By City PILOT II : des gants mi-saison qui sentent le cuir… et la ville
Les gants By City PILOT II, ce sont typiquement les gants qu’on enfile sans réfléchir pour aller bosser, partir en terrasse ou se faire une petite balade dominicale. Pensés comme des gants moto mi-saison, ils misent sur un cuir perforé de bonne qualité, une manchette courte très urbaine et des renforts là où il faut, notamment sur la paume en fibre aramide. Pas de membrane Gore-Tex ni de grosse isolation ici : on est sur du gant léger, ventilé, fait pour les journées sèches. Ajoute à ça des doigts tactiles pour manipuler ton écran sans tout enlever, et tu as un gant simple, cohérent, presque old-school, mais bien dans son époque.
Design & finitions : du classique qui donne envie de rouler
Visuellement, les By City PILOT II jouent la carte du gant moto classique : cuir pleine fleur, perforations apparentes et manchette courte qui laisse bien respirer le poignet et s’intègre facilement sous (ou sur) la manche du blouson. On est clairement dans l’univers urbain / néo-rétro, avec une coupe assez près de la main qui évite l’effet « moufle ». Les lignes sont sobres, pas de coques massives visibles sur le dessus, ce qui plaira à ceux qui veulent des gants discrets au quotidien. C’est le genre de gant qu’on peut garder à la main en arrivant au café sans avoir l’air de sortir d’un paddock de course.
Côté finitions, le cuir perforé de première qualité est le vrai point fort : souple dès la première prise en main, avec un toucher agréable et une sensation de produit bien fini. Les coutures sont propres, régulières, sans sur-épaisseur gênante à l’intérieur de la main. Le serrage poignet par Velcro est large et pratique, même si on aurait aimé une petite languette un poil plus longue pour les gros gants d’hiver… qu’on ne portera de toute façon pas avec ceux-là. Bref, design sobre, propre, efficace : ça ne crie pas, mais ça respire le sérieux.
Confort & maniabilité : taillé pour la ville et les commandes fines
En main, les PILOT II sont immédiatement agréables. Le cuir, déjà souple à neuf, s’assouplit encore après quelques sorties et épouse bien la main. La manchette courte libère le poignet et offre une grande liberté de mouvement, idéale pour les trajets urbains avec enchaînement de freinages, demi-tours et manœuvres à basse vitesse. On ressent rapidement que ce sont des gants pensés pour être portés souvent, pas juste pour « faire joli » sur une photo. Pas de doublure épaisse, pas de matière qui bouge à l’intérieur : la main reste bien en place, ce qui aide aussi à réduire la fatigue sur les longs trajets mi-saison.
Sur les commandes, c’est très convaincant : leviers, clignotants, boutons du commodo, tout se manipule avec précision. Le cuir n’est pas trop épais sur la paume, ce qui permet un bon ressenti du guidon et du frein avant, un vrai plus en ville ou sur petites routes. L’index et le pouce compatibles avec les écrans tactiles fonctionnent correctement, à condition de bien ajuster la taille pour que le cuir ne flotte pas au bout des doigts. En revanche, dès que la température chute franchement, on sent vite que ce ne sont pas des gants d’hiver : le confort thermique suit la saisonnalité annoncée. Bref, très à l’aise quand il fait doux, moins quand ça pique vraiment.
8.5 / 10
Protection & sécurité : l’essentiel, sans basculer dans le racing
Les By City PILOT II ne jouent pas la surenchère de coques rigides façon piste, mais ils ne se contentent pas du minimum non plus. La paume bénéficie d’un renfort en fibre aramide, un matériau reconnu pour sa résistance à l’abrasion, ce qui est plutôt rassurant en cas de glissade. Le cuir pleine fleur, s’il est de bonne qualité comme annoncé, offre lui aussi une protection correcte pour un usage urbain et péri-urbain. On n’est pas sur des gants typés aventure ou piste, mais pour du trajet quotidien, des balades et du commuting, le niveau de protection reste cohérent.
On regrettera toutefois l’absence de mention très claire sur une éventuelle protection des phalanges intégrée ou d’un renfort scaphoïde spécifique bien identifié. Les PILOT II semblent misés plus sur la résistance globale du cuir et de la paume renforcée que sur des coques spectaculaires. En pratique, pour un usage mi-saison routier et urbain, ça fait le job, mais ceux qui roulent fort ou souvent sur route rapide préféreront peut-être un modèle un peu plus armé. Bref, c’est de la sécurité « raisonnable » : adapté à ce pour quoi le gant est pensé, mais pas pour jouer les champions du monde du chrono.
7.5 / 10
Ventilation & respirabilité : mi-saison bien gérée
Le gros atout des PILOT II, c’est leur cuir perforé. Sur route urbaine et en balade, l’air circule suffisamment pour éviter la sensation de main moite, sans pour autant se transformer en grille-pain au premier courant d’air. En mi-saison, surtout au printemps ou en début d’automne, l’équilibre est plutôt bon : on a l’impression d’avoir un gant ventilé mais pas trop, qui laisse la main respirer sans la refroidir instantanément. Pour les motards qui n’aiment pas les gants textiles très aérés mais qui veulent un peu de fraîcheur, c’est un compromis plutôt malin.
En été chaud, la ventilation reste correcte mais ne rivalise évidemment pas avec un gant 100 % textile ultra aéré : ça reste du cuir, avec ses limites. En revanche, là où il faut être lucide, c’est sur les matinées vraiment fraîches ou les fins de journée : la perforation laisse vite entrer le froid, et on sent clairement que les PILOT II ne sont pas pensés pour les longues portions d’autoroute au petit matin. Globalement, pour un usage mi-saison et urbain, la respirabilité est bien calibrée. Bref, ce n’est pas un ventilateur portable, mais ça évite franchement l’effet sauna.
8 / 10
Étanchéité & isolation : pas leur terrain de jeu
Soyons clairs : les By City PILOT II ne sont pas des gants d’hiver ni des gants de pluie. Il n’y a pas de membrane imperméable type Gore-Tex, ni de vraie isolation thermique intégrée. Sous une petite averse ou sur route légèrement humide, le cuir peut encaisser un peu sans se détremper immédiatement, mais ce n’est ni sa vocation ni sa spécialité. Si tu cherches un gant étanche pour rouler tous les jours sous la flotte, ce n’est pas le bon modèle. Ce sont avant tout des gants pour le sec, pour les journées claires, là où la météo n’est pas une menace permanente.
Côté isolation, c’est la même philosophie : pas de doublure épaisse, pas de couche thermique spécifique, ce qui rend les PILOT II légers et agréables quand il fait doux, mais nettement moins convaincants dès que le thermomètre passe sous les 10 °C. Sur un trajet urbain court, ça peut encore aller, mais sur voie rapide ou sur une balade plus longue, on finit vite par avoir froid aux doigts. Bref, ce sont des gants mi-saison orientés beau temps, pas des couteaux suisses toutes conditions. Ils assument leur rôle, mais ne tentent pas de le dépasser.
4 / 10
Qualité de fabrication & durabilité : du cuir qui promet de vieillir avec toi
Avec leur cuir perforé de première qualité, les PILOT II partent sur de bonnes bases en termes de longévité. Le cuir utilisé paraît suffisamment épais pour résister à l’usure du quotidien : poignées, commandes, frottements répétés sur le réservoir ou les poches de blouson. Les coutures sont régulières et bien placées, sans zone trop exposée qui risquerait de lâcher prématurément. Ce sont des gants qui donnent l’impression de pouvoir t’accompagner plusieurs saisons, à condition bien sûr de respecter un minimum d’entretien du cuir (nettoyage léger, crème nourrissante de temps en temps).
La simplicité de conception joue aussi en faveur de la durabilité : pas de membranes complexes, pas de mécanismes, pas de fermetures éclairs fragiles. Juste du cuir, des renforts, un serrage Velcro costaud. Moins il y a d’éléments, moins il y a de risques de casse, tout simplement. Bien sûr, en cas d’usage intensif quotidien et par tous temps, le cuir perforé souffrira plus qu’un cuir plein non perforé, surtout si souvent exposé à la pluie. Mais dans le cadre d’un usage cohérent (mi-saison, plutôt sec), les PILOT II devraient vieillir proprement et prendre cette jolie patine que beaucoup recherchent. Bref, des gants faits pour durer… si on ne les maltraite pas.
8 / 10
Rapport qualité/prix : moins gadget, plus utile
Sur le créneau des gants moto mi-saison en cuir, les By City PILOT II se positionnent comme un produit sérieux, sans tomber dans les tarifs délirants de certains modèles premiums bardés de technologies. On paie ici principalement la qualité du cuir, la conception urbaine bien pensée et le confort global. Pas de Gore-Tex, pas de raclette d’écran, pas de gros marketing autour de coques futuristes : le budget part dans l’essentiel. Pour un motard qui veut un gant sobre, bien fini, tactile et suffisamment protecteur pour la ville et les balades tranquilles, le prix se justifie plutôt bien.
Là où le rapport qualité/prix devient vraiment intéressant, c’est si tu sais exactement ce que tu cherches : un gant cuir, mi-saison, ventilé, pour le sec. Si tu veux un seul gant pour toute l’année, ce n’est pas rationnel, car il faudra compléter avec un modèle hiver/étanche. Mais si tu as déjà ce qu’il faut pour la pluie et le froid, les PILOT II viennent combler avec style le créneau middle : confort, look, simplicité. Bref, on ne paie pas du rêve, on paie un outil bien fait. Et parfois, c’est ce qui fait vraiment la différence.
8.2 / 10
Notre verdict sur les By City PILOT II
Les By City PILOT II, ce sont des gants honnêtes. Pas de promesses impossibles, pas de discours « quatre saisons » bidon : ils assument leur rôle de gants mi-saison en cuir perforé, taillés pour la ville et les balades par temps sec. Leur gros point fort, c’est l’équilibre entre confort, look et simplicité. On les enfile facilement, on bouge bien les doigts, on profite d’un bon ressenti des commandes, et on apprécie le cuir agréable au toucher. Les renforts de paume en fibre aramide ajoutent la petite dose de sérieux qu’on attend sur la sécurité, sans transformer le gant en gant racing inconfortable.
Oui, ils montrent leurs limites dès qu’il pleut ou qu’il fait froid, et non, ils ne remplaceront pas un bon gant d’hiver. Mais utilisés dans leur zone de confort – mi-saison, climat sec, usage urbain ou balade tranquille – ils font exactement ce qu’on leur demande. Bref, ils font le job, sans tricher. Pour le motard qui cherche un second gant dédié aux beaux jours, avec un style discret et une conception cohérente, les PILOT II signés By City ont clairement leur place dans le top des candidats à considérer.
8 / 10
Avis motards : ce que disent ceux qui roulent avec les PILOT II
Les retours des utilisateurs des By City PILOT II vont globalement tous dans la même direction : le confort et la souplesse du cuir sont souvent cités comme premier bon point. Beaucoup apprécient le feeling naturel sur les commandes et le fait de ne pas avoir besoin de « casser » le gant pendant des semaines avant qu’il devienne agréable. Le look discret et urbain fait aussi mouche, surtout chez ceux qui roulent en roadster, néo-rétro ou custom. Les doigts tactiles sont jugés pratiques, même si certains notent qu’il faut être précis sur la taille pour que ça fonctionne parfaitement avec les écrans.
Côté critiques, plusieurs motards rappellent que ces gants ne sont clairement pas adaptés à la pluie ni au froid marqué : au moindre crachin insistant, le cuir finit par se charger en eau, et les doigts refroidissent vite. Quelques utilisateurs auraient aimé des protections phalanges plus marquées, surtout pour se sentir plus en confiance sur les nationales. Mais la plupart reconnaissent aussi que pour le prix, le positionnement mi-saison et le style proposé, les PILOT II restent un choix très cohérent. En résumé, ceux qui les achètent pour ce qu’ils sont en sont majoritairement satisfaits.















