimum d’entretien : un peu de nettoyage du cuir, éventuellement un soin spécifique pour le garder souple après plusieurs lavages de pluie et de sel d’hiver. La membrane Gore‑Tex et l’isolation Primaloft sont des technologies éprouvées, qui tiennent généralement la distance si le gant n’est pas maltraité. Les éléments fonctionnels – Velcros, élastiques, raclette d’écran – semblent solidement fixés et bien intégrés, sans impression de bricolage. Est-ce un gant indestructible ? Non. Mais pour un usage intensif hivernal, il devrait encaisser plusieurs saisons sans se transformer en gant mollasson, à condition de ne pas le laisser moisir au fond d’un top-case trempé. Bref, un produit bien né, avec une vraie promesse de longévité pour qui en prend un minimum soin.
8.7 / 10
Rapport qualité/prix : le coût du vrai confort hivernal
On est clairement sur un gant moto hiver Gore‑Tex positionné plutôt haut de gamme, et ça se ressent sur le tarif. Entre le cuir de chèvre de qualité, la membrane Gore‑Tex, l’isolation Primaloft et l’équipement complet (longue manchette, raclette, index tactile, renforts sérieux), le WFX SKIN EVO n’essaie pas de jouer la carte du premier prix. Pour autant, le rapport qualité/prix reste cohérent si l’on considère le public visé : les motards qui roulent souvent, toute l’année, et qui veulent éviter d’empiler trois paires de gants moyens pour survivre à l’hiver. L’investissement se justifie surtout si vous faites beaucoup de kilomètres sous la pluie, en trajet domicile-travail ou en voyage. Dans ce cas, chaque matin où vous gardez vos doigts fonctionnels devient un argument pour ne pas avoir mégoté.
Face à des gants hiver plus abordables avec membranes génériques, la différence se fera sur la durée : meilleure étanchéité, isolation plus stable dans le temps, respirabilité mieux gérée. On paye aussi le savoir-faire de Five, plutôt reconnue dans le monde du gant moto. Si vous roulez seulement quelques week-ends par hiver, le budget pourra paraître un peu élevé et un modèle moins sophistiqué pourrait suffire. Mais si la moto est votre moyen de transport principal ou que vous n’avez pas envie de ranger la moto de novembre à mars, le WFX SKIN EVO commence à avoir beaucoup de sens. Bref, ce n’est pas le gant « pas cher », c’est le gant qui mise sur le confort, la protection et la durabilité, et ça, forcément, a un prix.
8.3 / 10
Verdict : un vrai gant d’hiver, pour les vrais roulants
Les Five WFX SKIN EVO GORE‑TEX® cochENT presque toutes les cases du gant moto hiver polyvalent et sérieux. Cuir de chèvre souple, membrane Gore‑Tex étanche et respirante, isolation Primaloft, renforts paume et phalanges, longue manchette protectrice, raclette d’écran et index tactile : difficile de leur reprocher un manque de fonctionnalités. Sur la route, ils offrent un bon compromis entre chaleur, protection et maniabilité, sans tomber dans la grosse moufle informe. Oui, on perd un peu de finesse par rapport à un gant mi‑saison, mais pour un usage hivernal sérieux, ils restent très vivables au quotidien. La sensation de qualité est bien présente, et on sent que Five connaît son sujet en matière de gants techniques. En gros, c’est le genre de gant qu’on enfile en décembre et qu’on garde sans se poser de questions jusqu’au retour des belles températures.
Sont‑ils parfaits ? Non, évidemment. Au‑delà d’un certain froid extrême ou sur autoroute pendant longtemps sous 0 °C, on atteint leurs limites, comme avec la plupart des gants hiver non chauffants. Leur tarif peut aussi paraître un peu raide si on roule peu en hiver. Mais si vous êtes du genre à affronter la pluie, le vent et les matinées glaciales sans broncher, le WFX SKIN EVO se pose comme un allié très crédible. Bref, il fait le job, sans tricher, et même un peu plus : il permet de rester concentré sur la route plutôt que sur la douleur au bout des doigts. Pour un motard qui roule vraiment toute l’année, c’est un investissement qui a du sens, autant pour le confort que pour la sécurité.
8.6 / 10
Avis motards : ce qui remonte du terrain
Les retours des utilisateurs des Five WFX SKIN EVO GORE‑TEX® vont globalement dans le même sens : un gant bien chaud, bien fini et rassurant sous la pluie. Beaucoup saluent la qualité de l’étanchéité, même après de longues averses, et le confort global, avec un cuir jugé souple pour un gant hiver. La longue manchette est souvent mentionnée comme un vrai plus, surtout pour ceux qui roulent avec des blousons textiles ou qui ont connu des gants plus courts laissant passer l’air froid. La raclette d’écran fait aussi partie des petits détails appréciés au quotidien. Quelques motards notent une légère période de rodage avant que le gant ne se fasse totalement à la main, mais rien d’anormal pour ce niveau d’isolation et de construction.
Côté critiques, on retrouve surtout deux remarques récurrentes : un tarif jugé un peu élevé pour certains budgets, et une chaleur qui peut devenir excessive dès que les températures remontent au‑dessus des 10‑12 °C, ce qui confirme que c’est un vrai gant hiver, pas un mi‑saison. Quelques utilisateurs aux mains très sensibles au froid auraient aimé un tout petit peu plus d’isolation sur le bout des doigts pour les trajets autoroutiers prolongés. Mais dans l’ensemble, la satisfaction est au rendez‑vous : beaucoup disent qu’ils ont enfin trouvé un gant qui leur permet de continuer à rouler quand les autres commencent à se chercher des excuses. En résumé, les avis confirment la promesse : un gant hiver complet, fiable, et franchement agréable à vivre une fois adopté.








